Publié par Jean-Patrick Grumberg le 27 septembre 2021

Voici notre projection de sièges au Parlement allemand, basée sur les résultats officiels (et non les sondages de sortie des urnes)

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Nombre de sièges remportés par chaque parti

Le directeur du scrutin fédéral allemand a annoncé la répartition des sièges à partir des résultats préliminaires. Les sociaux-démocrates de centre-gauche ont remporté la plus grande part des voix lors des élections nationales allemandes, battant le bloc de l’Union de centre-droit (de nom seulement, car sa politique est de gauche) de la chancelière sortante Angela Merkel dans une course très serrée.

En raison de la complexité du système électoral allemand, la ventilation complète des résultats par sièges au Parlement n’est pas encore connue définitivement, mais notre projection devrait être proche de la réalité.

Avec ce glissement un peu plus vers la gauche, c’est toute l’Europe qui va basculer, se diluer un peu plus dans l’immigration venue de pays africains et musulmans.

  • Le parti conservateur et pro-israélien Alternative pour l’Allemagne (AfD), perd du terrain lors des élections nationales par rapport au scrutin d’il y a quatre ans.

    Les projections basées sur les sondages à la sortie des urnes et les décomptes partiels des votes dimanche montrent que le parti obtient 11,3 %, contre 12,6 % en 2017.

    Le parti, connu sous son acronyme allemand AfD, n’a pas réussi à inscrire sa question centrale – la migration – à l’ordre du jour de la campagne cette année.

    D’autres partis ont exclu toute coopération avec l’AfD.
  • Les Verts, écologistes, ont obtenu environ 16,1 %, leur meilleur résultat à ce jour, un gain énorme par rapport à il y a quatre ans (9,4 %), mais en deçà des attentes qui avaient été alimentées par un regain de popularité au début de la campagne.

Le problème de l’AfD ? Le coronavirus

Les frontières de l’AfD ont explosé en 2021 à cause du Coronavirus, qui a pris le dessus sur les autres thèmes politiques : les anti et les pro-vax se sont rejetés mutuellement au sein du parti.

Lors du congrès de l’AfD, en novembre 2020, son co-leader Jörg Meuthen a critiqué l’aile droite du parti, sa proximité avec le mouvement Querdenker et l’utilisation du terme « dictature du corona ».

Meuthen a demandé s’il était vraiment judicieux de parler de « dictature du corona » imposée par le Parlement, et il s’en est pris ainsi indirectement au leader du parti, Alexander Gauland.

« Nous ne vivons dans aucune dictature, sinon nous ne pourrions guère tenir ce congrès du parti aujourd’hui », a déclaré Meuthen.

Gauland a affirmé plus tard que Meuthen avait alors rejeté la moitié du parti avec son discours.

  • « Au début de la pandémie, l’AfD a reproché au gouvernement fédéral de ne pas lutter de manière assez conséquente contre la pandémie », explique la politologue Ursula Münch de l’université de Munich. « Mais comme l’AfD s’efforce toujours d’avoir un argument de vente unique dans la compétition politique, il a rapidement décidé de prendre un trajet complètement opposé », et a milité contre le masque, contre le vaccin et contre le confinement.
  • Cependant, pour certains membres de l’AfD, ce nouveau cap signifiait s’allier au mouvement Querdenker (« penseur latéral ») – un groupe peu structuré de libertaires et opposants à la vaccination qui n’a cessé de gagner du soutien pour ses rassemblements de protestation contre les confinements et les verrouillages sanitaires du gouvernement.

L’avenir

Un partisan de l’Alternative für Deutschland (AfD) avec un drapeau allemand, sur lequel est également épinglé le drapeau d’Israël.

Le parti n’a pas réussi à occuper sa question centrale en 2021, à savoir la crise de l’immigration, comme il l’a fait en 2017. Les médias et la compétition politique ont ici appris leur leçon et ont modéré leurs attaques, ce qui a affaiblit son image anti-establishment.

En fin de compte, la seule option de l’AfD est de contenter ses électeurs sur le terrain de la contestation, être politiquement incorrect afin de faire son trou dans les médias de masse. Et cela ne peut se faire que si le parti est stigmatisé, ce qui permet de solidifier ses propres rangs. Ironiquement, son trajet anti-establishment a besoin de la diabolisation médiatique.

D’un autre côté, cela lui empêche toute nouvelle croissance, qui ne sera possible qu’avec un nouvel enjeu majeur, politiquement incorrect, préoccupant pour une partie plus large de l’électorat que ses sympathisants de base, un enjeu auquel les deux partis principaux ne voudront pas toucher, puisque l’immigration africaine est pour la population allemande, la bouée attendue depuis 70 ans pour montrer au monde qu’ils sont un peuple généreux et inclusif et faire oublier leur antisémitisme.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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