Publié par Rosaly le 21 septembre 2021

Auréolé de gloire, après avoir conquis Constantinople en 1453, ce qui provoqua la chute de l’Empire byzantin, le sultan Mehmet II le Conquérant décida de profiter de sa victoire et de la puissance de son armée afin de réaliser son rêve d’étendre son empire à toute l’Europe. (Rêve repris avec ferveur islamique par le « sultan » actuel d’Ankara).

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La prise de la forteresse de Belgrade représentait la porte d’entrée du Sultan Mehmet II en Europe. Aujourd’hui, l’adhésion de la Turquie islamiste d’Erdogan à l’UE signifierait l’invasion pacifique de l’UE par les descendants des Ottomans avant sa soumission à l’islam par la force. La Turquie dans l’Europe en ferait un dangereux « cheval de Troie islamique ». Les siècles se succèdent, mais la nature belliqueuse de l’islam conquérant et sa haine viscérale de l’Occident chrétien demeurent bien vivaces.

Au printemps 1456, à la tête d’une armée d’environ cent mille hommes, lourdement armés, le sultan s’élança à la conquête de la ville fortifiée de Belgrade, porte d’entrée de l’Europe occidentale.

Conscients des destructions, des morts, des atrocités, des horreurs que cette puissante armée ottomane en marche allait semer sur son sillage – le souvenir du sac de Constantinople étant encore très vivace dans les esprits – une grande panique s’empara des habitants de la région du Danube.

Seul János (Jean) Hunyadi, le voïvode de Transylvanie, et à ce titre vassal du roi de Hongrie Vladislas Iᵉʳ ou Ladislas V Jagellon, décida de résister aux Ottomans. János Hunyadi était depuis longtemps une épine dans le pied des Turcs.

Tandis que le pleutre roi de Hongrie s’enfuyait à Vienne sous prétexte de partir à la chasse, János Hunyadi lui ne prit pas la fuite, mais se précipita vers la frontière orientale, pas très éloignée de l’armée turque. Il équipa immédiatement à ses frais une armée de 6.000 combattants chevronnés afin de protéger la forteresse. Il implora l’aide de la haute noblesse, mais rares furent les nobles suffisamment courageux pour répondre à son appel désespéré.

(L’attitude des Grands de l’époque face au danger islamique n’est pas sans rappeler celle de nos chers dirigeants islamophiles d’aujourd’hui. Ils ne fuient pas, du moins pour l’instant, mais ils pactisent avec les serpents islamiques, qui attendent le moment propice pour nous piquer à mort.)

Comme Mehmet II menaçait d’envahir l’Occident et promettait d’arborer le croissant de lune dans l’enceinte même de Rome, le Pape Calixte III chargea le frère franciscain Jean de Capistrano de prêcher la croisade. Agé de 70 ans, Jean de Capistrano se rendit dans le sud de la Hongrie pour appeler le peuple à prendre la Croix et à défendre la nation contre l’islam. Son « zèle ardent, son éloquence transperçant l’âme, et son austérité héroïque » enflammèrent des dizaines de milliers de personnes, qui de nos jours seraient traités de « misérables » islamophobes. En peu de temps, quelque 40.000 paysans suivirent Jean de Capistrano dans sa croisade contre les Ottomans.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu’il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, les témoins rapportèrent qu’une flèche partie du ciel, vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, Jean lut ces mots écrits en lettres d’or sur le bois de la flèche :

« Par le secours de Jésus, Jean de Capistrano remportera la victoire ».

(Le rôle de Jean de Capistrano au service de la réconciliation des peuples d'Europe autant que sa prédication pour conseiller les chefs militaires et ranimer l'espérance des chevaliers lui ont valu d'être choisi comme saint patron des aumôniers militaires.)

Mais où était donc le Roi de France, qui se faisait appeler « le roi chrétien » ? Où étaient les rois d’Angleterre, du Danemark, de Norvège, de Suède… ? Ils brillaient tous par leur royale absence. Seuls des paysans désarmés, des forgerons, des tailleurs de pierre, des commerçants marchèrent courageusement à la rencontre de l’armée ottomane.

