Publié par Guy Millière le 12 septembre 2021

Les cérémonies marquant le vingtième anniversaire des attentats du onze septembre 2021 ont eu lieu, et les médias français en ont parlé. Au vu de la façon dont ils l’ont fait, il aurait mieux valu qu’ils n’en parlent pas du tout.

Dans le Figaro, un article décrivant ce qu’ont vécu les Etats-Unis comme un “long épisode psychotique” (l’auteur est un anti-américain frénétique, comme tous les correspondants du Figaro et ceux de quasiment tous les journaux français aux Etats-Unis) voisine avec un article qui parle de la “mort ignominieuse du néoconservatisme”. Le néoconservatisme était l’idée que la démocratie et les droits de l’homme devaient avancer sur toute la planète, fut-ce en renversant les régimes tyranniques et dictatoriaux : il y avait dans cette idée une dimension utopique, car toutes les cultures sont incompatibles avec la démocratie, mais c’était une idée noble. Je sais qu’en France on préfère les régimes tyranniques et dictatoriaux, surtout s’ils se disent de gauche, mais de là à se réjouir de l’abandon de l’Afghanistan aux Taliban…. Un entretien est accordé à un journaliste américain d’extrême gauche très “antisioniste” Jonathan Randal, qui dit qu’Oussama ben Laden a réalisé le 11 septembre 2001 “la plus belle opération terroriste de l’histoire”, expression absolument ignoble, et crachat sur trois mille morts. Dans Le Point, c’est un autre journaliste d’extrême gauche, un certain Garrett Graff, qui est à l’honneur et qui établit une continuité entre les crétins qui ont vu dans le 11 septembre une action de la CIA et du Mossad et “l’invasion du Capitole” le 6 janvier dernier, et les soutiens de Trump dans l’article sont décrits comme des “terroristes intérieurs”, l’infame vocabulaire de l’administration Biden. Un autre article dit que des Américains croient encore que Joe Biden n’a pas gagné et “vivent dans un monde parallèle”. Dans d’autres journaux et magazines c’est la même chose ou c’est pire. Parcourir la presse française tous les jours est une épreuve et me donne la nausée.

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Aux Etats-Unis, il y a une presse semblable à la presse française, mais il reste, même si elle est minoritaire, une presse d’information.

J’ai suivi les cérémonies du vingtième anniversaire et elles ont été tristes, lugubres, plus tristes et plus lugubres que d’habitude, car un imposteur odieux est à la Maison Blanche et a ajouté à la destruction intérieure qu’il inflige aux Etats-Unis une immense trahison. Il a, juste avant le 11 septembre, redonné le pouvoir aux Taliban en Afghanistan, et redonné une base arrière à al Qaida et à l’Etat Islamique. Il aurait mieux valu qu’il s’abstienne de venir sur le site du World Trade Center, à Shanksville où le vol 93 s’est écrasé, et devant le Pentagone, car sa présence était une obscénité et une insulte aux victimes et à leurs familles, mais les gens comme lui n’ont aucune honte, et il est venu. Il n’a rien dit. La foule était tenue à distance, comme on le fait dans les régimes dictatoriaux. Un discours préenregistré a été diffusé, qui parle d’unité (l’unité selon l’administration Biden consiste à insulter et menacer ses adversaires politiques, voire à les emprisonner). Le discours dit aussi que l’islam est une religion de paix (c’est approprié aux circonstances) et que les Etats-Unis pourchasseront ceux qui l’attaquent (en leur redonnant le pouvoir, sans doute). George Walker Bush a continué un peu plus à souiller ce qui restait de sa réputation en comparant les terroristes d’al Qaida avec les soutiens de Trump. Il est devenu un ignoble personnage. Seul Donald Trump a sauvé l’honneur de l’Amérique et a employé des mots charges d’espoir et de dignité, et il s’est rendu à New York pour rencontrer policiers et pompiers, loin, très loin de Joe Biden et George Walker Bush.

Pour ce qui me concerne, le 11 septembre m’a rappelé des souvenirs.

Je me souviens, comme si c’était hier, de l’instant où j’ai compris ce qui se passait. Je vivais encore en France à l’époque. Je travaillais chez moi à l’écriture d’un livre. Mon épouse m’a appelé et m’a dit de regarder la télévision. Je l’ai fait. Un avion venait de s’écraser sur l’une des deux tours du World Trade Center. Il était encore possible de croire à un accident effroyable. Un peu plus tard, un deuxième avion s’est écrasé sur la deuxième tour du bâtiment, et le doute n’a plus été possible. C’était une attaque terroriste. On a appris dans les minutes qui ont suivi qu’un troisième avion s’était écrasé contre un mur du Pentagone et qu’un quatrième avion était tombé dans une prairie de Pennsylvanie. On apprendra que des Américains héroïques ont attaqué les terroristes et fait chuter l’avion avant qu’il atteigne sa cible, la Maison Blanche ou le Capitole.

