Publié par Magali Marc le 2 septembre 2021

Le 23 juillet, lorsqu’il était temps d’avertir les Américains de quitter immédiatement l’Afghanistan, Joe Biden était parfaitement au courant de ce qui se passait sur le terrain. Il a dissimulé la réalité aux Américains parce qu’il entretenait le fantasme délirant qu’en faisant semblant que tout allait bien, le problème se réglerait comme par magie (Ref *). Un bureaucrate du Deep State a transmis à Reuters la transcription de l’appel téléphonique, ce jour-là, entre Joe Biden et Ashraf Ghani, lors duquel le président américain a demandé au président afghan de mentir concernant la prise de contrôle des Talibans.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Bonchie, paru sur le site de RedState, le 1er septembre.

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La descente aux enfers de Joe Biden

La présidence de Joe Biden va mal.

C’est évident depuis longtemps. Ce n’est pas comme si l’inflation transitoire qui n’est pas transitoire, la stagnation du marché de l’emploi, la crise frontalière et le woke-isme rebutant étaient nouveaux sur la scène. Mais peut-être ironiquement, étant donné que la politique étrangère était censée être le domaine d’expertise de Joe Biden (lol), le désastre mortel en Afghanistan représente un tournant pour le président.

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Non, ce n’est pas parce que son incompétence stupéfiante, son manque d’empathie et sa colère visible ont été surprenants (Voyez un Joe Biden hurlant et provocateur (en conférence de presse le 31 août) qui déclare la victoire en Afghanistan et blâme les Américains abandonnés en Afghanistan).

Cela fait partie du problème depuis le début. Les choses ont changé parce que, pour la première fois depuis que Joe Biden a prêté serment, il subit les foudres d’une entité qu’il pensait avoir de son côté : l’État profond.

Hier (le 31 août), la nouvelle est tombée d’un appel téléphonique pas si parfait entre Joe Biden et le Couard en chef de l’Afghanistan, Ashraf Ghani, l’ex-président afghan qui a fui son pays au lieu de rester pour mener la lutte.

Ce qui a été révélé, c’est que, lors de cet appel, M.Biden a demandé à M. Ghani de falsifier son discours concernant la situation sur le terrain afin de changer la «perception» que les choses allaient mal contre les Talibans :

« Je n’ai pas besoin de vous dire que la perception dans le monde et dans certaines parties de l’Afghanistan, est que les choses ne vont pas bien en termes de lutte contre les Talibans », a déclaré Joe Biden. « Et il y a un besoin, que ce soit vrai ou non, il y a un besoin de projeter une image différente. (…) Je ne suis pas un militaire, donc je ne vous dis pas à quoi un plan devrait précisément ressembler, vous allez obtenir non seulement plus d’aide, mais vous allez obtenir une perception qui va changer (…) ».
[ Le président afghan lui a dit :« Nous sommes confrontés à une invasion à grande échelle, composée de Talibans, d’une planification et d’un soutien logistique pakistanais complets, et d’au moins 10 à 15 000 terroristes internationaux, principalement pakistanais, ajoutés à cela »

Le lendemain, le conseiller à la Sécurité nationale Jake Sullivan, le général Mark Milley et le commandant du Commandement central américain, le général Frank McKenzie, ont également téléphoné à au président Ghani pour lui dire de se ressaisir et de tenir un discours victorieux.] (Ref *)

Contrairement à l’appel téléphonique qui a conduit à la destitution de Donald Trump, il n’y avait aucune ambiguïté. C’était le président des États-Unis qui demandait directement à un allié de mentir afin de changer la perception politique.

Pourtant, ce qui me frappe le plus ici n’est pas la substance, choquante et aussi digne d’enquête qu’elle puisse être, mais les circonstances par lesquelles la substance a été révélée.

Le 23 juillet, Jen Psaki avait annoncé que Joe Biden avait parlé à Ashraf Ghani tout en suggérant que le compte rendu de l’appel serait publié plus tard dans la journée. Cela n’a jamais été le cas, et nous savons maintenant pourquoi. Cela indique une dissimulation par l’Administration pour des raisons purement politiques. Qui a pris la décision de faire disparaître le compte rendu ?

De plus, la transcription a finalement été divulguée de manière embarrassante, et la seule entité nébuleuse capable de le faire est l’ensemble des bureaucrates de l’Establishment: l’Exécutif et les services secrets, c’est-à-dire l’État profond.

C’était la dernière pièce manquante au casse-tête afin de garantir la chute de Joe Biden.

Dans la mesure où il a pu résister aux critiques croissantes des médias et à une situation qui ne cesse de s’aggraver à l’intérieur et à l’extérieur du pays, il ne pouvait y réussir qu’à condition qu’il n’y ait pas une série de fuites visant ses compétences et sa personnalité.

Les fuites se produisent maintenant, et comme Donald Trump peut en témoigner, c’est la seule chose qui peut hanter un président jusqu’au moment où il quitte son poste.

En bref, le dernier pare-feu semble avoir été franchi, et dorénavant, Joe Biden est sur une pente descendante.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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