Publié par Manuel Gomez le 17 septembre 2021

Les autorités algériennes réclament depuis plusieurs années l’ouverture des archives concernant la guerre d’Algérie.

La gauche et l’extrême gauche s’associent à cette demande d’ouverture des dossiers classés «Secret défense». On peut donc s’étonner qu’aussi bien les Algériens que leurs complices français se soient sentis si peu concernés par l’ouverture au public, le 9 avril 2020, de certains dossiers concernant les tortures et les disparitions de plusieurs milliers de Français d’Algérie, avant et après le 19 mars 1962 et ces «Accords d’Evian», totalement symboliques puisque jamais respectés par aucune des parties concernées. 

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Ces archives prouvent, si cela était nécessaire, que le gouvernement français de l’époque, et donc son chef de l’Etat, était parfaitement informé sur toutes les exactions et les crimes perpétrés contre des citoyens français en Algérie et que, ni l’un ni l’autre, ne soient jamais intervenus afin qu’ils cessent, prouvant ainsi leur complicité malgré la présence sur le terrain de forces militaires importantes et susceptibles d’intervenir sur ordre… ordre jamais donné !

Jean-Jacques Jordi, docteur en histoire et spécialiste de la colonisation, n’a pas manqué de porter à la connaissance du public (tout au moins de la minorité personnellement intéressée) certaines preuves horribles de ce qui s’est réellement passé.

Bien entendu, ce n’est pas Jordi, ce spécialiste bien plus hautement qualifié qu’un Benjamin Stora, qui a été retenu par le président de la République afin de s’intéresser à notre Histoire (Au fait, avez-vous entendu une seule fois Stora faire la moindre allusion à ces crimes commis par le FLN ? Moi jamais !).

Voici quelques exemples effroyables de ces crimes commis par le FLN et l’ALN :

Le 9 septembre 1962, selon un document officiel, une dizaine d’Européens étaient libérés après avoir été longuement torturés, soit par électricité, soit par noyade ou par introduction de corps étrangers dans l’anus.

De nombreux charniers sont découverts, ils confirment ces pratiques : l’un concernant les corps de 9 Français «impossibles à identifier» tant ils avaient été affreusement mutilés. Parmi eux, deux tués à l’arme blanche, les autres corps portant des traces de coups dus à un acharnement sur leurs corps (Constaté par un médecin-colonel). D’autres cadavres ensevelis par la population après avoir été déchiquetés.

A Eckmühl (Oranie), 16 personnes, dont 5 femmes, périssent carbonisées dans un garage où elles s’étaient réfugiées pour échapper à un commando de tueurs du FLN. Ce commando n’a pas hésité à incendier le local et ses malheureux occupants.

Un rapport officiel confirme la découverte, par les gendarmes d’Oran, d’une quarantaine d’Européens séquestrés «comme donneurs de sang pour les combattants du FLN».

Le 21 avril 1962, ces gendarmes en patrouille découvrent les corps de quatre européens, entièrement nus, non pas égorgés, mais la peau collée aux os et complètement vidés de leur sang d’une manière tout à fait chirurgicale.

Des médecins français, partisans de l’indépendance, avaient participé à ces actes abominables et aucun d’entre eux ne sera inquiété lors de son retour en France.

Le 30 janvier 1963, le consul général d’Alger informe le ministre algérien des Affaires étrangères, Mohamed Khemisti, de l’existence de locaux de tortures dans une villa située chemin Laperlier à El Biar (près d’Alger), ainsi qu’au cinquième étage de la préfecture d’Alger, où un Français s’est suicidé, en se jetant par une fenêtre, afin d’échapper aux tortures infligées.

Un rapport militaire chiffre à plus de 200 le nombre de Français détenus par le FLN et envoyés dans des camps de travail, souvent inscrits sous des noms d’emprunt afin de déjouer les démarches faites par les commissions de contrôle et par la Croix-Rouge, notamment dans un camp situé au sud de la ville de Cherchell.

Déjà, avant l’indépendance, plusieurs camps de détention étaient installés en Tunisie et au Maroc, avec la complicité des deux états.

Selon le sinistre Christian Fouchet, alors commissaire de la République Française, de nombreux documents témoignent des viols de nombreuses Européennes, notamment après le «cessez-le-feu», et malgré les dépôts de plaintes les violeurs sont le plus souvent laissés en liberté.

En septembre 1962, à Alger, trois Européennes violées portent plainte et désignent leurs violeurs. Ils ne sont pas inquiétés.

Un nombre très important de jeunes femmes sont livrées à la prostitution ou réduites en esclavage. Preuve de l’importance de ces crimes, le ministre de l’Intérieur algérien établit un recensement de ces Françaises «placées» dans des bordels militaires de campagne (BMC).

Le 22 janvier 1963, le général de Brebisson informe l’ambassadeur de France des tortures exercées contre des Français arrêtés par la police algérienne. Il joint des dizaines de témoignages et il conclut «qu’aucune plainte déposée après 1962 par les Européens à l’encontre de musulmans pour viols, pillages, enlèvements, meurtres, etc. n’a eu de suivi – quand bien même les auteurs de ces crimes étaient identifiés».

Le 11 mai 1962 à Belcourt (Alger), des Européens témoins de l’enlèvement d’un sous-officier, demandent l’intervention de l’armée française : «On en a fini avec le FLN. Nous luttons à présent contre l’OAS. Oubliez ce que vous venez de voir.»

Les autorités françaises ont constamment fermé les yeux sur tous ces crimes, alors qu’elles étaient parfaitement informées sur les lieux des séquestrations : «en exécution des instructions reçues par les autorités françaises. Ordre de laisser-faire.»

En trois mois, entre mars et mai 1962, il y eut plusieurs milliers d’enlevés et de disparus, selon un rapport des directives internes du FLN saisi par le renseignement militaire, bien davantage que durant les années de guerre, entre 1954 et 1962.

Il reste aujourd’hui plus de 4000 disparus dont les corps n’ont jamais, et ne seront jamais, retrouvés.

Et cela avec la complicité silencieuse des autorités françaises depuis 60 années !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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