Publié par Guy Millière le 5 août 2021

Le 26 juillet dernier, le Ministre de l’intérieur Gérald Darmanin s’est rendu à Saint Etienne du Rouvray pour une cérémonie d’hommage au père Hamel, atrocement décapité il y a cinq ans pendant qu’il disait la messe. Gérald Darmanin était accompagné par l’archevêque de Rouen, par celui qui était maire de la ville au moment des faits, un communiste, et par d’autres politiciens de tous bords.

Une fois de plus, la cérémonie a montré que les autorités catholiques, le gouvernement de la France et les membres des principaux partis politiques français, incarnent le crépuscule de ce pays.

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Pas un seul des participants n’a tenu un discours qui s’éloigne de l’apaisement et qui montre une quelconque dignité.

L’ancien maire communiste de la ville a loué la “simplicité” et la “modestie” du père Hamel, qui est donc mort décapité, en toute simplicité et en toute modestie. On ne pouvait attendre d’un communiste des propos d’une grande élévation spirituelle, je sais. On ne pouvait s’attendre non plus à des propos de fermeté. Les communistes ne sont fermes que lorsqu’il s’agit d’attaquer la démocratie et la liberté, et leur sympathie pour les religions autres que l’islam est très limité.

L’archevêque de Rouen a dit : “Quelle est la grande attente de l’humanité, sinon la paix ? Le mal étouffe le bien de la paix, de la justice. Nous ne le savons que trop bien, ici, dans cette église. Le mal a créé des souffrances qui durent”. Remarquable, non ?  Le mal est le contraire du bien et crée des souffrances : qui l’aurait cru ? Les êtres humains préfèrent la paix. Ils préfèrent aussi, en général, le beau temps à la pluie et le bonheur au malheur : l’archevêque aurait pu ajouter ces points à son discours. Il se trouve aussi que des êtres humains peuvent faire le mal et le font, cela l’archevêque ne l’a pas dit, et il n’a pas dit non plus qu’il fallait combattre le mal et s’efforcer de le vaincre, ne serait-ce qu’en menant un combat par l’esprit. Il n’a pas désigné les auteurs du mal et ce qui les a atrocement inspirés. Il n’a défendu ni la foi ni les valeurs qui sont censées être les siennes. Le mal, dans son discours, semble venir du destin ou de la fatalité. Consternant….

Gerald Darmanin, lui, a montré une fois de plus qu’il est digne d’être ministre de Macron, et qu’il sait pratiquer le “en même temps” macronien, autrement dit : affirmer une chose et son contraire, annuler par une seconde phrase ce qu’on a dit dans la première, et dès lors, parler pour ne rien dire.  Il a déclaré que “la barbarie islamiste touche tous les symboles qui font l’Occident et la France” et que “nous avons encore à nous battre, fortement et encore longtemps, contre ceux qui utilisent Dieu pour tuer”, ce qui était en soi très bien, mais insuffisant.

Il a ajouté très vite, pour effacer ce qu’il venait d’énoncer (et montrer qu’il ne s’agissait que de paroles verbales) que la France est confrontée à une “barbarie qu’il est bien difficile de combattre, tant elle n’a pas de nationalité et, oserais-je dire, pas de religion”.

Il y a donc de la barbarie islamiste, mais elle n’a pas de religion, bien sûr ! Et oui, il a osé le dire !

Ce n’est pas surprenant. Depuis des années, ceux qui dirigent la France disent que l’islamisme n’a strictement rien à voir avec l’islam”, rien à voir du tout ! C’est ce qui les conduit à parler de “séparatisme islamiste” (faut-il le répéter : l’islam ne cherche pas à se séparer, mais à conquérir et à soumettre). C’est ce qui les conduit à clamer qu’un islam de France peut exister qui sera pleinement différent de l’islam pratiqué dans le reste du monde, et très différent aussi sans doute de l’islam pratique en Belgique ou au Luxembourg.

Le discours du communiste était vide, creux, et profondément débile.

Le discours de l’archevêque était un discours de dhimmi adoptant une position d’aveuglement volontaire et de soumission préventive montrant que le catholicisme en France est en train de s’effacer, ce que montrent les églises vides et de plus en plus souvent délabrées et profanées.

Le discours de Darmanin, (comme les discours de Macron sur le sujet), est aussi un discours de dhimmi et propose de se battre contre un simulacre (l’islamisme) aux fins qu’aucune question ne soit posée aux représentants de l’islam en France concernant les monstruosités et abjections inhérentes à leur religion.

C’est un combat vain, imprégné lui aussi d’aveuglement volontaire de soumission préventive et de ce qui accompagne en général la soumission préventive : la défaite préventive. C’est un combat qu’il est inutile de mener et qui n’est pas mené. Les dirigeants français se contentent de brasser de l’air. Et strictement aucun dirigeant politique français ne fait autre chose que brasser de l’air.

Des dirigeants de pays musulmans sont plus courageux que les dirigeants français et osent dire qu’il faudrait extirper de l’islam ce qui peut le rendre criminel : cela me semble impossible, mais au moins ils parlent clairement. (Les propos tenus par Abdel Fattah al Sissi à al Azhar il y a quelques années étaient remarquables et courageux, les directives données par Mohamed ben Salman et Mohamed ben Zayed aux autorités religieuses de leurs pays sont elles aussi remarquables et courageuses, et ont été passées sous silence en France.

Les dirigeants politiques français n’ont aucun courage, et je parle de tous les dirigeants politiques français. Pas un seul dirigeant politique français aujourd’hui ne tient un discours courageux sur l’islam. Non, pas un seul.

Éric Zemmour est le seul journaliste qui le fait encore sans être censuré, et il est harcelé par la justice.

Je doute qu’il soit candidat en 2022, et se lance dans la politique. Si je me trompe et s’il est candidat, je le dis avec tristesse, il sera battu. Tout l’indique.

Et je le dis avec tristesse là encore : la France me semble au crépuscule, oui, tout au bord de la nuit et de la mort. Et quiconque fait un tour d’horizon d’ensemble voit que le problème n’est pas seulement l’islamisation du pays et la montée de la violence au quotidien qui en découle

La civilisation occidentale en général se porte très mal. Sur tous les plans et dans tous les domaines. La seule puissance à même de défendre la liberté sur terre subit présentement une attaque sans précédent, et c’est un sujet qui, en France et en Europe, semble n’intéresser personne. Triste époque.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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