Publié par Jean-Patrick Grumberg le 26 septembre 2021

Le Karma est vengeur. A vouloir être inclusif pour céder aux pressions de l’extrême gauche, fasciste par nature, The Lancet est maintenant accusé de manquer de respect envers les femmes, et « d’annuler leur corps ».

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« Ah ma p’tite dame, c’est dur d’être Woke. M’en parlez pas Germaine, un rien, et vous êtes canceled ! » La revue médicale The Lancet est accusée de sexisme après avoir décrit les femmes comme des « corps avec des vagins » sur la couverture de sa dernière édition.

Johnny Depp a parfaitement cerné la menace. Lors du festival du film de San Sebastian, il s’est élevé contre la cancel culture, dont il fait les frais, et a mis en garde le milieu artistique, particulièrement actif en ce domaine alors qu’on l’imaginait plus généreux :

« C’est tellement hors de contrôle, je peux vous promettre que plus personne n’est en sécurité. Pas un seul d’entre vous. »

Un tweet partageant la première page du Lancet a déclenché une vague de critiques et d’indignations. Des universitaires ont annulé leur abonnement, d’autres ont démissionné en tant que correcteurs, et des médecins ont critiqué la phrase comme « déshumanisante » envers les femmes. A l’inverse, des activistes ont suggéré que le terme vagin est « inutile » pour des débats sur l’inclusivité.

La couverture du Lancet de septembre fait référence à un article, intitulé « les menstruations en spectacle » qui passe en revue une exposition sur l’histoire des menstruations au Vagina Museum de Londres. Dans l’article, l’auteur écrit quatre fois le mot « femme », et une fois l’expression « corps avec vagin ».

C’est cette expression « inclusive » que la rédaction du Lancet a choisi en première page. « Historiquement, l’anatomie et la physiologie des corps dotés de vagins ont été négligées », peut-on lire.

Oui, ces abrutis n’ont pas compris qu’en voulant être inclusif, on exclut forcément quelqu’un. On ne peut pas faire d’un bourrin un cheval de course, et les idéologues sont aveugles du cerveau.

La tentative « Woke » a donc suscité des réactions de « Cancel »

« Je viens d’écrire au Lancet pour leur dire de me retirer de leur liste de réviseurs statistiques, d’annuler mon abonnement et de ne plus jamais me contacter pour quoi que ce soit », a écrit sur Twitter le professeur David Curtis, psychiatre à la retraite et professeur honoraire de génétique à l’University College de Londres.

« C’est un langage absolument inexcusable pour désigner les femmes et les filles », a-t-il ajouté.

J’imagine bien que ce Curtis va subir lui aussi les conséquences pour avoir osé employer les mots femmes et filles.

Le Dr Madeleine Ní Dhálaigh, médecin généraliste :

« On peut être inclusif sans être insultant et injurieux. Comment osez-vous nous déshumaniser avec une déclaration comme celle-ci ? »

Le groupe d’activistes Women Make Glasgow a déclaré qu’il avait déposé une plainte officielle « à propos de la couverture déshumanisante et carrément sexiste », tandis que la féministe Claire Heuchan a déclaré que le terme était « tout à fait honteux et totalement régressif ».

« Ce cadrage fait passer pour une coïncidence le fait que les ‘corps avec vagin’ aient été négligés par la médecine, comme si ce n’était pas le produit d’une discrimination et d’une oppression spécifiques au sexe féminin », a-t-elle déclaré, encore plus extrémiste, sur Twitter.

« La misogynie médicale… existe – et le refus de reconnaître les femmes la perpétue. Tant que [le Lancet ne commencera pas] à écrire sur les ‘corps avec pénis’, à déshumaniser et à négliger les recherches spécifiques aux hommes, je vais appeler cette cancel culture pour ce qu’elle est : du sexisme. »

Car plusieurs personnes ont suggéré que le journal avait deux poids, deux mesures, signalant un post du 20 septembre qui faisait référence aux 10 millions d' »hommes » vivant avec le cancer de la prostate et suggérant qu’ils n’avaient jamais vu le terme « corps avec pénis ».

La tentative d’inclusion est épuisante, ridicule et tyrannique

« Il y a absolument une conversation à avoir sur un langage inclusif pour les trans… mais ‘les corps avec des vagins’ n’est pas celui-là, et ne rend pas service aux femmes, aux hommes trans ou aux personnes non binaires [assignées femme/mâle à la naissance] », a déclaré Sarah Graham, une journaliste indépendante spécialisée dans la santé qui couvre les préjugés médicaux.

« [Nous] devons être précis et spécifiques sur qui et de quoi nous parlons. Si nous parlons de menstruation, le vagin n’est même PAS la caractéristique pertinente, ce que l’on s’attendrait à ce que @TheLancet sache », a-t-elle écrit sur Twitter.

« Honnêtement, j’ai l’impression que ces tentatives bien intentionnées mais inutiles d’être inclusives ne font qu’ajouter de l’huile sur le feu. Il est possible d’être inclusif ET précis ET de reconnaître la misogynie médicale (et la transphobie) tout à la fois, sans réduire personne à son anatomie. »

« Ah ma p’tite dame, c’est dur d’être Woke. M’en parlez pas Germaine, un rien, et vous êtes canceled ! »

Voilà pourquoi je considère qu’il est de notre devoir de résister, de ne pas se soumettre, de lutter avec les mots contre les mots, et d’employer le magnifique argot, les mots durs comme PD, gouine, tapette, ou travelo, pour leur graver dans la cervelle que le respect dû aux homosexuels et aux transsexuels est essentiel, mais qu’il ne passe pas par la soumission et la terreur.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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