Publié par Jean-Patrick Grumberg le 24 septembre 2021

Préambule : le COVID revenant constamment dans l’Actualité en tête des nouvelles importantes, Dreuz ne peut pas éviter de couvrir le sujet. Concernant les informations, Dreuz affiche sa neutralité et ne publie que celles provenant de sources fiables et réputées. A l’inverse, les articles d’opinion reflètent le point de vue des auteurs de Dreuz et non celui de la rédaction.

Vous le savez peut-être, l’hydroxychloroquine, l’ivermectine, et d’autres médicaments moins médiatisés, considérés comme pouvant soigner les gens qui ont attrapé le coronavirus, ont fait l’objet de très nombreux essais cliniques et recherches randomisées.

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Et vous savez peut-être aussi que sur les centaines d’essais cliniques conduits dans le monde entier, à peu près tout et son contraire a été démontré. Au point que très peu de pays et Etats Indépendants des pressions utilisent ces médicaments pourtant très bon marché.

Mon meilleur exemple est la Floride, dont le gouverneur, Ron DeSantis, est à mon avis le dirigeant dont la politique et la bravoure se rapprochent le plus du président Trump. DeSantis est comme Trump : il encourage mais ne force pas les gens à se faire vacciner. Il est radicalement opposé à toutes les contraintes, quelles qu’elles soient : il interdit qu’on oblige qui que ce soit à porter le masque, à l’école ou ailleurs, à se faire vacciner, et à pratiquer toute forme de discrimination dans son Etat. Et bien entendu, il a interdit le passe-sanitaire.

Lors de mes travaux, j’ai été amené à suivre l’implantation par DeSantis d’une unité de soins d’urgence au moyen d’un traitement qui ne fait l’objet d’aucune controverse. DeSantis n’a pas retenu l’hydroxy, ni l’ivermectine, qui ont été mis en service comme traitement dans plusieurs Etats d’Amérique, dont le Dakota du Sud et le Michigan, puis arrêtés par manque de résultat, mais un traitement à base d’anticorps monoclonaux.

DeSantis a ainsi décidé de mettre à la disposition des Floridiens atteints du coronavirus du traitement par anticorps monoclonaux.

Qu’est-ce qu’un anticorps monoclonal ?

Les anticorps monoclonaux sont des protéines fabriquées en laboratoire, qui peuvent imiter la capacité du système immunitaire à combattre des menaces telles que le coronavirus.

Le traitement COVID Regeneron est un traitement de stade précoce. Il vient d’être approuvé par la FDA, et il donne de très bons résultats. En fait, il bénéficiait d’une approbation d’urgence depuis le 20 novembre 2020. C’est le traitement qui a été employé par les médecins du centre médical Walter Reed pour soigner le président Trump, entre autres personnalités.

Le médicament de Regeneron est une combinaison de deux anticorps monoclonaux qui est administrée par voie intraveineuse. Le traitement fonctionne en imitant le système immunitaire de l’organisme pour empêcher les personnes infectées de tomber gravement malades.

Lorsqu’un patient est infecté, il faut un peu de temps à son organisme pour produire des anticorps qui peuvent l’aider à combattre l’infection – ou pas. Ces traitements, également appelés AcM, peuvent accélérer la capacité de l’organisme à combattre l’infection.

Approuvé par la FDA (2)

Deux AcM spécifiquement conçus pour combattre le coronavirus sont désormais approuvés aux États-Unis.

  • La Food and Drug Administration a accordé une autorisation d’utilisation au traitement fabriqué par Regeneron, le casirivimab et l’imdevimab (3).
  • Un autre a été accordé au sotrovimab, fabriqué par GlaxoSmithKline.
  • En avril 2021, la FDA a révoqué l’autorisation d’utilisation d’urgence bamlanivimab d’Eli Lilly, car il n’était pas aussi efficace contre les variantes en circulation aux États-Unis.
  • En juin 2021, le ministère de la Santé a annoncé une pause dans la distribution de l’autre traitement de Lilly, l’etesevimab, ainsi que de sa combinaison des deux monoclonaux, car aucun des deux n’était aussi efficace contre les variants Gamma et Beta du coronavirus.

