Publié par Magali Marc le 4 août 2021

Le programme de l’Administration Biden est non-existant. Les Républicains et certains Démocrates des États charnière détiennent le pouvoir au Sénat, et l’Administration intervient en fonction des réflexions qui apparaissent sur Twitter. Le fait que l’accord négocié avec les Républicains concernant le projet de loi sur les infrastructures (un projet de 2,700 Pages) dépende maintenant de l’adoption d’un budget de «réconciliation» de $3.5 trillions est la preuve que les Démocrates obéissent aux gauchistes du parti et n’ont aucune idée de ce qu’ils veulent vraiment faire en attendant de prendre une raclée en 2022.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Joe Cunningham, paru sur le site de RedState, le 3 août.

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L’Administration Biden échoue parce qu’elle passe tout son temps à réagir

L’une des choses les plus difficiles à faire sur le plan personnel ou professionnel est probablement d’être proactif afin éviter presque tous les problèmes prévisibles. Même lorsque vous êtes proactif, d’autres problèmes peuvent surgir et vous obliger à mettre tout le reste en attente pendant que vous vous en occupez. Mais parce que vous avez été proactif, vous avez la liberté d’accorder toute votre attention à cette situation, car la plupart des autres incendies n’ont même pas eu l’occasion de se déclarer.

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Il est très clair à l’heure actuelle que l’Administration Biden, qui n’a que six mois d’existence, n’a pas essayé d’anticiper les problèmes et a donc passé 100 % de son temps à réagir.

Prenez ce court reportage de Bill Melugin sur Fox News hier soir :

« Flash Info : L’Administration Biden a renouvelé/étendu le Titre 42 (un règlement sur l’immigration), une politique de l’ère Trump, concernant le coronavirus, qui permet l’expulsion des États-Unis des migrants et leur renvoi au Mexique immédiatement en raison de problèmes de santé publique. Les enfants migrants non accompagnés sont exemptés. »

Depuis des semaines, les Républicains soulignent non seulement que la crise à la frontière s’est considérablement aggravée, mais qu’elle constitue un risque sanitaire majeur pour les États-Unis, qui sont aux prises avec un pic de nouveaux cas de coronavirus.

L’Administration Biden n’a pas seulement minimisé ces inquiétudes, elle a aussi commencé à envoyer des immigrants dans les villes américaines.

Ce n’est qu’aujourd’hui, alors que le nombre d’immigrants qui traversent la frontière, se font prendre et sont testés positifs chaque jour, que l’Administration commence à réagir.

Quelle est la première chose qu’elle a faite ? Envoyer Kamala Harris à l’étranger pendant que d’autres vont faire le travail qu’elle est censée faire à la frontière.

Ce n’est pas le seul exemple, cependant. Il y a de nombreuses questions au sujet desquelles Joe Biden ou ses porte-paroles ont dû reculer, se dédire, ou atténuer leur rhétorique après avoir reçu des commentaires négatifs.

Normalement, cela pourrait être une bonne chose, mais le problème, c’est que l’Administration Biden est presque entièrement guidée par ce qui se dit dans les médias sociaux plutôt que par ce que disent ses électeurs, son parti ou ses experts.

Prenez, par exemple, sa menace d’ajouter à un accord sur les infrastructures un « paquet de conciliation». Le retour de bâton a été si violent qu’il a fait volte-face pratiquement le même jour.

La quantité de reculs que l’Administration Biden a dû faire depuis qu’elle est entrée en fonction n’est pas une bonne chose, et il est difficile pour les électeurs de s’y retrouver et de comprendre ce qu’elle veut faire.

Cela a beaucoup à voir avec le fait que les sondages lui sont défavorables.

À ce stade, les électeurs devraient encore être dans la phase « Voyons ce qu’il a dans le ventre » de la présidence.

Cela fait environ six mois, et c’est habituellement le moment où la plupart des présidents ont un programme sur lequel ils travaillent encore, des platitudes dont ils parlent encore, et des idées qu’ils remanient.

Cependant, à ce stade, il est clair que le programme de l’Administration Biden, est tombé à l’eau, que les Républicains et certains Démocrates des États charnière détiennent tout le pouvoir au Sénat, et que les idées vont et viennent en fonction de l’intensité des interventions sur Twitter.

Ce n’est pas ainsi que les Administrations sont censées être gérées, et les électeurs américains (en particulier les indépendants et les modérés) le savent. Le fait qu’ils aient largement renoncé à la négociation (l’accord sur les infrastructures reposait sur le travail proactif des sénateurs républicains plus que des démocrates) et qu’ils soient passés directement à l’intimidation est un signe certain qu’ils n’ont aucune idée de la manière dont ils peuvent avancer.

Si l’on ajoute à cela l’effondrement de Kamala Harris dans les sondages, on se rend compte que l’Administration Biden n’a vraiment personne aux commandes, personne capable de redresser le navire.

Même dans la défense la plus charitable – comme estimer que la pandémie du coronavirus est la cause de beaucoup de ces réactions impulsives – le fait que de grands pans de l’agenda démocrate, comme la réforme électorale à propos de laquelle Joe Biden ne disait rien, sont morts et enterrés signifie que l’Administration ne prévoit pas prendre les devants et continuera de réagir aux événements jusqu’en 2024.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Redstate

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