Publié par Magali Marc le 22 juillet 2021

La gauche démocrate américaine est habile, mais pas intelligente. Elle sait tricher et mentir.

Les Démocrates gauchistes veulent vraiment une révolution, la transformation fondamentale des États-Unis et du mode de vie américain. Mais ils sont incapables de produire le type particulier de personnalité – intelligente, impitoyable et décisive à l’instar des Lénine, Staline, Castro ou Pol Pot, capable de réaliser ce programme. En fait de leaders, ils ne produisent que des individus mous ou autoritaires et incompétents tels que Kamala Harris, Gretchen Witmer, Andrew Cuomo, Lori Lightfoot ou Gavin Newsom.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de J.R. Dunn, paru sur le site d’American Thinker, le 22 juillet.

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Les perdants de la gauche

J’avoue que j’étais inquiet en janvier dernier. Il semblait vraiment que la gauche avait pris le pouvoir et que rien ne pouvait l’arrêter et l’empêcher d’atteindre ses objectifs. La Cour suprême, le Collège électoral, le projet de loi sur les élections (HR-1), la criminalisation des armes à feu, le recul des réformes en matière d’immigration, et tout cela n’était qu’un début.

Je n’étais pas seul à voir les choses de cette façon.

Les articles soumis à American Thinker battaient sans relâche le tambour de l’apocalypse et de la damnation : tout était fini. La Terreur était sur le point de commencer. Préparez-vous pour le goulag américain. Pourtant, pendant tout ce temps, quelque chose me disait : ce sont des gauchistes, ils vont tout faire foirer. Six mois font toute une différence !

La course n’a pas été gagnée par les plus rapides, ni la bataille par les plus forts.

En ce moment, la gauche américaine est en plein désarroi. Pas une seule de ses politiques n’a été mise en œuvre. Un effort clair pour renverser les politiques de Donald Trump – l’ouverture de la frontière – s’est transformé en une débâcle qui a humilié l’Administration de Zhou Biden.

Les Démocrates souffrent même de dissidence dans leurs propres rangs – un phénomène inédit dans les époques précédentes, et auquel ils ne savent pas comment faire face.

Le plus révélateur, cependant, a été le sort de leurs élites, les personnes sur lesquelles ils comptaient pour faire avancer leur programme. Une fois de plus référons-nous aux écritures : « Comme les puissants sont tombés ! ».

1Le premier d’entre eux à disparaître a été un gauchiste furtif d’Amérique, le gouverneur Tom Wolf de Pennsylvanie. M. Wolf est arrivé au pouvoir en grande partie à cause de l’ineptie de son prédécesseur, Tom Corbett (non, les prénoms ne sont pas vraiment originaux en Pennsylvanie), une non-entité du GOP qui semble être tout ce que la Pennsylvanie est capable de produire.

Le Démocrate Tom Wolf était, étonnamment, encore plus indéfinissable. Il n’avait de mémorable que sa tête en forme d’œuf presque parfait. Il savait qu’il ne se distinguait pas, et en plaisantait souvent dans les médias. Un gauchiste à l’emporte-pièce, il aurait pu utiliser cette qualité pour faire passer tout ce qu’il voulait. Mais, comme c’est l’habitude des gouverneurs de Pennsylvanie, il n’a pas fait grand-chose de notable jusqu’à l’apparition du coronavirus. C’est alors qu’il a saisi sa chance. M. Wolf a rapidement adapté les tactiques les plus extrêmes de Gretchen Witmer, Phil Murphy et Andrew Cuomo.

Les entreprises ont été fermées dans tout l’État, ainsi que les églises, les clubs et presque tout le reste. Les hôpitaux ont été paralysés. Comme à New York et dans le New Jersey, les malades ont été envoyés dans des maisons de retraite, avec les mêmes résultats effroyables. On n’a pas dit grand-chose à ce sujet – rien du tout dans les médias – mais cela a quand même fait son effet. Les Pennsylvaniens sont peut-être impassibles jusqu’à l’exaspération, mais ils ont leurs limites, et M. Wolf les a dépassées.

Lors des élections de mai dernier, les électeurs ont retiré à Tom Wolf les pouvoirs d’urgence, les transférant au corps législatif. Ils ont voté pour mettre fin au confinement et aux mandats de masquage, pour rouvrir les écoles et pour remettre l’État en marche. Un Tom Wolf rancunier a répondu en doublant les mandats deux jours plus tard, mais cela n’a pas eu d’importance – les résidents de l’État ont simplement cessé de lui prêter attention.
M. Wolf, le canard boiteux, a reçu une réprimande aussi sérieuse que n’importe quel gouverneur de mémoire récente.