Dès le 4 juillet, des bombardements intensifs frappèrent la forteresse de la ville, l’une des plus importantes et des plus puissantes des Balkans.

Le fracas et la puissance de feu des canons pouvaient être entendus à des centaines de kilomètres à la ronde. Douze jours plus tard, le 16 juillet, d’énormes brèches apparurent dans les murs de cette forteresse autrefois imprenable. C’est alors qu’arriva l’armée de János Hunyadi, descendant le Danube sur des navires de fortune. Capistrano et son armée marchaient à leurs côtés par voie terrestre. En apercevant la misérable flotte chrétienne s’approchant de leurs magnifiques galions, dont certains étaient attachés l’un à l’autre afin de constituer un vaste barrage sur le fleuve, les Turcs se moquèrent des chrétiens, tout en se préparant à l’attaque.

Au cri de « Jésus ! Jésus ! » la flotte chrétienne percuta les navires ottomans enchaînés les uns aux autres.

Une terrible bataille fluviale s’ensuivit pendant cinq heures et le Danube se colora de rouge sang. Les lourdes chaînes, qui reliaient les bateaux ottomans finirent par se briser et la flotte chrétienne parvint à franchir le barrage et à renforcer la défense de la ville, en mauvaise posture. Toutefois, ce qui fut une offensive spectaculaire pour l’armée chrétienne ne représenta qu’une simple égratignure pour la puissante armée musulmane. Ce même jour, les canons ottomans, devenus les instruments de la colère et de la vengeance du sultan, firent tomber sur Belgrade une pluie de boulets, qui ébranla la ville jusque dans ses fondements.

Pendant une semaine, les canons continuèrent à tirer sans relâche, jusqu’à ce que la plupart des remparts de la forteresse s’effondrèrent. Puis, à l’aube du 21 juillet, le battement incessant des tambours annonçant l’assaut final se fit entendre à des kilomètres à la ronde. Des foules de mahométans se précipitèrent vers la forteresse en ruine aux cris de guerre « Allah akbar ! Allah akbar ! ». Des milliers d’Ottomans s’entassèrent joyeusement entre les murs en ruine de la citadelle, fiers de leur victoire, mais ils vendirent la peau de l’ours avant de l’avoir tué. En fin stratège, Jean Hunyadi leur avait tendu un piège. Au signal donné par le son perçant des cornes, Jean et ses hommes sortirent en trombe de la citadelle, tandis que l’armée de Croisés de Capistrano, qui étaient demeurés cachés, surgirent au-dessus des murs derrière les Turcs. Les musulmans furent pris entre deux feux.

Une lutte terrible s’ensuivit. Supérieurs en nombre et armés jusqu’aux dents, les Turcs étaient avantagés, comparés à leurs ennemis, inférieurs en nombre et peu armés. Une mêlée au corps à corps se déroula dans les rues. Toutefois, le combat le plus acharné, sous le commandement de Jean Hunyadi en personne, se déroula sur le pont étroit, qui reliait la citadelle à la ville, et sur les bastions, défendus par les Croisés de Capistrano, amenés en toute hâte sur des radeaux par le fleuve.

Très désavantagés en armes et en nombre, les chrétiens, menés par Jean Hunyadi, qui se battait avec ses troupes comme un simple fantassin, tinrent bon et parvinrent à tuer de nombreux Turcs, animés par une farouche envie de vaincre et leur foi en Dieu.

