Publié par Abbé Alain Arbez le 14 août 2021

Alors que les ingénieurs construisent aujourd’hui des tours qui culminent à 900 mètres, rendant minuscules la tour de Babel et les pyramides de Gizeh, alors que des fusées intersidérales visent les planètes et même les lointaines exoplanètes supposément porteuses de vie, une femme juive appelée Myriam, ou Marie, atteint des altitudes inimaginables et nettement supérieures aux exploits les plus audacieux.

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Il s’agit de Marie, dont le titre de mère du ciel des écrits apocalyptiques évoque sa dimension cosmique en raison de son fils. Et pourtant, au-delà de toutes les expressions cultuelles, cette femme qui se définit elle-même comme l’humble servante n’a pas cherché à se mettre en avant, même si virginalement, elle a donné au monde un unique fils de Dieu qui transcende les plus belles annonces prophétiques.

L’évangile la décrit comme très présente mais infiniment discrète. Elle n’attire pas les regards sur elle, mais elle renvoie toujours à son fils, Jésus. « Faites tout ce qu’il vous dira ! ». Rien à voir avec ces extrapolations excessives propres à certaines dévotions. La ferveur n’autorise pas à considérer la Vierge Marie comme étant ce qu’elle n’a pas voulu être. Et pourtant, nous célébrons à juste titre l’Assomption de la Vierge Marie, qui correspond chez les orientaux orthodoxes à la Dormition. On sait d’ailleurs que ce même terme était celui employé en Occident au 13ème siècle, car il apparaît dans la Légende Dorée, expression populaire.

Les chrétiens donnent donc une importance à la fin de vie de la Vierge Marie comme une annonce de leur destinée. L’assomption ou dormition signifie que Marie est accueillie corps et âme au ciel. Elle n’avait pas peur de la mort car sa relation maternelle avec le Christ qu’elle avait mis au monde instaurait dans son cœur une espérance invincible. Marie nous encourage donc à ne pas avoir peur de la mort et à enraciner notre foi dans la résurrection du Christ vainqueur de tout mal. Si Marie intercède pour nous, c’est parce qu’elle nous conduit, non pas à elle, mais à son Fils. Et quand nous prions, nous invoquons la Vierge Marie, uniquement pour nous tourner vers le Dieu d’amour incarné, car on ne prie que Dieu seul.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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