Publié par Jean-Patrick Grumberg le 11 septembre 2021

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Il fallait s’y attendre, Joe Biden déclare la guerre aux Américains non vaccinés, en tenant des propos auxquels nous sommes plus habitués dans la bouche des dictateurs : « Notre patience a des limites et votre refus nous a tous coûté ».

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Lors de son discours public sur la pandémie dont il a totalement perdu le contrôle – si les médias rapportaient ne serait-ce que le quart de ce qu’ils ont publié lorsque Donald Trump a affronté l’arrivée du virus, même les socialistes français seraient horrifiés – le président Biden a annoncé la vaccination obligatoire pour les entreprises de plus de 100 employés.

Cela représente environ 100 millions de personnes. Biden va également exiger la vaccination des employés de l’exécutif et des contractants qui travaillent avec le gouvernement fédéral. Soit plusieurs millions de travailleurs supplémentaires. Et les quelque 17 millions de travailleurs des établissements de santé qui bénéficient de l’aide fédérale Medicare ou Medicaid devront également être entièrement vaccinés. Les entreprises qui ne respectent pas les nouvelles exigences du président Joe Biden pourraient se voir infliger des amendes de 14 000 dollars.

A peu près 80 millions d’adultes Américains ne sont pas vaccinés. Joe Biden leur a déclaré la guerre, et a affirmé que l’obligation de se faire vacciner « n’est pas une question de liberté ou de choix personnel ». Ce qui est faux, et scandaleux.

Biden a asséné un coup de massue aux Américains non-vaccinés, sans doute un peu aussi afin de détourner la conversation de sa débâcle en Afghanistan, et ils vont devoir affronter une période difficile, car ils sont maintenant attaqués sur deux fronts : le virus, qui semble redoubler d’effort alors que nous rêvons tous qu’il se calme, et l’administration Biden, qui veut punir les non-vaccinés. Ces derniers vont devoir livrer deux combats, l’un médical, l’autre social et probablement juridique, beaucoup craindront d’être licenciés.

Aucun média n’en parle, mais concernant la pandémie, le président a perdu le contrôle du pays :

  • Depuis l’apparition du variant Delta fin mai dernier :
    • le nombre de contaminations a été multiplié par 1100 %, passant d’environ 16 000 à 180 000 par jour (chiffres Worldometers).
    • Les hospitalisations quotidiennes sont passées de 18 000 à 90 000.
    • Le nombre de morts est passé, en moyenne sur 7 jours, de 420 à 1380 par jour. Ca fait plus de 220 %.
  • Si l’on compare entre la Fête du Travail cette année par rapport à 2020 :
    • les infections quotidiennes ont augmenté de 300 %. Ce sont les chiffres de l’université Johns Hopkins : 28 000 par jour en moyenne sur 7 jours le 7 septembre 2020, contre 120 000 cette année.
    • Pour la même période, les hospitalisations ont augmenté de 158 %.
    • Le nombre de morts par jour est passé de 530 à 1230.
  • Si aux yeux de la presse, Trump est responsable des morts du coronavirus alors qu’il n’y avait pas de vaccin, Biden a donc 248 000 morts sur la conscience en seulement 8 mois – avec le vaccin. Tic toc, tic toc.

Hypocrisie de la gauche

Le jour même où Biden annonçait sa scandaleuse décision d’obliger les gens à se faire vacciner (pour une totale transparence, je suis vacciné, et profondément hostile à ce qu’on incite, ou pousse, ou oblige qui que ce soit), le vice-président Kamala Harris défendait l’idée inverse. Elle affirmait que les citoyens « doivent choisir sans interférence du gouvernement ». Bien entendu, elle parlait de l’avortement, pas du vaccin.

Mme Harris a déclaré aux journalistes présents à la Maison-Blanche que le droit des femmes à prendre des décisions concernant leur corps n’était pas négociable.

« Lorsque les gens sont en mesure de faire des choix pour eux-mêmes sans ingérence du gouvernement, pour leur bien-être et celui de leur famille, en consultation avec qui ils veulent, nous sommes une société plus forte », a déclaré M. Harris.

Appliquer cette déclaration au vaccin n’est ni hors sujet, ni exagéré.

Réactions

  • J.D. Vance, candidat au Sénat de l’Ohio, a appelé à la « désobéissance civile massive » en réponse à l’ordre tyrannique de Joe Biden.
  • Les gouverneurs républicains se préparent à poursuivre l’administration Biden en justice pour bloquer son décret anticonstitutionnel de vaccination.

Nous nous battrons contre Biden jusqu’aux portes de l’enfer pour protéger la liberté, ont-ils déclaré dans un communiqué.

En réponse, Joe Biden a promis qu’il va intimider et harceler les gouverneurs républicains qui refusent ses règles sur le vaccin, et a déclaré : « J’utiliserai mon pouvoir pour les écarter ».

