Publié par Jean-Patrick Grumberg le 7 septembre 2021

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La nouvelle loi du Texas sur le « battement de cœur », qui interdit la plupart des avortements dans l’État après six semaines, est maintenant attaquée par le groupe The Satanic Temple, basé dans le Massachusetts, qui affirme que la loi porte atteinte à la liberté de religion du groupe en imposant un « fardeau abusif » à son « rituel d’avortement satanique ».

Outre l’interdiction de la plupart des avortements après six semaines, la loi permet également aux particuliers d’intenter une action civile contre toute personne qui « pratique et provoque un avortement » ou « adopte sciemment une conduite qui aide ou encourage la pratique ou la provocation d’un avortement, notamment en payant ou en remboursant les coûts de l’avortement par le biais d’une assurance ou autrement ».

Lucien Greaves, porte-parole et cofondateur du Temple satanique

Dans une lettre adressée à la Food and Drug Administration, Matthew A. Kezhaya, avocat du Temple satanique, a demandé que l’organisation bénéficie d’une exemption religieuse lui permettant d’accéder sans ordonnance aux médicaments abortifs mifepristone et misoprostol dans le cadre de son rituel « sacramentel » d’avortement.

« Les membres de TST utilisent ces produits dans un cadre sacramentel. Le rituel satanique d’avortement est un sacrement qui entoure et inclut l’acte abortif. Il est conçu pour combattre les sentiments de culpabilité, de doute et de honte et pour permettre au membre d’affirmer ou de réaffirmer son pouvoir et son contrôle sur son propre esprit et son propre corps. Les restrictions sur ces médicaments interfèrent substantiellement avec le rituel d’avortement satanique, parce que le gouvernement empêche les membres d’avoir accès aux médicaments impliqués dans le rituel », note la lettre.

Kezhaya a suggéré que l’exemption permettant au groupe d’utiliser les médicaments abortifs serait similaire à l’utilisation du peyotl dans certains rituels amérindiens en vertu de la loi sur la restauration de la liberté religieuse.

« Je suis sûr que le procureur général du Texas, Ken Paxton, qui passe une bonne partie de son temps à rédiger des communiqués de presse sur les problèmes de liberté religieuse dans d’autres États, sera fier de voir que les solides lois texanes sur la liberté religieuse, qu’il défend avec tant de véhémence, empêcheront les futurs rituels d’avortement d’être interrompus par des restrictions gouvernementales superflues, destinées uniquement à faire honte et à harceler ceux qui cherchent à avorter », écrit Greaves dans une lettre destinée au Christian Post.

https://www.christianpost.com/news/satanic-temple-argues-abortion-is-religious-right.html

Le porte-parole du Temple satanique ajoute :

« la bataille pour le droit à l’avortement est en grande partie une bataille de points de vue religieux concurrents, et notre point de vue selon lequel le fœtus non viable fait partie de l’hôte fécondé est heureusement protégé par les lois sur la liberté religieuse ».

Le temple a déjà tenté d’utiliser la liberté religieuse pour lutter contre les lois sur l’avortement dans le Missouri, en vain.

Le rituel satanique d’avortement implique la récitation des troisième et cinquième principes du Temple satanique, qui « célèbrent l’autonomie corporelle et l’adhésion aux meilleures pratiques scientifiques, ainsi qu’une affirmation personnelle qui est cérémonieusement entrelacée avec l’avortement. »

Quelle horreur !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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