Publié par Gertrude Lamy le 1 août 2021

Source : Reforme

Samedi 24 juillet, au temple montpelliérain de la Maguelone, Émeline Daudé et Agnès Kauffmann ont reçu la bénédiction du mariage. Une première au sein de l’Église protestante unie.

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Il y a des unions dont l’écho est plus grand que d’autres. Celle de Émeline Daudé, 33 ans, et Agnès Kauffmann, 31 ans, actuellement pasteures proposantes, a fait la une des journaux en raison de sa portée symbolique. Ce samedi 24 juillet, au temple de la Maguelone, à Montpellier, c’était la première fois au sein de l’Église protestante unie de France (EPUdF) que deux pasteures recevaient la bénédiction du mariage. C’est le duo de pasteurs Marie-Pierre Cournot et Jean-François Breyne, proches du couple, qui a présidé la cérémonie.

« Au niveau de la liturgie, le culte était somme toute assez classique. Nous avons seulement fait attention à tenir un langage le plus inclusif possible. L’ambiance était très chaleureuse notamment car beaucoup d’amis du couple, musiciens et musiciennes, étaient présents », témoigne Jean-François Breyne. C’est au sein de l’Institut protestant de théologie (IPT) de Paris que les deux pasteurs ont sympathisé avec Emeline Daudé et Agnès Kauffmann. Pendant un an et demi, tous les quatre ont préparé la cérémonie et réfléchi au meilleur positionnement à adopter. « Nous ne voulions pas tomber dans l’acte militant revendicatif, tout en cherchant à assumer ce que nous vivions, nous faisions et la position qu’a pris notre église. Afin d’éviter toute récupération, il n’y a pas eu de communiqué de presse avant le culte », raconte Jean-François Breyne.

Une cérémonie remarquée dans le monde protestant

Dans le monde protestant, cette cérémonie organisée au beau milieu de l’été a été remarquée. Pour la pasteure et théologienne luthérienne inclusive, Joan Charras-Sancho, « l’union d’Émeline Daudé et Agnès Kauffmann est un message d’espoir qui permet à d’autres personnes de s’identifier au couple et à son histoire ». Ces derniers jours, la pasteure Joan Charras-Sancho raconte avoir reçu des messages de jeunes femmes lesbiennes chrétiennes ou en recherche spirituelle qui étaient en quête des coordonnées des jeunes mariées. De plus, « cette union participe à normaliser les mariages LGBTQ. Voilà, nous sommes deux amoureuses et nous nous marions. Point barre », ajoute Joan Charras-Sancho.

Difficile de chiffrer avec exactitude le nombre de bénédictions de couples LGBTQ. Mais celui-ci reste faible. L’an passé, en pleine crise sanitaire, au sein de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (Uépal) et de l’Église protestante unie, deux unions LGBTQ avaient déjà reçues la bénédiction du mariage. Depuis 2015 pour l’Église protestante unie et 2019 pour l’Uépal, les Églises protestantes accueillent chaque année une poignée de bénédictions. Pour l’EPUdF comme pour l’Uépal, l’union de couples du même sexe reste un sujet sensible. « Au sein de l’EPUdF, un groupe certes minoritaire mais bien présent et à respecter continue de ne pas être sur cette longueur d’onde », rappelle Jean-François Breyne.

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