Soignés, guéris, remis sur pieds : DeSantis crée une unité de réponse rapide

Clinique Regeneron en Unité de soins rapides en Floride
  • Lorsque le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a annoncé début août qu’il avait été testé positif au Covid-19, son bureau a précisé qu’il avait été traité avec une thérapie qui s’est révélée très efficace contre le virus : les anticorps monoclonaux. Regeneron.
  • Chris Christie et Rudy Giuliani ont également été soignés avec ce traitement après avoir été infectés.
  • Lorsque le président Trump a été testé positif, c’est le traitement qui lui a été immédiatement donné.
  • En toute logique, DeSantis, qui ne veut pas imposer le vaccin, a donc créé une unité de réponse rapide pour administrer ce traitement aux résidents de son Etat infectés par le virus.

« Ces anticorps monoclonaux, Regeneron et autres, ont prouvé qu’ils réduisaient radicalement le risque que quelqu’un soit hospitalisé et, en fin de compte, la réduction des admissions à l’hôpital doit être une priorité absolue, et si vous réduisez ces admissions, les gens ne vont pas à l’hôpital pour commencer, vous savez qu’ils vont se rétablir, et c’est donc une chose très importante », a déclaré DeSantis

Le Regeneron peut-il prévenir le Covid-19 ?

Le traitement par anticorps fabriqué par Regneron est également autorisé à être utilisé comme traitement préventif. Pas préventif dans le sens du vaccin, qui dans les premiers mois et dans la plupart des cas, évite de tomber malade ou d’attraper le virus lorsqu’on est en contact avec une personne infectée, mais ce que l’on appelle une « prophylaxie post-exposition ».

  • Il peut être administré à une personne qui a été exposée à une personne infectée, ou à une personne présentant un risque élevé d’exposition, comme les personnes vivant dans une maison de retraite qui a connu un cas récent.
  • En prévention, les AcM sont destinés à être utilisés chez les patients qui ne sont pas complètement vaccinés, ou chez les personnes qui ne sont pas susceptibles de développer une réponse immunitaire adéquate à un vaccin, comme les personnes qui ont subi une transplantation d’organe et qui sont immunodéprimées (le cas de mon ami, le couturier Alber Elbaz, décédé alors qu’il était totalement vacciné, parce qu’il fut découvert qu’il était immunodéprimé)

Qui peut bénéficier des traitements par anticorps monoclonaux contre le Covid-19 ?

  • Le traitement pour les personnes infectées est destiné aux adultes non hospitalisés et aux patients pédiatriques âgés de 12 ans et plus, qui présentent un risque de contracter un Covid-19 sévère.
  • Les anticorps monoclonaux sont destinés à être utilisés au début de l’évolution de la maladie pour l’empêcher de progresser.
  • Un patient malade doit recevoir le traitement le plus tôt possible après le diagnostic et dans les 10 jours suivants l’apparition des symptômes.
  • Des études montrent que les anticorps monoclonaux ne semblent pas fonctionner lorsque les personnes sont très malades et déjà hospitalisées ou sous oxygène.

Comment peut-on avoir accès au traitement ?

  • Le médicament ne se présente pas sous la forme d’une simple pilule. Un médecin doit le prescrire.
  • Les AcM doivent être administrés par perfusion ou, si la perfusion entraîne un retard dans le traitement, le traitement de Regeneron peut également être administré par quatre injections sous-cutanées.
  • La perfusion elle-même peut durer environ une heure, puis les patients doivent attendre une période d’observation pour s’assurer qu’il n’y a pas d’effets secondaires.

Quelle est l’efficacité du traitement ?

  • Les études montrent que les AcM sont très efficaces pour empêcher les patients à haut risque de développer des symptômes graves de Covid-19.
  • En mars, Regeneron a annoncé que les patients ayant reçu son traitement dans les 10 jours avaient un risque d’hospitalisation et de décès réduit de 70 %.
  • Celui de GlaxoSmithKline a permis de réduire de 85 % le risque d’hospitalisation ou de décès chez les patients à haut risque, par rapport au placebo.
  • En tant qu’outil de prévention, une étude de Regeneron a montré une protection de 72 % contre les infections symptomatiques au cours de la première semaine, et de 93 % au cours des semaines suivantes.
  • Parmi les personnes qui ont présenté des symptômes, celles qui ont reçu le traitement ont éliminé le virus plus rapidement et sont restées malades moins longtemps.

Y a-t-il des effets secondaires ?

Les réactions allergiques sont peu probables, mais possibles. Une aggravation des symptômes après le traitement est également possible, selon la FDA.

Quelle est la différence entre les AcM et un vaccin ?

  • La protection obtenue par un traitement par anticorps ne dure pas aussi longtemps que celle conférée par un vaccin. En général, le traitement ne fournit une protection que pendant environ un mois, contre environ six mois pour le vaccin.
  • Un vaccin nécessite quelques semaines pour que le système immunitaire commence à fournir une protection, tandis que les anticorps monoclonaux agissent immédiatement.

Seul « petit » problème, le vaccin coûte 20 dollars par dose, soit 60 dollars au total pour trois doses, tandis que les AcM coûtent environ 2 100 dollars le traitement aux Etats-Unis. (Il est pris en charge par l’Etat de Floride où il est délivré gratuitement)

Malgré cela, et en raison de l’augmentation récente des cas de coronavirus, les États-Unis ont enregistré une hausse de 1 200 % des commandes de traitements par anticorps monoclonaux au cours du mois dernier, selon le ministère de la Santé. Et environ 75 % des commandes proviennent de régions des États-Unis où les taux de vaccination sont faibles.

Depuis la mi-juillet, les livraisons de Regeneron ont grimpé en flèche, passant de 25 000 à 125 000 doses par semaine, la moitié environ étant expédiée dans quatre États : Floride, Texas, Mississippi, et Alabama, » rapporte Kaiser Health News (1), citant Alexandra Bowie, porte-parole de Regeneron.

https://khn.org/news/article/monoclonal-antibody-therapy-mabs-versus-vaccination-conservative-states-covid-hotspots-florida-texas
  • Le 4 août 2021, le New England Journal of Medicine a publié les résultats positifs d’un essai de phase 3 sur REGEN-COV (casirivimab et imdevimab) pour prévenir l’infection par le SRAS-CoV-2 (4).
  • Au 15 septembre, un nouvel accord portant sur 1,4 million de doses de REGEN-COV, qui porte le total des achats du gouvernement américain à près de 3 millions de doses, a été signé.

Plébiscite

  • L’OMS a approuvé ce vendredi 24 septembre le cocktail de médicaments de Regeneron pour traiter les malades (5).
  • Selon Médecins sans frontières, Regeneron a déposé des demandes de brevet dans au moins 11 pays pauvres.
  • Le Japon a été le premier à autoriser son utilisation en juillet dernier.
  • L’Union européenne, l’Inde, la Suisse et le Canada viennent d’approuver la combinaison pour un usage d’urgence.

Israël approuve le traitement par Regeneron

Israël a une longueur d’avance concernant la pandémie (ce qui lui est retombé dessus, car il a été le premier et le plus touché par la réduction de l’efficacité du vaccin Pfizer, au moment même où le variant Delta apparaissait).

Le traitement par Regeneron vient d’être validé en Israël. Israël a dépensé 9,4 millions de dollars pour acheter le médicament COVID de Regeneron. En raison de son coût, 1500 dollars par traitement en Israël, le ministère de la Santé a établi des directives strictes pour son utilisation par les caisses d’assurance maladie (En Israël, la sécurité sociale n’est pas déficitaire).

En gros, les gens doivent être soit non vaccinés ET présenter 2 facteurs de risque, soit être vaccinés et présenter 5 facteurs de risque.

Les facteurs de risque sont les suivants :

  • Être âgé de plus de 70 ans, avoir été hospitalisé au cours des 3 dernières années, être atteint d’une maladie rénale ou hépatique, être diabétique, être obèse, avoir une maladie neurologique ou cardiaque, être fumeur, être immunodéprimé, avoir été traité pour une maladie maligne au cours des 5 dernières années. (des coefficients sont appliqués à chaque facteur de risque : certains sont à 1, d’autres à 2, les gens non vaccinés sont à 5, et vous devez obtenir 7 points pour être autorisé et couvert). (Ce qui n’est pas encore clair au moment de rédiger ces lignes, c’est à quel taux le traitement sera couvert, ou s’il faut une assurance maladie complémentaire privée.)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://khn.org/news/article/monoclonal-antibody-therapy-mabs-versus-vaccination-conservative-states-covid-hotspots-florida-texas
  2. https://www.drugs.com/history/regen-cov.html
  3. https://medicalxpress.com/news/2021-08-regeneron-drug-severe-covid-vulnerable.html
  4. https://www.drugs.com/clinical_trials/new-england-journal-medicine-publishes-positive-phase-3-trial-results-regen-cov-casirivimab-19520.html
  5. https://theeuropatimes.com/coronavirus-digest-who-approves-regeneron-drug-cocktail-for-treatment/#:~:text=Doctors%20Without%20Borders%20said%20Regeneron%20has%20filed%20patent,coronavirus%20news%20from%20the%20rest%20of%20the%20world%3A

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