Publié par Magali Marc le 16 septembre 2021

Le Gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, a remporté l’élection de rappel. Même avec des fraudes probables (et certaines dans quelques endroits), cette victoire ne peut être remise en question.

Son rival, Larry Elder a reçu 46.9 % des voix accordées aux candidats qui se présentaient pour le remplacer s’il avait été révoqué. Pourtant, les Démocrates auraient tort de se réjouir. D’abord le simple fait que cette élection de rappel a eu lieu devrait servir de leçon aux Démocrates. Ensuite, il est n’est pas du tout certain que les autres États vont suivre l’exemple de la Californie lors des élections de mi-mandat de 2022, alors que les Démocrates s’attendent, avec raison, à prendre une raclée.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Monica Showalter, paru sur le site d’American Thinker, le 15 septembre.

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Les Démocrates ont peu de raisons de se réjouir de la victoire de Gavin Newsom en Californie

Les Démocrates se réjouissent de la victoire du gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, à l’élection de rappel, par une marge de 64 % contre 35 %.
Selon CNN :

« ‘Non’ n’est pas la seule chose qui a été exprimée ce soir », a déclaré mardi soir M. Newsom, qui va maintenant terminer son mandat. « Nous avons dit oui à la science, oui aux vaccins, oui à la fin de cette pandémie ».

Selon Deadline :

« En réalisant un quasi-succès, Gavin Newsom est susceptible de voir sa victoire comme une confirmation que le public approuve ses politiques contre le Covid-19, puisque les sondages de sortie des urnes indiquaient que le coronavirus était le problème numéro un pour les électeurs de l’État. Mais cette victoire pourrait également constituer une feuille de route pour lui et d’autres Démocrates en vue des élections de mi-mandat de l’an prochain, dans la mesure où ils considéreront les restrictions du Covid-19 comme étant porteuses de victoire électorale. M. Newsom a fait la promotion de la nécessité de masques et de mandats de vaccination comme un moyen de freiner la pandémie, contrastant sa position avec celle de Larry Elder, qui a déclaré qu’il reviendrait sur les restrictions. »

Vraiment ? Un gouverneur d’un État bleu (démocrate) avec une énorme majorité d’inscrits démocrates a réussi à remporter son élection de rappel ? Il n’y a rien de très surprenant à cela. La répartition des votes ne l’est pas non plus : dans les circonscriptions rurales, les électeurs ont voté contre lui ; dans les grandes villes côtières démocrates, les électeurs ont voté pour lui.

Les électeurs démocrates inscrits sur les listes électorales sont plus nombreux que les électeurs républicains inscrits, et les Démocrates élus en Californie, ruinent l’État depuis des décennies. Autrement dit, ce n’est pas seulement à cause de Gavin Newsom que la situation de l’État est un désastre, et il n’y a pas un sentiment de crise soudaine, ce qui a probablement joué en sa faveur.

Les coupures de courant, les prix élevés de l’énergie, les incendies de forêt, la criminalité incontrôlée et les sans-abri sont pratiquement devenus un mode de vie en Californie. Les inscriptions d’électeurs républicains ont diminué parce que beaucoup de républicains ont quitté la Californie. Ce n’est donc pas une grosse surprise que Gavin Newsom ait gagné.

Les Démocrates ne devraient pas considérer M. Newsom comme un exemple à imiter au niveau national.
Gavin Newsom a, en fait, mené une campagne de haine et d’attaques ad hominem contre Larry Elder, le décrivant uniquement comme étant un autre « Trump », et malheureusement, M. Elder ne pouvait pas lutter contre cela.

M. Newsom disposait de l’argent de ses mécènes milliardaires à travers le pays qu’Elder ne pouvait pas égaler, ainsi que de l’appui de toute la machine politique démocrate. M. Newsom avait également de son côté, les syndicats qui ont travaillé dur pour augmenter la participation, ce qui signifie qu’il leur est redevable.

Larry Elder avait d’autres désavantages importants à surmonter, à commencer par son statut d’outsider.
Pire encore, il a pris ses distances avec Donald Trump (et ses agents) dès le début. Cela l’a privé d’une force politique alors même qu’il était décrit par ses adversaires comme étant un autre « Trump », ce qui l’a laissé assis entre deux chaises.


Gavin Newsom avait l’appui de l’ensemble de l’Establishment Démocrate de Washington, à commencer par Joe Biden et Kamala Harris.

Bien que ces politiciens soient généralement impopulaires, ils occupent des fonctions importantes, ce qui indique aux électeurs que M. Newsom a un certain pouvoir politique. Cela peut être attrayant pour certains électeurs que la faiblesse politique rebute.