  • Le sénateur Ron Johnson a déclaré « Biden piétine les libertés civiles » avec le vaccin obligatoire.
  • Le Daily Wire, un média conservateur, a publié le communiqué suivant :

« Le Daily Wire a plus de 100 employés, mais nous ne ferons pas respecter le mandat de vaccination anticonstitutionnel et tyrannique de Joe Biden. Un point c’est tout. Nous utiliserons tous les outils à notre disposition, y compris les actions en justice, pour résister. » –

Jeremy Boreing, PDG de @realDailyWire

Naomi Wolf : « C’est un coup d’État bio-fasciste »

L’auteur et journaliste féministe américaine Naomi Wolf n’a pas mâché ses mots en réaction au décret de Joe Biden obligeant des millions d’Américains à se faire vacciner.

« J’ai du mal à trouver les mots. Parce que pendant 12 ans, j’ai regardé la démocratie s’éroder lentement et parfois rapidement, et ce jour est arrivé. C’est une déclaration de guerre. C’est un coup d’État. C’est un coup d’état bio-fasciste.

Les employés fédéraux et du privé résistent durement

Le président peut légalement contraindre les employés fédéraux à se faire vacciner. Ils sont ses employés. Il a donné aux employés fédéraux de l’exécutif 75 jours pour se faire vacciner avant que des « mesures disciplinaires progressives » ne soient prises contre eux.

  • L’association fédérale des forces de l’ordre, qui représente 30 000 officiers et agents, a déclaré s’opposer à la décision de Joe Biden concernant le vaccin Covid et a intenté une action en justice.
  • La Fédération américaine des employés du gouvernement, le plus grand syndicat fédéral national, avec plus de 300 000 membres, qui a largement encouragé tous les employés fédéraux à se faire vacciner, a adopté une ligne dure contre le fait d’obliger les gens à se faire vacciner, et a durci le ton avec la Maison-Blanche, disant qu’elle veut « négocier avec l’administration ».
  • Le syndicat américain des postiers, qui représente plus de 500 000 employés et retraités du service postal des États-Unis, avait déjà rejeté le mandat initial de M. Biden en juillet. Le groupe n’a pas encore fait de déclaration sur ce décret encore plus strict.
  • « Oui au vaccin, non à l’obligation », a déclaré Everett Kelly, le président de la Fédération américaine des employés du gouvernement (AFGE) :

« Les données sont claires. Se faire vacciner n’est pas seulement le meilleur moyen de mettre fin à cette pandémie, c’est aussi le meilleur moyen de se protéger mutuellement sur le lieu de travail », a écrit Kelley, président national de la Fédération américaine des employés du gouvernement (AFGE), qui représente 700 000 employés, dans une déclaration jeudi, juste avant le discours de Biden.

Mais Kelley a insisté sur le fait que « les changements de ce type [l’obligation de se faire vacciner] devraient être négociés avec nos unités de négociation ».

« En termes simples, les travailleurs méritent d’avoir leur mot à dire sur leurs conditions de travail. Aucune de ces positions n’a changé », a-t-il poursuivi.

« Nous nous attendons à négocier sur ce changement avant sa mise en œuvre, et nous exhortons tous ceux qui le peuvent à se faire vacciner dès qu’ils le peuvent. »

  • La Fédération américaine des employés des États, des comtés et des municipalités, le plus grand syndicat, qui représente environ 1,3 million de travailleurs, a transmis à Yahoo News la déclaration de M. Kelley, confirmant son refus de l’ordre exécutif de Biden et son intention de négocier avec la Maison-Blanche.
  • Le Syndicat national des employés du Trésor, un groupe qui représente 150 000 travailleurs fédéraux, a déclaré jeudi que la Maison-Blanche avait le « droit légal » d’émettre un décret exigeant des vaccinations.

Les avocats se frottent les mains

  • Ethan Brecher, l’un des principaux avocats spécialisés dans le droit du travail à New York, a déclaré au DailyMail.com dans une interview vendredi qu’il n’avait « jamais rien vu de tel » en 30 ans de pratique.

« Il s’agit d’un moment décisif dans notre histoire : obliger les gens à suivre un traitement médical », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il pense que cette mesure sera contestée devant les tribunaux.

  • L’avocat spécialisé dans le droit du travail, Jesse Weinstein, du groupe juridique Arce, a déclaré que son cabinet et lui-même traitent déjà des cas de licenciements abusifs de la part d’employeurs du Nord-Est qui ont licencié des employés parce qu’ils ne se faisaient pas vacciner, et il s’attend à ce que le nombre de cas augmente une fois que ce décret de Biden sera pleinement en vigueur.

Attention au retour de bâton

  • 28 % des employés préfèrent perdre leur emploi plutôt que se faire vacciner.

    Un récent sondage réalisé par la Society for Human Resource Management (SHRM) – qui a été publié avant l’annonce de M. Biden – fait ressortir que 28 % des employés ont déclaré qu’ils préféraient perdre leur emploi plutôt que de se faire vacciner.
  • Et des grandes entreprises comme General Motors et Delta Airlines ont déjà publiquement fait part de leurs inquiétudes en cas de démissions de collaborateurs de terrain.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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