De leur côté, les Ottomans luttèrent « comme des bêtes affamées » selon un chroniqueur ottoman de l’époque, « et versèrent leur sang comme on verse de l’eau sur le lieu de leur mort. D’innombrables héros goûtèrent au miel pur de la mort du martyre et furent accueillis dans les bras parfumés des houris du paradis d’Allah. »

Le 22 juillet, peu avant l’aube, la bataille fit rage pendant un jour et une nuit. Les chrétiens, ayant atteint les limites de la capacité et de l’endurance humaines, furent sur le point de s’effondrer sous le nombre impressionnant de leurs ennemis. Du haut d’une tour de guet, on vit Jean de Capistrano ans brandir la bannière de la Croix et implorer le Ciel :

« Oh Jésus, où sont passées Vos tendres compassions que Vous nous aviez montrées autrefois ? Oh, Jésus venez nous aider, et ne tardez pas. Sauvez, oh Jésus, sauvez vos rachetés, de peur que les païens ne disent : Où est maintenant leur Dieu ? »

Au même moment, les chrétiens, refoulés vers la citadelle et autres endroits élevés, rassemblèrent tout ce qui pouvait brûler, y ajoutèrent de la poix et du souffre, y mirent le feu et tous ensemble, en même temps, déversèrent ce mélange brûlant sur les Ottomans agglutinés dans les fossés, ainsi que sur les plus téméraires escaladant les murs.

Au lever du soleil, plus aucun cri ou hurlement ne se fit entendre. Une fois la fumée dissipée, la lumière du jour révéla un spectacle atroce.

A l’intérieur comme à l’extérieur de la ville, des blessés agonisaient, d’innombrables cadavres de musulmans calcinés gisaient dans les fossés et tout l’espace entre les murs extérieurs et la citadelle était rempli de leurs corps carbonisés. Des milliers d’entre eux avaient péri. La garde du corps du sultan constitué de janissaires était quasiment anéantie.

(Les janissaires étaient des enfants des Balkans de 10-12 ans, nés chrétiens, enlevés à leurs familles, réduits au statut d’esclaves, éduqués à la dure, dans la foi musulmane et l’obéissance au sultan.

Le corps des janissaires fut créé en 1334 par Orkhan, le fils d'Osman 1er, qui donna son nom à la dynastie ottomane. Orkhan eut l'idée de recruter ses fantassins parmi les enfants des chrétiens vaincus et soumis par les Turcs.

Enrôlés dans l’armée musulmane, ils constituaient les unités d’élite de l’infanterie formant l’armée personnelle et la garde prétorienne du sultan. Le nom de « janissaire » est une déformation du turc Yeniçeri qui signifie « nouvelle milice ». Grâce à ces fantassins disciplinés, voire fanatiques, experts dans le maniement du sabre et du mousquet, reconnaissables à leur bonnet de feutre blanc, les sultans turcs purent s'emparer en quelques décennies de la péninsule des Balkans et quasiment de toute la rive sud de la Méditerranée)

Ainsi, après un combat de vingt heures, l’armée chrétienne put à nouveau respirer librement

Les pertes humaines musulmanes ne représentaient hélas qu’une égratignure pour la gargantuesque armée ottomane, qui encerclait toujours la ville.

Un autre assaut était attendu. Hunyadi ordonna à chacun de rester à son poste, sous peine de mort, « de peur que la gloire du jour ne se transformât en confusion. »

Toutefois, le 22 juillet à midi, une escarmouche non autorisée entre les Croisés et les djihadistes ottomans incita les premiers à sortir de Belgrade et à livrer bataille aux Turcs. Voyant que les dés étaient jetés, Hunyadi et ses hommes se précipitèrent à leur secours. Vers 18 heures, toute l’armée chrétienne se battait à l’extérieur des murs en ruine de Belgrade.

Dans ce chaos, le sultan Mehmet II fut aperçu en train de combattre. Cependant, les Turcs composant son armée, partis au combat avec la certitude d’une victoire facile, étaient démoralisés. Quand les fougueux chrétiens parvinrent à capturer plusieurs canons ottomans et tirèrent à leur tour contre les soldats ennemis, la démoralisation se transforma en panique et les Turcs, par dizaines de milliers, prirent la fuite. Parmi les fuyards se trouvait le sultan Mehmet II, blessé, « l’écume de la rage à la bouche » laissant derrière lui les corps de 50.000 soldats turcs devant les murs en ruine de Belgrade.

Ce fut sans doute la pire défaite subie par Mehmet le Conquérant au cours de sa longue carrière de djihadiste terroriste, tueur de chrétiens.