2Passons au Dr Fauci. Que peut-on dire de Saint Anthony de Wuhan qui n’ait pas encore été dit ? C’est l’homme qui, en travaillant pratiquement seul, a transformé la réaction du pays à la pandémie en un véritable cirque. Si le coronavirus avait été aussi mortel qu’on le prétendait, nous aurions été ensevelis sous les cadavres au printemps 2020. En même temps, les médias se sont déchaînés pour tenter de déifier un homme que ses collègues appelaient le « Petit Napoléon ». Le Dr Fauci a fait la couverture de pratiquement tous les grands magazines (Time l’a représenté avec une auréole). Ses prises de position ont été relayées sans relâche par tous les médias, en ligne et hors ligne, même si ses revirements ont souvent été passés sous silence. Les enfants ont eu droit à des *bandes dessinées, des livres à colorier et des dessins animés mettant en scène leur ami Tony. Puis nous avons découvert l’explication de toute cette confusion et de ces contradictions. En clair, c’était le renard qui gardait le poulailler.

À cause de révélations à peine croyables, il s’est avéré que le Dr Fauci était directement responsable de l’épidémie du coronavirus. Avec d’autres personnes à l’intérieur et à l’extérieur du gouvernement, le Doc Fauci avait financé la création du COVID-19 par le biais de la recherche sur le « gain de fonction », dans laquelle les agents pathogènes sont génétiquement modifiés pour les rendre plus mortels pour les humains. Comme cela était bien trop dangereux pour être fait aux Etats-Unis, des accords ont été conclus avec la Chine, où le gouvernement ne se soucie pas plus de la santé de la population que d’un nid de fourmis.

Ce qui a suivi était aussi difficile à prévoir que le dicton de Robert Heinlein : « quand on voit deux trains s’approcher sur la même voie et on peut prédire une collision ». Toute cette confusion était-elle un effort intentionnel pour détourner l’attention de l’implication du Doc Fauci ? C’est une conclusion évidente et digne d’une enquête sérieuse, et Rand Paul prend des mesures dans ce sens. Mais ces révélations, ainsi que les mensonges et les démentis de M. Fauci, l’ont fait tomber de son piédestal.

Bien qu’il continue de prédire le malheur et la damnation de diverses mutations du coronavirus tout en insistant pour que nous portions tous des masques jusqu’au retour des glaciers ou jusqu’à la seconde venue du Christ, selon ce qui se produit en premier, personne ne prête attention à ce qu’il dit. Je plains celui qui a acheté les droits du film.

3Notre troisième exemple est Kamala Harris, passée du statut de procureur général incompétent à celui de vice-présidente incompétente. Cette décision, comme tant d’autres en 2021, reste inexpliquée. Mme Harris s’est retirée très tôt de la course à la présidence, ne suscitant l’intérêt et l’enthousiasme de personne, même pas de la part de son père ou du grand manitou politique californien Willie Brown, son sugar-daddy. Bien qu’elle ait coché les cases « femme » et « minorité », elle ne l’a pas fait correctement, étant d’origine caribéenne et hindoue. Alors qu’on n’attendait pas grand-chose d’elle, elle a réussi à décevoir tout le monde.

Pour son premier effort en matière d’affaires étrangères, elle a réussi à se mettre dans l’embarras, ainsi que les États-Unis, devant les chefs d’État des pays d’Amérique centrale, qui ne sont généralement pas difficiles à impressionner. Au Mexique, le président Andres Lopez-Obrador l’a appelée « Kabala », la confondant soit avec des mystiques juifs, soit avec une chaîne d’articles de sport.

La dégringolade de Mme Harris a été complétée par son implication dans la crise frontalière. Dans un geste qui, chez n’importe qui d’autre, aurait été considéré comme étant machiavélique, Joe Biden l’a nommée « tsar des frontières », avec pour mission de résoudre la crise qu’il avait lui-même déclenchée quelques jours après son entrée en fonction. Mme Harris a continué à traîner pendant plusieurs mois, sans prendre aucune mesure, bien qu’elle ait été soumise à une forte pression de la part des autorités et, fait intéressant, des médias. Enfin, elle a été poussée à l’action par nul autre que Donald J. Trump, que l’administration tente désespérément de faire oublier.

Le “Monstre orange” est apparu à un point de crise réel près de la ville de McAllen, a fait un certain nombre de déclarations bruyantes et tout à fait sensées, a louangé les initiatives du gouverneur du Texas, Greg Abbott, visant à achever le mur frontalier en utilisant les ressources de l’État, et a humilié de manière cinglante l’Administration d’Astérix (NdT: un des surnoms moqueurs de Joe Biden : le prétendu président). Mme Harris avait fait une pauvre plaisanterie quelques jours plus tôt, apparaissant pendant quelques heures à El Paso – à plusieurs centaines de kilomètres du centre de l’action – laissant échapper un gloussement ou deux et retournant à toute vitesse à Washington.

Si le projet des Démocrates impliquant Mme Harris consistait à écarter Joe Biden en utilisant le 25e amendement et à le remplacer par Kamala, ils vont devoir refaire leur copie.

Pour notre dernier exemple… nous avons l’embarras du choix.

