Publié par Jean-Patrick Grumberg le 12 septembre 2021

Cet appareil, d’une valeur de 15 millions de dollars, capturera 4 000 tonnes de CO2 par an et pourrait contribuer à « inverser le changement climatique ».

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La machine de « capture directe de l’air » (DAC), qui coûte 15 millions de dollars), a été créée par la société Climeworks basée à Zurich, et a été mise en service à la centrale électrique de Hellisheiði, en Islande.

Baptisée Orca, elle capturera 4 000 tonnes métriques de dioxyde de carbone (CO2) par an « dans le cadre des efforts visant à réduire les niveaux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère », soit l’équivalent – tenez-vous bien – des émissions annuelles d’environ 790 voitures. Comparez ce chiffre minable aux 250 millions de voitures en circulation dans le pays le plus pollueur du monde, la Chine.

Autrement dit, ce qu’elle capturera ne représente d’une part qu’une fraction microscopique des émissions mondiales de CO2, qui ont atteint 34,7 milliards de tonnes l’année dernière selon l’Agence internationale de l’énergie, mais en plus, n’étant pas installée dans les pays les plus pollueurs, la Chine et l’Inde, il faudra que ce CO2 soit obéissant et parvienne de Chine et d’Inde jusqu’en Islande sans disparaître et « réchauffer » l’atmosphère.

Et lorsque les scientifiques du GIEC voudront installer ces machines de perlimpinpin dans les pays pollueurs, on nous demandera à nous, et pas aux pays pollueurs, de les financer, n’en doutez-pas.

  • Orca se compose d’une pile de « laveurs d’air » métalliques qui aspirent le CO2 de l’air ambiant à l’aide de ventilateurs, avant de l’extraire à l’aide d’un filtre chimique.
  • Le CO2 est ensuite stocké sous terre, ce qui réduit la quantité de gaz à effet de serre qui atteint l’atmosphère.
  • Le gaz peut être stocké de façon permanente dans des formations géologiques profondes, ou utilisé pour fabriquer des carburants, des produits chimiques, des matériaux de construction et d’autres produits.

« Orca, en tant que jalon dans l’industrie de la capture directe de l’air, a fourni un modèle évolutif, flexible et reproductible pour l’expansion future de Climeworks », a déclaré Jan Wurzbacher, co-PDG et co-fondateur de Climeworks.

« Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour parvenir à des émissions nettes nulles à l’échelle mondiale, mais avec Orca, nous pensons que Climeworks a fait un grand pas en avant vers la réalisation de cet objectif. »

Wurzbacher a déclaré à Bloomberg que la construction d’Orca avait coûté entre 10 et 15 millions de dollars, y compris la construction, l’aménagement du site et le stockage.

Le coût par tonne d’Orca est peut-être moins important que ce que nous allons apprendre, pour passer plus rapidement à la grande échelle et finalement faire baisser les prix », a-t-il déclaré.

Climeworks a commandé l’ouverture de la première usine DAC à l’échelle commerciale dans son pays d’origine, la Suisse, en 2017, sur la base de prototypes fonctionnels issus des laboratoires de l’université de recherche ETH Zurich.

L’Islande a également utilisé cette technologie par le passé, mais Orca à Hellisheidi est le plus grand dispositif DAC à ce jour.

Pauvre monde de petits êtres arrogants.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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