Publié par Magali Marc le 7 septembre 2021

Le politologue Ruy Teixeira a coécrit, en 2002, un livre dans lequel il expliquait aux Démocrates que la montée démographique des Hispaniques et le déclin des Blancs étaient pour eux une garantie d’obtenir et de conserver le pouvoir.

Manque de pot, il a récemment découvert que les Hispaniques ont tendance à être socialement conservateurs. En 2020, ils ont été plus nombreux que prévu à voter pour Donald Trump. Le Gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, qui fait face à une élection de rappel, aurait tort de prendre leurs votes pour acquis. Ses sévères mesures de confinement (que lui-même n’a pas respectées) ont beaucoup nui aux travailleurs latinos. Or ce sont les électeurs latinos qui détiennent la clé de ce rappel.

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Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Thomas Lifson, paru sur le site d’American Thinker, le 6 septembre.

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Les Démocrates ont parié sur les assurances de Teixeira,
et maintenant, il leur dit qu’il s’est trompé

Il y a de bonnes raisons de penser que la figure la plus influente du Parti Démocrate au cours des trois dernières décennies a été le politologue Ruy Teixeira.

M. Teixeira a coécrit un livre en 2002, The Emerging Democratic Majority* (La majorité démocrate émergente), qui expliquait aux Démocrates que la montée démographique des Hispaniques et le déclin des Blancs (comme si de nombreux Hispaniques n’étaient pas de race blanche) leur garantissaient de devenir le seul parti au pouvoir.

Comme son co-auteur était un DAWM (Dreaded Anglo White Male- Homme blanc anglophone redouté), Teixeira a bénéficié de l’attention et du pouvoir de ce pronostic, car les hommes blancs n’ont pas la faveur des Démocrates. Plus que toute autre chose, ce rêve de pouvoir politique sur le dos des immigrants hispaniques -légaux ou pas – est la raison pour laquelle les Démocrates favorisent l’ouverture de la frontière sud des États-Unis en ce moment, et chaque fois qu’un Démocrate est à la Maison-Blanche.

Mais il s’avère – au grand dam et à la consternation des Démocrates – que les personnes qui parlent espagnol ont un cerveau qui fonctionne et une capacité d’action – la capacité de se faire une opinion et d’agir sur la base des conclusions auxquelles ils parviennent.

Ce type de comportement reçoit la désapprobation des Démocrates, dont le chef Joe Biden a, après tout, déclaré : «Vous n’êtes pas noir si vous ne votez pas pour moi».

Cependant, il s’avère que les Hispaniques refusent de se plier au devoir d’inconscience prescrit par les Démocrates.
L’auteur Fuzzy Slippers, du site Legal Insurrection, a attiré notre attention sur l’avertissement de M. Teixeira à l’égard des Démocrates à l’effet que les Hispaniques ne se comportent pas comme il l’avait prédit, et comme son parti avait parié qu’ils le feraient :

«Ruy Teixeira, le politologue à l’origine du mantra gauchiste tant loué (et tant décrié) selon lequel «la démographie est la destinée», a de mauvaises nouvelles pour les Démocrates d’aujourd’hui : non seulement ils ont toujours besoin des électeurs blancs, en particulier de la classe ouvrière, mais leur programme socioculturel et économique de gauche radicale rebute trop d’électeurs latinos et Hispaniques pour que leur «destin démographique» se manifeste. (…)

M. Teixeira a tout vu, et il a observé les tendances de vote parmi les groupes démographiques que les Démocrates pensent avoir bien en main (après tout, si vous ne votez pas pour Biden, vous n’êtes pas noir, n’est-ce pas ?) Ce racisme désinvolte est l’un des problèmes que M. Teixeira signale maintenant comme étant problématique pour le Parti Démocrate et son rêve (brisé) d’une majorité démocrate émergente basée sur la démographie.

M. Teixeira a écrit sur son site :

«La dernière publication des données du recensement de 2020, qui sera utilisée pour guider le redécoupage décennal, a été accueillie de manière plutôt haletante par les médias de la nation et a été un véritable piège pour les commentateurs et les observateurs qui penchent vers les Démocrates.»

Notez certains de ces titres :
«La population blanche de l’Amérique a diminué pour la première fois» ;
«De vastes étendues des États-Unis se réduisent. Presque toutes ont voté pour Donald Trump».
«Les résultats du recensement montrent que l’Amérique est plus diverse et multiraciale que jamais».

Rien de tout cela n’est faux, même s’il convient de noter que ces résultats correspondent à des tendances de longue date plutôt qu’à quelque chose de qualitativement nouveau.

