Publié par Jean-Patrick Grumberg le 1 juillet 2021

En ce moment, et depuis quelques jours, se déroule le procès en Assises des agresseurs de la famille Pinto à Livry Gargan. Cette attaque sera-t-elle reconnue antisémite, ou étouffée pour que la France islamisée ne se sente pas humiliée ?

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Le procès aux Assises de Bobigny des agresseurs de la famille Pinto, une famille juive frappée et séquestrée en 2017 à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis, s’est ouvert fin juin. Neuf personnes sont jugées, trois pour l’agression, une autre est soupçonnée d’avoir été le commanditaire et les autres pour le recel des objets dérobés.

Le 8 septembre 2017, peu avant 11 h 30, Mireille Pinto, 75 ans, appelle la police, en état de choc.

Son mari Roger, 85 ans, personnage influent de la communauté juive, leur fils de 52 ans et elle-même viennent d’être séquestrés par trois hommes dans leur pavillon à Livry-Gargan en banlieue parisienne.

Après avoir ligoté et frappé l’octogénaire, entrepreneur retraité et président de l’association caritative Siona, et son fils, les trois agresseurs, visages dissimulés par des foulards, les ont menacés avec un couteau et un tournevis avant de fouiller et vandaliser la maison pendant deux heures. Avec une obsession : « Trouver l’argent ».

Les victimes ont témoigné qu’un des agresseurs leur a lancé : « Vous les juifs, vous avez de l’argent, nous, nous n’avons rien. Vous les juifs, vous êtes les gâtés de la Terre, et nous nous sommes les laissés-pour-compte ».

Un gang musulman, cela doit-il surprendre ?

  • C’est en remontant à une jeune fille de 19 ans, Amel, qui a retiré de l’argent juste après le cambriolage, que la Sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis a retrouvé neuf personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire. Outre les trois agresseurs, âgés d’une vingtaine années, les enquêteurs ont identifié le « commanditaire », Antony Youssef, un homme de 53 ans déjà condamné pour de nombreux faits de vols, la jeune femme du distributeur et quatre receleurs.
  • Considéré comme le chef du gang, Soumaïla Baradji, 23 ans, nie désormais toute violence et tout antisémitisme.
  • En 2017, deux semaines après les faits, un témoin anonyme a dénoncé un certain Antony Youssef, qui se serait vanté d’avoir commandité l’attaque et de l’avoir confiée à « trois Africains ».
  • Placé sur écoute, Youssef a dit aux cambrioleurs présumés qu’il craignait être dénoncé par Amel. C’est elle que l’on devine sur les images de vidéosurveillance de la banque dans laquelle l’équipe a retiré de l’argent avec la carte bancaire des Pinto. On y aperçoit la plaque d’immatriculation d’une voiture dans laquelle ont été décelées les traces ADN de Youssef, le présumé commanditaire, d’Amel, et de Soumaïla.

La Licra, le MRAP et le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) se sont portés partie civiles.

Pourquoi la circonstance aggravante d’antisémitisme n’a toujours pas été retenue

Le juge d’instruction a retenu le caractère antisémite de l’agression. Mais lors du procès, la cour d’assises de Bobigny tentera de répondre à la question de savoir si la famille Pinto a été ciblée en raison de sa confession, dans un contexte traditionnel où les actes antisémites sont minimisés sur ordre de l’Etat pour ne pas ternir l’image de la France.

Marc Bensimhon, l’avocat des Pinto, a été invité par la juge à rédiger une note afin d’expliquer pourquoi cette affaire est emblématique de ce qu’il appelle « l’antisémitisme de clichés » ou « l’antisémitisme crasse ». Oui, c’est au juge de décider s’il y a antisémitisme ou pas, selon sa sensibilité personnelle. Pourtant de la même façon que les noirs expliquent à juste raison que seul un noir peut dire s’il est victime de racisme, un juge ne peut pas dire pour un juif s’il est victime d’antisémitisme. Pour ses clients, il y a là une évidence dit Bensimon : 

« C’est la maison des Juifs qui a été ciblée et pas un pavillon parmi d’autres. » Tous trois ne comprennent pas bien pourquoi cette circonstance n’a toujours pas été retenue.

La fin du procès est prévue ce 2 juillet.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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