Publié par Michèle Mazel le 16 août 2021

Il faut voir avec quelle joie mauvaise certains se moquent des revers américains en Afghanistan tandis que les médias consacrent de longs développement à l’évacuation de l’ambassade et des ressortissants américains, évoquent les sommes fabuleuses englouties par l’Amérique dans la guerre contre les Talibans et les piteux « exploits » d’une armée de plus de trois cent mille Afghans formées et équipés par des experts américains. Ils devraient pourtant plutôt se demander pour qui sonne le glas.

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L’échec américain est celui du monde libre.

Un monde qui depuis trop longtemps laisse les Etats Unis combattre seuls la menace de l’Islam radical.

Ils y ont consacré des milliards de dollars et sacrifié des milliers de soldats.

Dans l’indifférence la plus totale.

L’Iran poursuit son programme nucléaire tout en s’attachant à la construction de missiles balistiques de longe portée susceptibles de porter des ogives nucléaire – et capables d’atteindre l’Europe.

Que fait l’Europe ?

Elle presse Washington de revenir à l’accord de 2015 négocié par le président Obama à l’insu de ses alliés du Golfe et d’Israël et multiplie les efforts pour détourner les sanctions imposés par Donald Trump qui avait compris le danger et rejeté l’accord.

Pourtant qui peut croire que l’abandon des sanctions et le retour à l’accord, quelles que soient les garanties qui accompagnent ces mesures, arrêteront les Ayatollahs dans leur course à la bombe ?

L’Iran a hypothéqué son avenir pour obtenir l’arme nucléaire.

On sait bien que la raison d’être du régime des Ayatollahs est l’aboutissement de leur grand dessin.

Il s’agit de la création d’un croissant chiite sur l’ensemble du Moyen Orient, l’anéantissement des monarchies du Golfe et la destruction d’Israël – préalable à a conquête du reste du monde.

L’Europe se refuse à regarder cette réalité en face. Mais il n’y a pas que l’Iran.

En Irak les Américains sont restés seuls. En Syrie aussi.

Au lieu d’encourager l’initiative de paix du président Trump au Moyen-Orient, « l’Affaire du Siècle » les pays européens ont refusé de s’y associer.

Au lieu d’applaudir les Accords d’Abraham et d’encourager d’autres pays à s’y joindre pour présenter un front commun contre les menaces de Téhéran, l’Union européenne a freiné des quatre fers au nom de la sacrosainte question palestinienne.

Elle se réjouit aujourd’hui de l’avènement d’une nouvelle administration à Washington, qui, sous l’impulsion de l’aile la plus à gauche du parti démocrate, appelle à soutenir les ennemis d’Israël.

Mais Il ne s’agit pas uniquement du Proche et du Moyen Orient.

Les Américains en ont assez de porter l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord à bout de bras.

Ils voudraient voir les pays membres assumer leur juste part des frais énormes de cette organisation dont le but essentiel est de les protéger.

Alors aujourd’hui ils commencent à se lasser. La tentation du retour à l’isolationnisme, de se replier sur eux-mêmes et de consacrer toutes leur ressources à la nation américaine réapparait. Le président Biden n’est pas loin de se laisser convaincre.

L’Iran pense toucher au but. La Russie de Poutine, la Chine et jusqu’à la Turquie d’Erdogan attendent leur heure.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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