Publié par Mauricette le 18 octobre 2021

Source : Msn

Bingo pour le CHUV et l’EPFL, qui annoncent ensemble ce mardi une avancée majeure dans la lutte contre le Covid-19 grâce à un super anticorps : «Le développement de ce nouvel anticorps neutralisant marque une étape décisive dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 et ouvre la voie à une amélioration de la prise en charge des formes sévères de la maladie, ainsi qu’à de nouvelles mesures prophylactiques, en particulier pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli».

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C’est en ces termes que les deux institutions romandes ont présenté un «anticorps monoclonal très puissant ciblant la protéine Spike du SARS-COV-2».

Il bloque la réplication virale

Les recherches ont été menées par les équipes du Service d’immunologie et d’allergologie du CHUV, dirigées par le Pr Giuseppe Pantaleo et le Dr Craig Fenwick, et par le Laboratoire de virologie et de génétique de l’EPFL, dirigé par le Pr Didier Trono et la Dr Priscilla Turelli. La particularité de cet anticorps si prometteur est «qu’il se lie à un endroit qui n’est pas sujet aux mutations sur la protéine virale Spike. Grâce à cette interaction étroite, l’anticorps bloque efficacement la liaison de la protéine Spike aux cellules exprimant les récepteurs ACE2, qui sont la cible du virus pour entrer et infecter les cellules du poumon. Ce faisant, l’anticorps arrête le cycle de réplication virale et conduit à l’élimination du virus par le système immunitaire».

À titre préventif

Non seulement, il contribue à l’élimination du virus, mais il a été amélioré pour durer plus longtemps. Normalement, un anticorps non modifié a des effets protecteurs durant 3 ou 4 semaines. Ici l’anticorps développé agira durant 4 à 6 mois: «Ainsi, il devient une option préventive très intéressante pour protéger les personnes vulnérables non vaccinées ou les personnes vaccinées incapables de produire une réponse immunitaire, les personnes immunodéprimées, les personnes ayant subi une transplantation d’organe et certains patients atteints de cancer pourront être protégés grâce à une injection de l’anticorps deux à trois fois par an». Cela dit, les chercheurs précisent que cette découverte «n’a cependant pas vocation à remplacer la vaccination, qui reste le moyen le plus efficace de se protéger contre l’infection».

Pour passer à l’étape suivante, le CHUV et l’EPFL sont en discussion avec une start-up qui aura pour mission d’assurer la production et le développement clinique des super anticorps. Les essais cliniques doivent démarrer fin 2022.

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