Publié par Michèle Mazel le 25 août 2021

Le Hamas vient de se rappeler au bon souvenir des médias qui l’avaient un peu oublié durant cet été qui promet d’être l’un des plus chauds du siècle. Ce qui ne fait pas l’affaire de l’organisation terroriste au pouvoir à Gaza depuis 2007.

Ses dirigeants ont eu beau plastronner après l’affrontement de mai dernier avec Israël – un affrontement provoqué par le tir d’une salve de missiles contre Jérusalem – ils ont compris un peu tard qu’ils avaient fait un mauvais calcul et que les onze jours de combat ne leur avaient rien rapporté.

A tel point que loin de formuler de nouvelles exigences en contrepartie d’une période d’apaisement à long terme, ils se contentent de réclamer le retour au statu quo ante – soit la situation qui existait avant ledit affrontement.

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Un peu comme le gosse qui vient de perdre s’exclamant « Je ne joue plus, rends moi mes billes. »

Seulement Israël ne se prête pas à ce petit jeu et aligne une série de conditions, faisant un préalable du retour des dépouilles de deux officiers tués en 2014 que le Hamas cherche à marchander.

A Gaza on ne veut pas renoncer à qui est considéré comme une carte maitresse.

Le Hamas insiste donc sur des négociations séparées pour ce qu’il appelle un « échange de prisonniers » :  en sus des dépouilles, deux citoyens israéliens dont un arabe ayant franchi la frontière par erreur, contre la libération de milliers de terroristes emprisonnés.

Il compte sur la pression exercée par les familles contre le gouvernement israélien pour faire fléchir ce dernier.

Il est à remarquer que les médias se gardent bien d’évoquer ce chantage éhonté ou le fait que la Croix Rouge n’ait toujours pas été autorisée à voir les deux captifs.

Pour le moment Jérusalem fait la sourde oreille.

Pire, un consensus international se dessine pour éviter que les contributions à la reconstruction de Gaza ne tombent aux mains du Hamas.

Pour tenter de forcer la main à Israël, ce dernier a alors ressorti des techniques bien rodées.

D’abord quelques tirs de missiles contre les villes israéliennes frontalières, partant du principe que Tsahal ne répliquerait pas pour ne pas envenimer les choses. Ce qui s’est avéré un mauvais calcul. Tsahal a répliqué.

Ensuite recours aux ballons incendiaires, qui par le passé avaient dévasté champs et forêts. Nouvelle mauvaise surprise, la coalition gouvernemental réplique par des raids aériens contre les infrastructures du mouvement terroriste. 

Plus grave encore, la grande presse, loin de sortir les tirades habituelles contre des réactions israéliennes jugées disproportionnées, ne condamne pas Israël.

Alors Hamas sort le grand jeu. Une manifestation – « spontanée » – bien sûr lance des milliers de « jeunes » armés d’engins incendiaires vers la clôture qui sépare Gaza de l’Etat hébreu dans ses frontières internationalement reconnues et tentent de l’escalader pour déferler de l’autre côté.

L’armée israélienne fait usage de ses armes. Avec une certaine retenue, puisque selon le ministère de santé de Gaza, il n’y a pas eu de morts mais quarante et blessés, tous des civils (les militants du Hamas seraient-ils restés prudemment en retrait ?) – dont l’inévitable gamin de treize ans qui serait dans un état critique. Peu importe. Quarante et un civils blessés, le Hamas tient les gros titres dont il rêvait. 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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