  • Il y a Merrick Garland, dont on nous a assuré il n’y a pas si longtemps qu’il était du calibre de la Cour suprême, l’équivalent vivant de Marshall ou de Holmes, mais qui s’avère être le genre de cabotin que l’on engage pour mener une chasse aux sorcières.
  • La maire de Chicago, Lori Lightfoot, qui offre la preuve indéniable qu’une lesbienne peut être un maire aussi incompétent que n’importe qui. Pour être bipartisans, nous avons Brad Raffensperger (NdT: un républicain, Secrétaire d’État de la Géorgie), dont les cris deviennent de plus en plus stridents à mesure qu’il s’enfonce dans le marasme de la fraude électorale du 3 novembre. (Il vient d’être révélé qu’au moins 10.500 et jusqu’à 35.000 votes frauduleux ont été identifiés en Géorgie. M. Raffensperger les a jetés dans la cagnotte).

4Et puis, il y a Gavin Newsom, le Grand Seigneur Autocrate de Californie, le grand espoir démocrate blanc, et potentiellement un futur candidat présidentiel. N’importe quel gouverneur de Californie pourrait faire une carrière politique et se hisser sur la scène nationale en posant quelques gestes simples et audacieux. Feux de forêt hors de contrôle ? Ordonnez le débroussaillage. Le pire taux de criminalité du pays ? Envoyez les flics dans les rues. Des coupures de courant ? Promettez de construire des centrales électriques et de les construire en grand.

M. Newsom, un Démocrate gauchiste, conformément au modèle de la côte Ouest, n’a rien fait de tout cela. À la place, il a doublé la mise des vieilles politiques de gauche. Lorsqu’il était Lieutenant-gouverneur, il a fait la promotion de la proposition 47, qui a dépénalisé toute une série de délits, et de la proposition 64, qui a légalisé la marijuana.

Lors de sa prise de fonction en tant que gouverneur en 2019, il a mis en place un moratoire sur la peine capitale, considérée comme le produit d’« un système raciste ». Au cours de l’année suivante, il a produit deux décrets, un décret sur les transgenres qui légalise l’ensemble du programme transsexuel, et un décret éliminant progressivement toutes les voitures à combustion interne d’ici 2035. Il a également mis fin à la fracturation, tenté de rejeter le problème des sans-abri sur les municipalités en les poursuivant en justice pour ne pas avoir fourni de logements à bas prix et, dans une décision véritablement kafkaïenne, il a annulé les deux extrémités du désastreux projet de train à grande vitesse tout en poursuivant les travaux sur la section centrale.

Dès la deuxième année de son mandat, la Californie était en chute libre : elle était effectivement en faillite. Des pannes d’électricité se produisaient dans toute la moitié sud de l’État, les sans-abri envahissaient des quartiers entiers, la criminalité montait en flèche et les prisons pour femmes s’effondraient dans le chaos à cause des viols commis par de prétendues « transwomen ».

Puis vint le coronavirus. M. Newsom a répondu avec un autoritarisme que seuls M. Wolf et Mme Whitmer ont pu égaler. Il a réquisitionné les hôtels et les hôpitaux, a rendu le port du masque obligatoire, a fermé les bars et les restaurants, et est allé jusqu’à émettre un ordre de confinement, ordonnant à tous les habitants de l’État de rester à la maison (sans toutefois menacer de les arrêter, comme en Ontario).

Tout cela n’a servi à rien – le coronavirus s’est répandu comme une traînée de poudre. Lorsque les vaccins sont devenus disponibles, la Californie a connu la distribution la plus lente de tous les grands États.

Mais même avant cela, les électeurs ont décidé qu’ils en avaient assez. Plusieurs tentatives antérieures de destitution de M. Newsom avaient échoué, mais l’effort de destitution de l’automne 2020 a décollé comme s’il avait été construit par Jeff Bezos. En avril, l’effort avait atteint 1,5 million de signatures, dont 300 000 Démocrates. Il était clair que la plus grande réussite de M. Newsom serait de devenir le deuxième gouverneur de Californie destitué en vingt ans. Il n’y aura jamais de président Newsom, et il n’est plus le blondinet favori de qui que ce soit. Non pas que cela sauvera la Californie, qui, après tout, est l’État qui a révélé que Conan le Barbare (NdT: l’acteur Arnold Schwarzenegger a été gouverneur de la Californie) était une mauviette.

En fin de compte, la gauche américaine est rusée, mais pas intelligente. Elle peut tricher – et cela à grande échelle. Elle peut mentir, et elle le fait tous les jours. Les Démocrates gauchistes peuvent manipuler aussi efficacement que n’importe quel Bundy ou Dahmer. Mais ils n’ont pas l’instinct du tueur. Ils veulent vraiment une révolution, la « transformation fondamentale » de notre pays et de notre mode de vie. Mais les révolutions exigent un type particulier de personnalité – intelligente, sans cœur, impitoyable et décisive, des Lénine, Staline, Castro et Pol Pot.

Au lieu de cela, les Démocrates ont eu Barack Obama avec ses vacances d’un mois, Bernie Sanders, le socialiste aux cheveux savamment décoiffés, Hillary avec sa bouteille de vodka, et Joe Biden avec son cerveau estropié. Aucune figure d’autorité n’apparaît chez les Démocrates.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Source : https://www.americanthinker.com/articles/2021/07/leftwing_losers.html

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