Publié par Magali Marc le 30 septembre 2021

Le Général Mark Milley, le Secrétaire à la défense Lloyd Austin et le Général Kenneth McKenzie ont témoigné devant le Comité du Sénat sur les forces armées, mardi le 28 septembre. Les plus hauts gradés de l’armée américaine ont contredit le président Joe Biden, en admettant publiquement pour la première fois qu’ils avaient conseillé de maintenir des centaines de soldats en Afghanistan afin d’éviter un effondrement du régime de Kaboul.
« En début d’année, j’ai recommandé de laisser 2500 soldats en Afghanistan », a affirmé le chef du Commandement Central américain (Centcom), le Général Kenneth McKenzie, lors de sa comparution devant le Comité « Mon évaluation, faite à l’automne 2020 est restée la même. »

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Andrea Widburg, par sur le site d’American Thinker, le 29 septembre.

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Les généraux ne veulent pas être tenus responsables du désastre afghan

Dans la pièce Into The Woods de Stephen Sondheim, il y a un moment où les choses vont terriblement mal pour tout le monde. Les personnages réagissent en reniant leur responsabilité personnelle et en disant à tous les autres que c’est de leur faute.

Cette rengaine aurait pu servir de musique de fond lors du spectacle nauséabond qui s’est déroulé au Sénat mardi, tandis que le Secrétaire à la défense Lloyd Austin, le président des Chefs d’État-major Interarmées, le Général Mark Milley, et le chef du Commandement Central des États-Unis, le Général Kenneth McKenzie, ont témoigné devant la commission des forces armées du Sénat au sujet du retrait désastreux de l’armée de l’Afghanistan.

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Chaque général a déclaré sous serment qu’il avait conseillé à Biden de laisser des militaires en Afghanistan :

Politico sur Twitter :

« Des généraux de haut rang ont déclaré sous serment aux législateurs qu’ils avaient conseillé au président Joe Biden au début de l’année de maintenir plusieurs milliers de soldats en Afghanistan – contredisant directement les commentaires du président en août comme quoi personne ne l’avait averti de ne pas les retirer. »
En d’autres termes, soit Biden mentait, soit il était sénile lorsqu’il a affirmé à George Stephanopoulos que « personne ne m’a dit cela [garder 2 500 soldats en Afghanistan] en autant que je me souvienne.
»

Notez l’ambiguïté sur le fait qu’il ne se souvient peut-être pas.

Je peux croire les deux (mentir ou être sénile). Après tout, Biden est à la fois l’homme le plus corrompu à avoir occupé le Bureau Ovale et la première personne à être sénile lorsqu’il a prêté le serment présidentiel.

Cela dit, les généraux Austin, Milley et McKenzie sont une bande de politicards si peu recommandables, si lâches, si malhonnêtes et si pathétiques qu’il est tout à fait possible de croire qu’ils ne font que chanter la chanson de Sondheim : « C’est la faute à Biden ! ».

Examinons ces trois-là :

  • 1) Le Général Austin a exigée une fermeture de l’armée pendant une journée afin d’éliminer un extrémisme suprématiste blanc imaginaire. Et maintenant, quand il s’agit de savoir si quelqu’un a parlé à Biden de ces 2500 soldats, il utilise le mode passif et dit « le président a reçu des informations ».
  • 2) Mark Milley ? Le Général «Rage Blanche» lui-même n’a cessé de dénigrer Donald Trump, a ouvertement (et illégalement, étant donné son rôle dans l’armée) célébré la victoire de Joe Biden et a admis qu’il avait promis de prévenir les Chinois si les Américains lançaient une attaque contre eux. Pensez à ce dernier point en relation avec le Général Mike Flynn qui a été ruiné simplement pour avoir exhorté un politicien russe à ne pas réagir de manière excessive à un affront diplomatique de l’Administration sortante de Barack Obama.
  • 3) Le Général McKenzie a essayé en août de faire passer ce retrait embarrassant pour « une réussite monumentale ».
    Comme Mark Milley l’a finalement admis, ce qui s’est passé en Afghanistan « a été un succès logistique mais un échec stratégique. ». C’est une façon habile de décrire une défaite humiliante pour l’Amérique et une trahison de ses alliés.
    Comme je l’ai dit, ces personnes qui font honte à la longue et honorable histoire militaire de l’Amérique cherchaient désespérément à rejeter la faute sur quelqu’un d’autre.

M. Milley (comme on pouvait s’y attendre) a été le pire.

Il a insisté sur le fait que les Américains abandonnés en Afghanistan auraient « couru un plus grand risque » si les militaires étaient restés « au-delà du 31 (août). »

Mais voici le problème de tous ces types qui disent que Joe Biden est à blâmer (et je suis sûr qu’il l’est) :

  • Pourquoi ont-ils suivi un plan dont ils disent maintenant qu’ils savaient à l’avance qu’il serait désastreux ?
  • Et après l’avoir suivi, peut-être dans la croyance naïve et infondée qu’ils pouvaient en quelque sorte empêcher le pire de se produire, pourquoi ont-ils essayé de faire passer la défaite pour un succès ?
  • Lorsqu’ils ont été interpellés par un courageux lieutenant-colonel des Marines, pourquoi se sont-ils lancés dans un comportement digne de l’Union Soviétique, l’envoyant se faire évaluer chez un psychiatre et ensuite au cachot, plutôt que de faire ce que tout politicien japonais décent aurait fait dans ces circonstances – démissionner en disgrâce et, peut-être, se faire hara-kiri ?

Il est clair que ces poltrons et leurs prédécesseurs tout aussi lâches du Pentagone ont gaspillé des vies américaines en Afghanistan pendant deux décennies. Ils n’ont jamais envisagé une victoire des États-Unis. Ils ont prévu un avancement de carrière pour eux-mêmes jusqu’à leur retraite, moment auquel ils pourraient s’enrichir grâce à des postes avantageux dans le secteur militaro-industriel.

Pendant ce temps, plus de 2 400 soldats américains sont morts, ainsi que plus de 1 800 contractants civils. Près de 21 000 autres Américains ont été renvoyés chez eux avec des blessures, certaines (heureusement) légères, d’autres si effroyables que c’est un miracle qu’ils aient survécu. Ils ont quitté l’Amérique en bonne santé, ils sont rentrés chez eux avec un handicap physique.

Pendant ce temps, ces politicards bardés de médailles sont assis confortablement et ils disent : « C’est de sa faute, ce n’est pas de ma faute. C’est leur faute, pas la mienne. »

Ces mauviettes devraient être chassées honteusement de l’armée.

(Je ne doute pas que ces trois hommes ont un courage physique beaucoup, beaucoup plus grand que le mien, mais c’était un moment pour le courage moral – et ils ont échoué).

La sénatrice Marsha Blackburn a eu le dernier mot sur ce sujet :

« Peut-être qu’on va se souvenir de vous trois comme les trois qui ont brisé l’armée. » (Twitt de Townhall)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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