Publié par Michèle Mazel le 18 septembre 2021

Regardez-le plastronner devant le juge. Sorti de sa prison cinq étoiles à faire pâlir d’envie les détenus palestiniens, qui eux ne bénéficient pas de salles de gymnastique individuelles, ce petit criminel qui a un jour décidé de jouer dans la cour des grands n’a même pas eu le courage de déclencher sa ceinture d’explosifs et de mourir en martyr comme ses complices.

Et la République, bonne fille, le laisse parler.

Pas question de porter atteinte aux sacrosaints droits de la défense.

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La présidente, la cour, les avocats et le public l’écoutent donc déclarer qu’il ne reconnait ni le tribunal ni la justice française : n’est-il pas un combattant de l’Islam et à ce titre justiciable uniquement de ses lois ?

On en viendrait presque à se demander pourquoi ce piteux guerrier n’a pas demandé à être jugé par un tribunal militaire ou à tout le moins à être traité comme prisonnier de guerre.

Ecoutons ses propos tels qu’ils sont rapportés par Le Monde du 15 septembre, il commence par s’élever contre les propos de la juge d’instruction belge la veille :

« Elle a parlé de terrorisme, de djihadisme, de radicalisme. Tous ces termes créent de la confusion. En réalité, il ne s’agit que de l’islam authentique. Et ces terroristes, ces radicaux, ce sont des musulmans. » 

Et il enchaîne : « On a combattu la France. On a visé des civils, mais on n’a rien de personnel à leur égard. On a visé la France, et rien d’autre. »

Le Monde continue à citer complaisamment le reste de cet incroyable discours, y compris quand l’accusé fait porter à l’ancien président François Hollande la responsabilité d’avoir provoqué « Une haine antifrançaise et des attaques meurtrières. » en se joignant à la lutte contre Daesh – l’état islamique. 

Par contre ce fidèle rapport ne s’accompagne d’aucune critique de la part du quotidien, pourtant si prompt à porter jugement d’ordinaire.

Aucune analyse pour montrer ce qu’il y a non seulement de choquant mais encore de fallacieux dans ce raisonnement. 

Qui peut entendre sans frémir que selon lui, pour les terroristes du Bataclan qui ont visé et causé la mort de quatre-vingt-dix personnes et blessé plus de quatre cents autres, toutes des civils, il n’y avait là « rien de personnel ? »

Comment ne pas rappeler les atrocités de Daesh dont certaines dépassent l’entendement, les prisonniers décapités sans procès quand ils n’étaient pas brûlés vifs ?

Les femmes, les toutes jeunes filles réduites à l’esclavage sexuel et passant de main en main ?

Les centaines de milliers de civils jetés sur les routes de l’exil ? Les villes et villages dévastés, les trésors de la civilisation antique détruits au bulldozer ?

Comment ne pas souligner que c’est sur la base de cette idéologie mortifère que Salah Abdeslam revendique son forfait ?

Qu’en est-il par ailleurs de la réprobation qu’on aurait pu attendre des milieux musulmans devant cette présentation de l’Islam, cette religion dite de paix et d’amour ?

Où sont les tribunes indignées proclamant haut et fort que l’homme ne parle pas en leur nom ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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