Publié par H16 le 22 septembre 2021

Préambule : le COVID revenant constamment dans l’Actualité en tête des nouvelles importantes, Dreuz ne peut pas éviter de couvrir le sujet. Concernant les informations, Dreuz affiche sa neutralité et ne publie que celles provenant de sources fiables et réputées. A l’inverse, les articles d’opinion reflètent le point de vue des auteurs de Dreuz et non celui de la rédaction.

Et zut, finalement, après bien des atermoiements, il faut le reconnaître : les « vaccinés » peuvent, malgré tout, attraper la maladie et ce n’est pas si rare. Pire, ils peuvent transmettre aux non vaccinés. Ces derniers, régulièrement testés au contraire des précédents, courent donc un plus grand risque à cause des « vaccinés », ironiquement.

Seulement voilà : fort de ces nouvelles informations, le pass sanitaire, mis en place à grand renfort de marketing présidentiel, n’a plus aucun sens médical. Or, non seulement on ne l’abroge pas, mais en plus en voit-on même se multiplier les versions dans différents pays (ItalieBelgiquePays-Bas, et d’autres)…

Il faut se rendre à l’évidence : le pass n’a plus rien de sanitaire et certains médecins de plateau télé l’expliquent sans plus s’en cacher : il est un simple instrument du pouvoir pour contraindre à la vaccination par pression sociale, ni plus ni moins, et les objectifs sanitaires affichés au début sont maintenant complètement oubliés.

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Du reste, ce pass est tellement peu lié à des impératifs de pandémie et de contrôle de virus qu’il n’est déjà plus appliqué dans des lieux fort symboliques : les centres commerciaux de plus de 20 000 m² ont fait casser les arrêtés imposant son utilisation dès le mois d’août, tant son côté impraticable et anticonstitutionnel était évident, et les observateurs honnêtes constateront sans mal que beaucoup de brasseries, de bars et de restaurants n’en vérifient pas la validité car même si l’amende est dissuasive, le contrôle est en pratique là encore si compliqué que très vite abandonné.

Sans surprise, on notera que les endroits où ce pass est scrupuleusement employé, ce sont les trains financés par vos impôts, les lieux de culture (comme les musées et les bibliothèques) eux aussi financés par vos impôts, ou, encore plus ubuesque, les hôpitaux publics, eux aussi financés par vos impôts (et en pure perte apparemment).

Oui décidément, le pass sanitaire est absolument sans rapport avec un virus… si ce n’est celui du contrôle.

Non, décidément, il n’a plus rien de sanitaire et n’est en pratique qu’une sorte de carte de membre au vernis technologique moderne d’un parti vicieux, celui des « bien conformes » qui peuvent ainsi signaler à tous qu’ils respectent scrupuleusement les exigences des autorités, qu’ils ont enfin regagné toute leur liberté de présenter un permis officiel d’aller boire un café, de manger au resto, d’aller au cinéma ou d’entrer dans un théâtre.

Le pass, brandi fièrement, n’est plus qu’un signe de vertu ostentatoire, destiné à bien afficher l’alignement parfait des comportements de son porteur avec ce que la doxa officielle attend de lui. S’il garantit l’hygiène du détenteur, ce sera seulement son hygiène comportementale vis-à-vis du pouvoir, certainement pas son hygiène vaccinale.

Mieux : le pass est maintenant la bonne raison de se séparer de ces « amis » encombrants qui osent ne pas jouer le jeu, ne pas répéter les mantras religieux des autorités, ne pas effectuer les gestes incantatoires pour écarter le démon viral. En d’autres temps, on se signait à chaque blasphème. De nos jours, on « fist-bump » en frétillant d’aise et on présente fièrement et sans pudeur son petit QR-code à ceux qui le réclament.

Plus fort encore, le pass est maintenant directement responsable de l’effondrement au ralenti de tout le système de protection civile (urgences et pompiers notamment) : forçant une part même faible mais essentielle des équipes à démissionner ou à se retrouver à l’écart pour cause d’impureté intellectuelle, le pass a pour résultante de réduire les escouades des services concernés et ce au moment où ils seront les plus sollicités !

Il n’y a pas à tortiller : c’est très malin de la part de nos dirigeants qui ne sont plus à un coup fourré de trop : avec ces dépeuplements artificiellement imposés, on assure ainsi que la période automnale sera à nouveau largement sujette aux débordements des urgences, exactement comme les 20 dernières années sans exceptions (comme le montre cet intéressant montage pré-2020 et donc hors Covid). C’est pratique, cela permettra d’entretenir la psychose médiatique encore un peu.

Non, décidément, le pass n’a plus rien de sanitaire.

Les foules, tremblantes de peur et abêties par des années d’idioties déversées par les médias et un pouvoir en dessous de tout, ont cru troquer leurs libertés essentielles pour retrouver un peu de sécurité avec cet artefact grotesque d’une société de surveillance généralisée. Et comme prévu par tous ceux qui connaissent la petite musique grinçante de l’État, à peine mis en place, ce passeport n’offre aucune sécurité supplémentaire, ni sur le plan sanitaire, ni sur aucun autre : alors qu’on apprend que des données de santé sont régulièrement piratées, on comprend que le soin apporté à protéger cet applicatif là sera du même tonneau et disposera des mêmes débouchés.

Mais en surcroît, le pass livre même ceux qui le possèdent à tous les caprices de ceux qui le délivrent : il faudra bientôt une troisième, puis une quatrième dose ou que sais-je encore pour qu’il soit valide, démontrant une fois encore qu’un gouvernement qu’on a rendu capable de tout vous donner est de facto capable de tout vous reprendre, à n’importe quel moment et sans que vous puissiez vous y opposer.

Aujourd’hui le pass offre un QR code pour le vaccin. Réveillez-vous : demain ce sera pour votre bilan carbone, et le surlendemain, après l’une ou l’autre nuit agitée de furieuses descentes de police, il sera adapté pour vos opinions politiques.

Ne vous leurrez pas, il n’y a déjà plus qu’une seule voie de sortie : cessez dès maintenant de vous conformer, ou vous n’aurez bientôt plus aucune liberté.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © H16. Publié avec l’aimable autorisation de l’auteur (son site)

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