Larry Elder n’avait rien de tout cela, car il s’est distancé de Donald Trump et s’est retrouvé tout seul. Il a également souffert d’un désavantage financier, ce qui signifie qu’il n’a pas pu contrer les publicités incessantes de Gavin Newsom à la télévision, à la radio et sur Internet.

Sans parler du mauvais comportement des médias qui a aggravé ses problèmes, surtout le Los Angeles Times, qui a contribué à renforcer M. Newsom.

De plus, pour les électeurs californiens, les élections de rappel n’ont rien d’une nouveauté. Ils peuvent donc être relativement blasés.

L’argument de Gavin Newsom selon lequel les élections de rappel ne sont pas une bonne façon de gérer la démocratie a dû trouver des échos de tous côtés, y compris chez les électeurs républicains. Les élections à date fixe demeurent le moyen le plus acceptable de faire cela, pas les rappels – du moins, pas les rappels sans majorité gargantuesque. (Actuellement, il suffit d’une pétition de la part de 12 % des électeurs pour obtenir un rappel. Ce chiffre devrait être d’au moins 51 %).

Le fait que M. Newsom soit confronté à une véritable élection dans un an seulement pourrait avoir incité de nombreux électeurs, peu importe leur allégeance, à choisir de le maintenir en poste.
Selon le Washington Post :

« Au fur et à mesure que la campagne progressait, M. Newsom semblait presque s’excuser de sa campagne négative et a déclaré qu’il parlerait davantage de son bilan lors de l’élection régulière du gouverneur l’an prochain. »

Cela pourrait rendre les choses beaucoup plus difficiles.

Une autre question était de savoir si Larry Elder était le meilleur choix pour remplacer M. Newsom. Le dernier rappel d’un gouverneur qui a réussi était en 2003, et a mis de l’avant un modéré, et non un conservateur convaincu, Arnold Schwarzenegger. M. Schwarzenegger a été un gouverneur exécrable et s’est fait facilement rouler par les gauchistes malins de Sacramento, non pas parce qu’il n’était pas assez conservateur, mais parce qu’il n’avait pas d’expérience.


J’ai assisté une fois à une conférence de l’UCLA où les gauchistes décrivaient comment ils l’avaient poussé à promouvoir l’agenda de la gauche simplement en le soûlant.

M. Elder, même s’il s’exprime bien et qu’il est originaire de South Central à Los Angeles, n’a pas pu se défaire de l’image d’outsider, traînant les mauvais souvenirs laissés par le dernier outsider, et en étant diabolisé du fait qu’il est réellement un conservateur.

Un modéré avec de l’expérience, comme l’ancien maire de San Diego, Kevin Faulconer, qui a su empêcher les fous de la ville de faire trop de mal, aurait été bien meilleur. Non seulement il aurait pu gagner des voix démocrates, mais M. Newsom n’aurait pas pu lui faire subir des attaques ad hominem. Cela aurait pu fonctionner si M. Faulconer avait été le choix, au lieu de M. Elder.

Bill Buckley, rappelez-vous, a dit un jour que les Républicains devraient voter pour le meilleur républicain « qui peut gagner ».

Pour cette raison, le Républicain, Kevin Faulconer était mon premier choix.

M. Newsom avait toutes les cartes en main en sa faveur sur ces questions et il les a utilisées. L’analyse de Perry Bacon au Washington Post, même complètement à gauche, demeure une bonne lecture. Toutes ces questions, cependant, peuvent être résolues par une stratégie républicaine ajustée en Californie, et une stratégie encore plus large au niveau national. Le reste des États-Unis, après tout, n’est pas la Californie.
Vous pouvez être sûrs que les Républicains, au moins certains d’entre eux, auront pris bonne note de l’expérience californienne.


Si un candidat souhaite se distancer de Donald Trump, il doit offrir autre chose, comme sa capacité de gagner, ou alors sa capacité à gouverner dans un État dirigé par des cinglés.

Si le reste des États-Unis est composé de Californiens qui ont fui leur État ainsi que d’autres qui ne veulent pas prendre exemple sur eux, ils pourront se servir des leçons apprises en Californie, lors des élections de mi-mandat, en 2022. Si Gavin Newsom a eu des problèmes en Californie, quel genre de problème les Démocrates auront-ils dans les États rouges (républicains) et violets (mixtes) ?


Comme l’a annoncé M. Newsom, il va devoir se présenter en 2022 en s’appuyant sur son bilan (et non sur les défauts de ses adversaires), et nous savons tous que pour les Démocrates, au niveau national, le bilan est empoisonné.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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  • Sources
  • https://www.americanthinker.com/blog/2021/09/democrats_have_little_to_cheer_about_in_california_recall_victory.html
  • https://www.theepochtimes.com/california-recall-election-results_3997993.html?utm_source=partner&utm_campaign=gp

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