La victoire de Belgrade eut un grand retentissement en Occident. Pendant le siège, le Pape Callixte III ordonna à toutes les églises chrétiennes de faire sonner les cloches chaque jour à midi, afin d’appeler les fidèles à prier pour les défenseurs de la ville. Toutefois, dans de nombreux pays (comme en Angleterre et en Espagne) la nouvelle de la victoire chrétienne arriva avant l’ordre papal et toutes les cloches des églises sonnèrent joyeusement pour annoncer la bonne nouvelle. Le Pape Callixte III n’annula pas son ordre et depuis les cloches des églises chrétiennes sonnent à midi, afin de commémorer la victoire d’un petit groupe de chrétiens courageux, la foi en Christ chevillée au corps, face à une puissante armée ottomane, déterminée à les anéantir. Cette tradition instaurée par le Pape Calixte III se perpétue encore de nos jours, y compris dans les églises protestantes, même si des chrétiens de toute confession ont oublié ou sont demeurés dans l’ignorance de sa signification.

Malheureusement, la joie des deux héros de cette grande victoire fut de courte durée : Janos Hunyadi décéda le 11 août 1456, et Jean de Capistrano s’éteignit trois mois plus tard, épuisé de fatigue au couvent d’Ujlak, sur la rive du Danube, alors dans le royaume de Hongrie.

Avant d’exhaler son dernier soupir, Jean de Capistrano prononça ces paroles du Nunc dimittis :

« C’est maintenant, Seigneur, que Vous laisserez mourir en paix Votre serviteur. »

Nunc dimittis, également appelé le cantique de Syméon, est un bref chant d’action de grâces, qui exprime la gratitude, la paix et l’espérance.

« Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur

S’en aller en paix, selon ta parole.

Car mes yeux ont vu ton salut,

Salut que tu as préparé devant tous les peuples,

Lumière pour éclairer les nations,

Et gloire d’Israël, ton peuple. »

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit

Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles

Amen.»

(Luc 2:29-32)

«…de même que le soleil se lève pour le monde dans les hauteurs de Dieu, que la lumière du clerc brille devant les hommes afin qu’en voyant ce que font de bien ces serviteurs de Dieu, les hommes rendent gloire au Père qui est aux cieux… »

(Miroir des Clercs – Saint-Jean de Capistrano)

L’un des fils de Jean Hunyadi sera élu roi de Hongrie sous le nom de Matthias Ier Corvin, le 24 janvier 1458. Il poursuivra son œuvre en défendant l’indépendance du pays face aux Ottomans et aux Autrichiens.

La petite armée chrétienne parvint à vaincre la puissante armée ottomane grâce au courage et à la foi en Dieu de János Hunyadi et de Jean de Capistrano, foi et courage qu’ils transmirent à leurs troupes. Cette Foi et ce Courage qui aujourd’hui manquent cruellement à l’Occident chrétien, pourtant confronté au même péril musulman qu’autrefois, même si ce dernier se présente de nos jours, sous la forme d’un loup déguisé en agneau.

 « Quand une culture peu sûre d’elle, malléable et relativiste, rencontre une culture ancrée, confiante et renforcée par des doctrines communes et surtout religieuses, c’est généralement la première qui change pour s’adapter à la seconde, car elle a perdu les moyens de réagir. Il n’y que le nationalisme qui pourra vous sauver. »

« Une culture religieuse forte et un système contractuel basé sur la tolérance sont difficiles à concilier parce que, dans une telle rencontre, c’est toujours le côté qui ne veut pas négocier qui a l’avantage. Une religion qui ne doute pas de soi et qui prétend structurer toute l’organisation sociale mondiale, comme l’islam, n’est pas prête à transiger. » extraits du livre de Christopher Caldwell, journaliste américain, intitulé : « Une révolution sous nos yeux. Comment l’islam va transformer la France et l’Europe. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

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Source : « Islamic Jihad and the Church Bells of Noon: The Siege of Belgrade » (récit extrait du livre de Raymond Ibrahim « Sword and Scimitar : Fourteen Centuries. », traduit et commenté par Rosaly)

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