Publié par Jean-Patrick Grumberg le 2 octobre 2021

En découvrant un tweet de Playboy, annonçant que le costume officiel est de retour, porté par un homosexuel, les médias de droite ont titré : « Hugh Hefner doit se retourner dans sa tombe ! »

Pour soutenir Dreuz.info, cliquez sur ce lien : Dreuz, et indiquez le montant de votre don.

Oui, il doit se retourner dans sa tombe, mais de joie ! Hugh Hefner était un homme de gauche, un progressiste, qui a plus fait pour détruire les idées traditionnelles de la famille que n’importe quelle organisation politique marxiste au 20e siècle – à l’échelle planétaire.

La blague la plus célèbre concernant le magazine était « je l’achète pour les articles ». Tout n’était pas dans les articles, précisément.

En découvrant le pédé déguisé en Bunny, les journalistes de droite s’écrient « Playboy est devenu Woke ».

Playboy, premier média Woke

Wake up ! Playboy est Woke depuis 60 ans ! Playboy a été le premier média Woke, en faisant passer les idées nobles du mariage, de la famille, de la fidélité dans le mariage, pour des concepts ringards et dépassés. Le message des femmes dénudées de la page centrale était que l’homme moderne et équilibré, vivant avec son siècle, devait être un Playboy, il devait rejeter la société patriarcale pour ne pas passer pour un ringard. Comme les 72 vierges promises au bon musulman, les playmates et les jolies filles pulpeuses se pressant à ses pieds seraient sa récompense.

  • Dans une interview de juillet 1986, Arthur C. Clarke, icône de la science-fiction, a admis avoir eu une « expérience bisexuelle ». Il ajoutait même : « Si quelqu’un me disait qu’il ne l’a jamais fait, je lui dirais qu’il ment. » En d’autres termes : soit vous êtes bisexuel, soit vous êtes un crétin attardé.
  • Où Martin Luther King a-t-il raconté la première fois qu’il s’est souvenu avoir fait l’expérience du racisme (on l’a forcé à rester debout dans un bus, une histoire qui ressemble au sort de Rosa Parks) et ses réflexions sur le mouvement des droits civiques depuis ce moment-là ? Dans une interview réalisée en 1965 pour Playboy. La classe moyenne n’en aurait probablement pas entendu parler, si elle avait été publiée dans les pages culturelles du NYTimes du week-end.
  • Et dans le numéro d’avril 1981 du magazine, Rita Jenrette, l’épouse alors séparée de John Jenrette, un élu Démocrate de la Chambre des représentants, est apparue nue dans le magazine, et a écrit dans un article d’accompagnement que le couple avait un jour fait l’amour sur les marches du Capitole après une session nocturne de la Chambre. Rien ne pouvait si bien désacraliser les institutions – et faire voter pour ces super-hommes, ces success-stories aux femmes superbes, les Démocrates.

La banalisation du divorce

Hefner et Playboy ont provoqué l’explosion, puis la banalisation du divorce dans la société occidentale, ainsi que l’idée d’inutilité de la cellule familiale, rien qu’avec ses photos.

  • Auprès des hommes, en offrant des images de la beauté féminine dans les poses les plus sexuellement désirables, de sorte que les attentes de ces jeunes hommes ont atteint des sommets irréalistes, et ont créé des tensions et des frustrations envers leurs épouses, dont l’aspect physique ne se comparait pas aux filles sur papier glacé, les encourageant à aller chercher ailleurs meilleure fortune. Illusions, divorces, vies brisées et âmes errantes.
  • Aux jeunes femmes, qui se sont retrouvées en concurrence avec les pages centrales montrant graphiquement ce que de beaux corps pris par des photographes et des maquilleurs experts pouvaient faire, et ont exacerbé des sentiments d’infériorité, un manque de confiance en soi, du ressentiment envers leur mari, lequel, n’ayant pas pu épouser une de ces beautés, développait en retour l’idée qu’il ne valait pas mieux, et n’avait, avec sa femme ainsi dévalorisée à ses yeux, « que ce qu’il méritait ». Amertume, rejet de l’autre, haine de soi, divorce, vies brisées et âmes errantes.
  • Pour les célibataires, l’amour romantique et sain était remplacé par le sexe occasionnel, indifférent et sans amour, ce qui conduisit les jeunes, malheureux de cette quête dénuée de sens, vers la tentation de l’alcool et des drogues, et du désintérêt pour la construction d’une cellule familiale vue comme un fardeau et qu’ils ne trouvaient pas la motivation de créer.

Détruire la famille

La gauche a défendu le droit de produire de la pornographie chaque fois que les conservateurs ont essayé de la contrôler. La gauche ne se soucie pas du fait que ces femmes et ces hommes qui déconnectent totalement l’amour des relations sexuelles condamnent ces jeunes à une vie vide. En fait, c’est précisément ce que veut la gauche : des vies désespérées et solitaires, qui ne peuvent trouver de réconfort que dans les « causes » haineuses de vengeance et de règlement de compte, les causes de rejet et de destruction, dont la gauche a besoin pour prendre et conserver le pouvoir – sur eux et sur nous.

Les jeunes hommes ont toujours été sexuellement attirés par de jolies jeunes femmes. Il n’y a rien de mal à cela, c’est même toute l’histoire de l’évolution. Mais l’accomplissement de cet amour se faisait par le biais d’un processus de cour, de mariage et du merveilleux amour romantique qui se poursuit dans l’amour profond entre deux époux.

C’est précisément ce que Hefner a essayé de tuer, et il y est largement parvenu : les enfants naissants de foyers sans père sont de plus en plus nombreux, ils sont condamnés à des vies semi-vides, sans valeur ni but solide, et surtout, à l’absence du père indispensable.

La famille était la première cible de Playboy. Elle est toujours la cible de la gauche. Elle est le dernier rempart traditionnel, le dernier barrage contre l’insanité.

Hugh Hefner ne se retourne pas dans sa tombe, avec les photos du pédé déguisé en Bunny, il se poile.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Abonnez vous sans tarder à notre chaîne Telegram au cas où Dreuz serait censuré, ou son accès coupé. Cliquez ici : Dreuz.Info.Telegram.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

12
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz