Publié par Magali Marc le 5 septembre 2021

Afin de distraire les Américains (qu’il prend pour des imbéciles) du désastre qu’il a causé en Afghanistan – et de sa chute dans les sondages -, Joe Biden a déclaré lors de son discours prononcé jeudi, le 2 septembre, que le plus grand défi à relever, c’est la « crise climatique». « … (C)es derniers jours, l’ouragan Ida, les incendies de forêt dans l’Ouest et les crues soudaines sans précédent à New York et dans le New Jersey nous rappellent une fois de plus que ces tempêtes extrêmes et la crise climatique sont là. » (Ref: le New York Times)

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Vijay Jayaraj*, paru sur le site d’American Thinker, le 4 septembre.

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La « crise » climatique est plus dangereuse que le terrorisme ? Soyez réaliste, M. Biden

On s’attend désormais à ce que la résurgence des Talibans constitue une menace sérieuse pour la sécurité des États-Unis et du monde. Treize militaires américains et près de 200 Afghans ont déjà été tués dans des explosions devant l’aéroport de Kaboul le 26 août 2021.

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Pourtant, le président Biden a affirmé que la plus grande menace pour les États-Unis est un climat qui subit des transformations d’origine naturelle depuis des lustres :

« Ce n’est pas une blague », a déclaré M. Biden (le 9 juin dernier). « Vous savez ce que les chefs d’état-major nous ont dit être la plus grande menace physique à laquelle l’Amérique est confrontée ? Le réchauffement climatique. »

Pendant la campagne présidentielle de Joe Biden, John Kerry a déclaré : « L’Amérique aura bientôt un gouvernement qui traitera la crise climatique comme la menace urgente qu’elle représente pour la sécurité nationale. » Et nous y voilà.

En avril dernier, le Secrétaire à la défense, Lloyd Austin, a qualifié le changement climatique de menace existentielle, déclarant :

« D’un océan à l’autre et dans le monde entier, la crise climatique a causé des dommages considérables et mis des gens en danger. »

Classer le changement climatique comme une menace plus grave que, disons, le terrorisme ou une Chine hostile est une bévue de politique publique qui équivaut au moins au retrait bâclé d’Afghanistan et démontre une ignorance de la science.

Les déclarations de l’Administration Biden ne sont fondées sur aucun chiffre, aucune donnée, ni statistique.

En vérité, les mesures des principaux paramètres climatiques contrastent fortement avec ces affirmations.

Tout d’abord, il n’y a pas de crise climatique.

Les gens jouissent aujourd’hui de plus d’abondance et de sécurité que jamais. Tous les facteurs déterminant l’espérance de vie se sont améliorés, qu’il s’agisse de la sécurité alimentaire, de l’accès à l’eau potable ou même de la capacité à atténuer les effets des catastrophes climatiques.

Contrairement à ce que prétend l’Administration Biden, il n’y a pas eu d’aggravation significative des phénomènes météorologiques extrêmes qui menacent le pays.

Les données relatives à la fréquence des ouragans fournies par le Centre national des Ouragans de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) montrent qu’il n’y a pas eu d’augmentation du nombre d’ouragans majeurs (catégories 3, 4 et 5) aux États-Unis entre 1851 et 2004. La seule tendance que nous observons en termes de fréquence est une tendance à la baisse ! :

Aux États-Unis, l’intensité des ouragans qui touchent terre a diminué, et « les ouragans majeurs qui touchent terre ont diminué de 50 % depuis les années 1930 ».

En ce qui concerne les incendies de forêt, les faits contredisent à nouveau les affirmations de M. Biden et de son ministre de la défense. Les données du National Interagency Fire Center Historical Statistics of the United States et du U.S. Forest Resource Facts and Historical Trends de l’USDA montrent qu’il n’y a pas eu d’augmentation de la fréquence du total des incendies annuels de terres sauvages au cours des cent dernières années.

En 2020, la superficie totale brûlée ne représentait que 11 % de la superficie qui brûlait annuellement au début des années 1900.

Il est important de noter que la majorité des incendies de forêt de ces derniers temps sont dus à des activités humaines et non à des causes naturelles.

La NASA a déclaré que : « L’homme est à l’origine de la plupart des incendies de forêt aux États-Unis », citant une étude de 2017 qui montrait comment « les incendies de forêt déclenchés par l’homme représentaient 84 % de tous les incendies de forêt, triplaient la durée de la saison des feux, dominaient une superficie sept fois plus grande que celle affectée par les feux de foudre, et étaient responsables de près de la moitié de toutes les superficies brûlées entre 1992 et 2012. »

Des écologistes comme Michael Shellenberger (auteur du livre Apocalypse Never **) ont souligné que la mauvaise gestion des forêts était la principale raison des récents incendies de forêt en Californie.

Malgré cette mauvaise gestion et les incendies d’origine humaine, la couverture forestière américaine n’a pas connu de déclin majeur au cours des cent dernières années.

Ces réalités sont ignorées non seulement par les médias, mais aussi par les politiciens qui préfèrent attiser la peur des ouragans et des feux de forêt « causés par le climat ».

En outre, l’ensemble du discours de l’Administration sur le climat repose sur des prévisions de modèles informatiques qui se sont avérés peu fiables à plusieurs reprises.

Les scientifiques des Nations Unies eux-mêmes ont mis en doute l’exactitude de ces modèles. Les critiques relèvent régulièrement un écart important entre les températures réelles et les prévisions des modèles.

Dans une étude récente, les scientifiques ont remarqué :

« Nous trouvons des biais de réchauffement considérables dans les tendances modélisées par le modèle CMIP6, et nous montrons que ces biais sont liés à des biais dans la température de surface (ces modèles simulent un réchauffement global irréaliste). »

En d’autres termes, les modèles ne sont pas capables de prévoir les températures et ne devraient pas être utilisés pour élaborer des politiques climatiques et énergétiques.

L’idée selon laquelle le climat est un problème de sécurité nationale est donc tout à fait inexacte.

Cela ne veut pas dire que le climat n’a aucun impact, mais il est loin d’être la « plus grande menace » à laquelle font face les États-Unis, que ce soit dans le présent ou à l’avenir.

Quelle que soit l’interprétation de la réalité par les médias, il est du devoir des représentants élus de faire preuve de plus de discernement lorsqu’ils avertissent le public qu’il y a une menace pour la sécurité nationale.

Joe Biden et son équipe devraient revenir sur leur déclaration concernant la crise climatique.

* Vijay Jayaraj participe à la rédaction de la Coalition CO2, d’Arlington, en Virginie. Il est titulaire d’une maîtrise en sciences environnementales de l’Université d’East Anglia, en Angleterre. Il réside à Bengaluru, en Inde.

** Michael Shellenberger, « Apocalypse Never, Why Environmental Alarmism Hurts Us All», Harper Collins, 2020.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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