Publié par Guy Millière le 22 août 2021

Un prêtre catholique a été assassiné dans la nuit du 8 au 9 août, en Vendée, dans la chambre qu’il occupait au sein des bâtiments de la congrégation apostolique à laquelle il appartenait. La nouvelle a été annoncée dans les grands médias français, mais assez peu commentée. Les grands médias français avaient, apparemment, des sujets plus importants à traiter.

Je pense que c’est un sujet très important et qui doit conduire à penser.

L’assassinat sera vite oublié, et c’est très grave. Il est déjà presque oublié.

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Marine Le Pen a parlé d’un “acte d’une gravité sans précédent” et de la “faillite de l’Etat”. Elle a ajouté : “en France, on peut donc être clandestin, incendier la cathédrale de Nantes, ne jamais être expulsé, et récidiver en assassinant un prêtre”. Ses propos étaient pertinents.

Le Ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a accusé Marine Le Pen de faire preuve d’indignité et de ne pas avoir dit sa “compassion” aux “catholiques qui ont accueilli le meurtrier” et d’ignorer les faits : le meurtrier, a-t-il ajouté, n’était “pas expulsable malgré un arrêté d’expulsion à son encontre, en raison d’un contrôle judiciaire en cours”. Réponse lamentable d’un ministre lui-même lamentable.

Effectivement, le meurtrier (un Africain qui se dit catholique) est un clandestin. Il aurait dû être expulsé depuis longtemps du territoire français.

Il a effectivement incendié la cathédrale de Nantes et ne devrait dès lors pas être en liberté, mais en prison.

Il a non seulement récidivé, mais commis un crime plus grave encore qu’un incendie volontaire, car il a pris de manière barbare la vie d’un homme.

La compassion devrait s’exprimer non pas envers les catholiques qui ont accueilli l’assassin, mais en direction de la famille du prêtre assassiné, et des questions devraient être posées aux catholiques : le catholicisme implique la charité, mais accueillir un clandestin et un incendiaire ? N’y-t-il aucune limite ?

En parlant d’une personne qui devrait être expulsée et qui est non expulsable en raison d’un contrôle judiciaire en cours, Darmanin entérine sans le critique un seul instant les dysfonctionnements graves qui marquent la justice française. Mettre en liberté le coupable d’un incendie volontaire est inconcevable, et le juge qui a pris cette décision est complice de l’assassinat. 

D’autres juges prennent des décisions tout aussi délétères chaque jour en France.

Cela s’appelle le laxisme judiciaire, et quiconque tenterait de regarder de près ce que sont les conséquences de ce laxisme judiciaire s’apercevrait que celui-ci coûte des centaines de vies chaque année. Que les lois en vigueur en France interdisent l’expulsion de quelqu’un sous prétexte qu’il est sous contrôle judiciaire et en liberté montre que les lois sont elles-mêmes un encouragement au laxisme.

L’assassin est censé avoir des problèmes psychiatriques. La psychiatrie joue un rôle de plus en plus important dans le domaine de la justice et sert toujours davantage à exonérer des criminels de la responsabilité de leurs actes. On l’a vu d’une manière absolument nauséabonde dans le dossier de l’atroce assassinat de Sarah Halimi.

Tout cela se passe dans un moment où des millions de Français sont privés de liberté, soumis à des contrôles stricts, ne peuvent se rendre dans la quasi-totalité des lieux publics sans avoir à présenter un passeport sanitaire et ne peuvent guère sortir du territoire français.

Tout cela se passe dans un pays où voici peu, les Français devaient rester chez eux et voir leur appartement ou leur maison transformé en prison, avec autorisation de sortie très limitée, et pouvaient se voir sanctionnés pour avoir osé marcher seul sur une plage.  

Des Français manifestant contre le passeport sanitaire (et contre une vaccination obligatoire qui ne dit pas son nom), et dénoncent un glissement de la France vers un fonctionnement de régime autoritaire. Ils ont raison. Mais il est très tard. Et ils sont minoritaires. La pandémie a servi de prétexte à un glissement vers un changement profond de régime politique.

La société française est aujourd’hui dans un état de naufrage avancé.

Des militaires ont publié il y a quelques semaines deux tribunes qui étaient censées être des signaux d’alarme. Les signaux d’alarme ont été trop peu entendus.

J’aimerais penser que le naufrage de la France peut être arrêté et qu’un redressement est encore possible. Je crains que ce redressement ne vienne pas. Je crains que le changement profond de régime politique se poursuive avec toutes les conséquences qui découleront.

Les grands médias français ne parlent quasiment jamais du naufrage du pays. Quasiment aucun dirigeant politique français n’en parle. C’est pourtant un sujet d’une importance cruciale : il en va de la survie de la France.

Et si nombre de médias français n’en parlent pas, si nombre de dirigeants politiques français n’en parlent pas non plus, c’est parce qu’ils font partie du naufrage et en sont les acteurs.

D’autres pays occidentaux étant dans une situation de naufrage proche, et ayant le même type de journalistes et de dirigeants politiques que la France, on peut craindre pour la survie de la civilisation occidentale elle-même. Je l’ai dit. Je dois le répéter. Hélas.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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