Je suis, dans la soirée, sorti en voiture pour voir ce qu’étaient les réactions en France, et j’ai vu dans ce qu’on appelle les banlieues de l’islam des scènes de fête. Et que nul ne me dise que cela ne s’est pas produit. Je dois souligner que je n’ai pas été surpris, mais si j’avais eu encore des illusions sur les sentiments de nombre de Musulmans vis-à-vis des Etats Unis et de la civilisation occidentale, je les aurais perdues immédiatement. 

J’ai lu et entendu des journalistes français frappés d’effroi et proclamant leur “solidarité avec le peuple américain“. J’ai su que cela ne durerait pas, et cela n’a pas duré. Certains journalistes dès le lendemain ont dit que les Etats-Unis devraient faire leur “examen de conscience” et se demander pourquoi ils suscitent tant de haine. Je n’ai pas été surpris, là encore. Je n’avais plus d’illusions depuis longtemps sur l’état d’esprit de nombre de journalistes français.

Je devais me rendre à New York courant octobre et je l’ai fait. L’ampleur du désastre était immense. Le courage de ceux qui cherchaient des fragments de corps dans les décombres était immense aussi. Le nombre des morts était établi. Trois mille. Le chiffre aurait pu être beaucoup plus élevé sans l’abnégation de policiers et de pompiers qui ont organisé l’évacuation des bâtiments avant qu’ils s’effondrent. Vingt-sept d’entre eux y ont laissé leur vie.  Une fraternité sans borne faisait qu’un élan d’entraide avait parcouru le pays, et des milliers de volontaires étaient dans la ville. Des drapeaux et des proclamations patriotiques étaient partout. Rudy Giulani, maire de New York agissait. Il a fait preuve d’une détermination admirable. George Walker Bush a lui-même été admirable et a su trouver les mots qu’il fallait (il a bien changé depuis). La destruction des bases d’al Qaida en Afghanistan a suivi. Le renversement du régime Taliban aussi.

Quelques mois plus tard, George Bush était traité d’assassin, de terroriste, de personnage plus abominable qu’Oussama ben Laden, et une campagne frénétique et haineuse était lancée contre lui dans tous les médias occidentaux. Un livre débile, odieux et délirant, L’effroyable imposture, s’est vendu en France à des milliers d’exemplaires.  J’ai écrit un livre sur la doctrine Bush, car je ne supportais plus l’océan de mensonges ignobles qui montait, et je voulais rétablir les faits. Le livre, Ce que veut Bush, est devenu un best-seller, mais nombre de ceux qui l’ont acheté ne l’ont lu que parce qu’ils avaient peur de George Walker Bush bien davantage que du terrorisme islamique. Mon éditeur était content et m’a demandé d’écrire une suite, ce que j’ai fait. Il a décidé de ne pas publier ce deuxième livre avant même d’avoir lu le manuscrit. Je me souviens encore de son appel. J’étais à ce moment-là au Texas, à San Antonio. Il m’a dit qu’il ne publierait plus jamais un de mes livres, et il m’a dit précisément : “vous êtes le diable”, puis il a raccroché.  J’ai compris un peu davantage ce que je savais déjà : dire la vérité en France, défendre la démocratie, la liberté, et refuser le terrorisme sans user de circonlocutions hypocrites est tout aussi grave qu’inciter au meurtre, voire plus grave. On m’a conseillé d’agrémenter mon discours de quelques mensonges pour pouvoir encore passer à la télévision. J’ai dit que je n’étais pas un praticien du mensonge.

J’ai écrit trois livres encore sur la présidence Bush. J’ai été quasiment le seul à l’époque à rappeler à quel point Saddam Hussein était abominable et que le renverser était légitime. J’ai été aussi le seul à l’époque à rappeler que Saddam Hussein avait si peu d’armes chimiques qu’il avait exterminé avec des produits chimiques allemands des villages kurdes entiers (des dizaines de milliers de personnes) et que le responsable des opérations était un de ses ministres, Ali Hassan Abd al-Majid al-Tikriti, surnommé en Irak “Ali le chimique”. Il ne fallait pas le dire, bien sûr. Saddam Hussein n‘avait aucune arme chimique. Strictement aucune ! Et l’admiration en France pour Jacques Chirac, qui avait vendu à Saddam Hussein le réacteur nucléaire Osirak, qu’Israël avait dû détruire quelques années plus tôt, les avions qui avaient servi à exterminer des milliers de Kurdes et bien d’autres choses encore, était unanime. Il avait tenu tête aux Américains, disait-on ! Quelle gloire pour un homme totalement corrompu. J’étais souvent aux Etats-Unis, et j’avais, je dois le dire, honte d’être français, le pays de Jacques Chirac et de son acolyte Dominique de Villepin. J’ai parcouru peu de temps après l’infect et arrogant discours de Villepin à l’ONU la vallée du Rio Grande et des membres de la border patrol ont contrôlé mes papiers. Je leur ai dit, sans qu’ils m’aient demandé quoi que ce soit que je désapprouvais le discours de Villepin. L’un des deux m’a répondu : ”même si vous ne nous aimez pas, si vous êtes dans la difficulté, on viendra quand même vous sauver”. L’esprit américain, imprégné de générosité et de valeurs éthiques, est au cœur de ce qui fait que j’aime l’Amérique.