Ce qui est contestable en revanche, c’est le vernis politique que l’on tend à mettre sur ces résultats. Le cinéaste de gauche Michael Moore a qualifié l’annonce de «meilleur jour de l’histoire des États-Unis», ce qui, bien qu’excessif, représente assez bien la joie de la plupart des gauchistes devant le déclin précipité d’une population blanche présumée conservatrice et la croissance continue d’une population non blanche présumée gauchiste, signe avant-coureur d’une Amérique future diverse et progressiste.

(…)

Comme le montre le recensement, le principal moteur de l’augmentation de la population non blanche est la croissance de la population hispanique.

Les Hispaniques constituent de loin le groupe le plus important de la population non blanche désignée par le recensement (19 % contre 12 % pour les Noirs). Bien que leur représentation parmi les électeurs soit considérablement inférieure à leur représentation dans l’ensemble de la population, il est juste de dire que les tendances du vote au sein de ce groupe détermineront de manière décisive les tendances du vote parmi les non-Blancs à l’avenir, puisque leur part d’électeurs continuera à augmenter alors que la part d’électeurs noirs devrait rester à peu près constante.


Ces tendances électorales hispaniques n’ont pas été favorables aux Démocrates. Selon Catalist (NdT: un large réseau technologique gauchiste) en 2020, les Latinos avaient une marge étonnamment importante de 16 points en faveur de Donald Trump. Parmi les Latinos, ce sont les Cubains qui se sont le plus rapprochés de M. Trump (26 points), mais les personnes d’origine mexicaine ont également connu un déplacement de 12 points et même les Portoricains se sont rapprochés de M. Trump de 18 points. En outre, les mouvements latinos en faveur de Donald Trump sont très dispersés géographiquement.


Les mouvements hispaniques en faveur de Donald Trump ne se sont pas limités à la Floride (28 points) et au Texas (18 points), mais ont également concerné des États comme le Nevada (16 points), la Pennsylvanie (12 points), l’Arizona (10 points) et la Géorgie (8 points).


Ces marges réduites expliquent pourquoi, malgré l’augmentation de la part de voix des Hispaniques en 2020, leur contribution à l’amélioration de la marge nationale des Démocrates lors de cette élection a été en fait négative – c’est-à-dire qu’ils ont contribué à hauteur d’un point à la marge de voix en faveur de Joe Biden par rapport à celle d’Hillary Clinton en 2016. Le même schéma peut être observé dans les États charnières

Le véritable problème sous-jacent est que les personnes dont l’espagnol est la langue maternelle veulent bénéficier des possibilités d’avancement personnel que le travail et la persévérance apportent dans une société libre.
En outre, tout comme les immigrants italiens d’il y a un siècle ou plus, qui étaient considérés comme des «non-blancs» et des démocrates à perpétuité, les Hispaniques gagnent en statut et en réussite après avoir immigré. Pire encore (du point de vue des Démocrates), ils ont tendance à être socialement conservateurs, à valoriser la famille et ne veulent pas qu’on les appelle des «LatinX». En fait, ils n’apprécient pas la plupart des exigences de la culture PC (Politiquement Correcte).

Aujourd’hui, on pense que les électeurs hispaniques de Californie détiennent la clé de l’avenir du gouverneur Gavin Newsom, qui fait face à une élection de rappel. Ses mesures de confinement n’ont pas nui aux personnes qui travaillent à domicile par ordinateur, mais ont nui aux personnes qui travaillent de leurs mains, dans de nombreux cas.
Le programme social des Démocrates californiens, avec les préoccupations des transgenres en tête de liste, n’a pas non plus beaucoup d’attrait pour eux.

Donald Trump a fait un travail formidable pour gagner le vote hispanique (ainsi que le vote noir, bien que dans une moindre mesure).

Maintenant que l’auteur de la stratégie a averti les Démocrates de leur folie, vont-ils battre en retraite ?
C’est peu probable. Ils ne vont pas fermer la frontière. Ils ne vont pas dire à Alexandria Ocasio-Cortez de s’asseoir et de se taire. Trop de gens ont intérêt à poursuivre la stratégie hispanique.

Le GOP doit insister sur l’agenda socialiste extrême des Démocrates, leur engagement à fermer les frontières, et leur élitisme, en particulier le fait de permettre aux syndicats d’enseignants radicaux de convertir les écoles en centres d’endoctrinement.

Quant à Teixeira, il pourrait prendre pour devise cette citation du film Animal House :

«Tu es dans la merde… (c’est parce que) tu nous as fait confiance ! Hé, profites-en ! On peut peut-être t’aider.»

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Source : https://www.americanthinker.com/blog/2021/09/democrats_bet_the_future_of_their_party_on_his_assurances_and_now_he_tells_them_theyve_blown_it.html

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