Je n’ai pu que percevoir que le déferlement de haine envers George Wallker Bush, déferlement auquel la gauche américaine s’est adonnée aussi aurait des conséquences, et Barack Obama a été élu. Je m’attendais au désastre, et le désastre a eu lieu. J’étais invité le premier mardi de novembre 2008 à la soirée électorale organisée par les télévisions françaises dans les jardins du Trocadéro. Je m’y suis rendu. Ce que j’ai vu et entendu m’a donné la nausée. Je suis vite rentré chez moi. Les journalistes français et toute la gauche mondiale ont été en extase devant Barack Obama. Huit années durant. J’ai écrit quatre livres sur Barack Obama et sa présidence. Ce sont les seuls livres en langue française sur le sujet à ne pas relever de la fiction. Quand j’étais invité par une chaine de télévision (cela m’arrivait encore), on me demandait en général de ne pas parler de mes livres et de ne pas dire de mal de Barack Obama. Je disais quand même ce que j’avais à dire sur Barack Obama, et j’ai bientôt été sur une liste noire. Quand je parlais d’Israël, je recevais des menaces de mort, et il m’est arrivé d’être agressé dans la rue.

Je m’attendais au désastre avec l’arrivée à la Maison Blanche de l’imposteur sénile et corrompu censé être Président des Etats-Unis. J’ai vu qui constituait son administration, et j’ai vu que c’était l’administration la plus gauchiste et la plus anti-américaine de l’histoire des Etats-Unis. J’ai vu que Susan Rice et Ron Klain avaient des postes stratégiques et servirait d’interface avec Barack Obama, le maléfique maître d’œuvre. J’ai vu que des défenseurs du terrorisme islamique étaient au sein de l’administration, ainsi que des gens tenus par la Chine, à commencer par Joe Biden. J’ai vu que les journalistes français, à de rares exceptions près, tomber à nouveau en extase. Devant Joe Biden cette fois. J’ai vu l’extase de très loin, puisque je suis parti vivre à Las Vegas, pour être libre. 

La présidence Biden est ignoble. Elle est plus ignoble encore que ce à quoi je m’attendais. Tous les Américains attachés à l’Amérique et à ses valeurs sont amers, et en colère.

Non seulement la Maison Blanche est occupée par un imposteur sénile, corrompu et porte-voix de gauchistes infects et destructeurs, mais elle est occupée par un homme qui a trahi son pays, oui. Et ce qui s’est passé en Afghanistan relève de la trahison, et Joe Biden devrait être destitué, passer en jugement, envoyé en prison. Même s’il n’a pas décidé de l’infamie, car il n’a plus toute sa tête, il assume l’infamie et il est donc coupable. Toute son administration est coupable.

Avoir redonné le pouvoir aux Talibans en Afghanistan, et redonné une base arrière à al Qaida et à l’Etat Islamique, juste avant le vingtième anniversaire du 11 septembre 2001 est une ignominie sans nom.

Je publierai dans le prochain numéro d’Israël magazine une analyse détaillée de ce qui s’est passé depuis vingt ans pour que les choses en arrivent là.

Joe Biden est un être répugnant. Et les journalistes qui cachent ce qu’il est été eux-mêmes répugnants. Le terrorisme islamique et ses soutiens occidentaux, pour l’heure, ont gagné.

Quand je regarde la France et l’Europe, je n’attends aucun redressement, et je le dis avec tristesse. Quand je regarde l’Amérique outragée, je garde un espoir, et je veux encore penser que le mal ne triomphera pas et que la civilisation occidentale survivra.

J’achève présentement un livre sur la présidence Biden. J’y dis ce qui doit l’être et j’y donne des détails et une analyse d’ensemble indispensable pour comprendre. J’en parlerai ici dès qu’il sera disponible.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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