Publié par Eduardo Mackenzie le 1 octobre 2021

Le nouvel ennemi de la Colombie au Congrès des États-Unis s’appelle Alexandria Ocasio-Cortez.

Cette dernière ne veut pas que la Colombie soit en mesure de lutter contre le trafic de drogue, le plus grand bailleur de fonds de la subversion terroriste de l’hémisphère. Elle veut encore moins que la Colombie se défende face aux violentes émeutes urbaines lancées par cette même narco-subversion lorsqu’il lui semble opportun d’affaiblir l’économie et de désorganiser les forces de défense, de s’emparer des villes et des ports et de faire des centaines de morts, de blessés et de blessés permanents, au sein des forces de l’ordre ainsi que dans la population civile.

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Il y a trois jours, sans trop d’efforts et sans trop d’explications, la députée démocrate a réussi à faire voter trois amendements à la loi américaine sur le budget de la défense.

A cause de ce vote inique, la Colombie est à la veille de perdre une aide précieuse qui a eu le mérite de parvenir, sinon à l’éradication, du moins à une réduction substantielle du trafic de drogues hallucinogènes qui détruit la santé de millions de jeunes Colombiens, Américains et Européens. Le comble de l’ironie est qu’une telle calamité est promu par quelqu’un qui semble être la plus jeune députée américaine. Ocasio-Cortez avait 29 ans lorsqu’elle a été élue députée le 6 novembre 2018.

Malheureusement, le gouvernement et les média colombiens n’ont guère pris au sérieux ce grave épisode. Ils considèrent la tentative de sabotage de la lutte contre la drogue comme la chose la plus naturelle et vont même jusqu’à faire l’éloge de Mme Ocasio-Cortez. Le journal El Tiempo, le plus important de Colombie, la décrit, par exemple, comme le « symbole des femmes démocrates ».

Le gouvernement timoré d’Ivan Duque n’ose lancer la moindre protestation. Il semble prêt à endurer – c’est son expression favorite – cette injustice. Ses partisans disent pourtant, sotto voce, qu’un tel amendement pourrait être rejeté par le Sénat. Mais ce n’est pas sûr. Ils ne s’alarment pas du fait que ce débat a deux objectifs extrêmement choquants : empêcher les États-Unis de soutenir techniquement la fumigation des cultures illicites et vendre à la force publique des équipements de police modernes qui permettraient à la Colombie de réprimer les violentes émeutes urbaines.

Certains journaux assurent également que le projet Ocasio-Cortez exige que l’État et le Départements d’Etat et de la Défense livrent, 6 mois après l’approbation de cette mesure, un rapport sur « la situation des droits de l’Homme » et sur les morts qui ont provoqué les journées de « protestation sociale » en 2021. Elle semble croire que les pertes en vies humaines de civils, militaires et policiers dans ces émeutes et blocus étaient exclusivement l’œuvre de la force publique, et que les instigateurs et acteurs de ces violences sont tous innocents. AOC devrait être mieux informée.

L’hostilité d’Ocasio-Cortez contre la Colombie ne tombe pas du ciel. Elle ne cache pas ses sympathies pour les dictatures de Cuba et du Venezuela. Les récentes manifestations des Cubains contre la faim, les soins médicaux rationnés et les coupures de courant n’ont reçu aucun soutien de sa part.

Ocasio-Cortez fait partie d’un groupe d’exaltés (bien qu’ils se disent démocrates) de la Chambre des représentants. Celui-ci s’appelle lui-même « The Squad » (« l’escouade »). Composé par Ocasio-Cortez et autres comme Ilhan Omar, Rashida Tlaib et Ayanna Pressley, le Squad milite contre l’état israélien, l’allié le plus important de l’Amérique au Moyen-Orient. Leur objectif le plus urgent : refuser à Israël le droit de défendre ses civils innocents contre les attaques de missiles du Hamas, du Hezbollah et de l’Iran. Ce n’est donc pas par hasard qu’Ocasio-Cortez essaie de priver la Colombie de son droit de défendre ses civils contre les attaques du narco-communisme. Elle fait cela parce que la Colombie est un allié important des États-Unis sur le continent américain. La haine contre l’Amérique est la marque de fabrique du Squad. Personne n’oublie qu’Ilhan Omar s’est moquée du massacre du 11 septembre et défend le principe des mutilations génitales féminines, et qu’Ocasio-Cortez refuse de répudier le gang Antifa.

Basem Eid, un militant palestinien des droits humains, critique le Squad : « Je suis un Palestinien qui a grandi dans un camp de réfugiés des Nations Unies à l’extérieur de Jérusalem (…) Permettez-moi de dire ceci sans détours : la membre du Congrès [Ilhan Omar] ne sait pas de quoi elle parle. Pire encore, elle a été occupée pendant des années à ne pas discuter avec des données mais à cracher de sales épithètes antisémites, imitant l’antisémitisme des ‘suprémacistes blancs’ qu’elle prétend mépriser. »

La plus grande victoire du Squad est d’avoir réussi à faire échouer le plan de financement du projet Iron Dome, un système anti-missile purement défensif conçu par les États-Unis et Israël. Le Squad a obtenu l’annulation de l’allocation budgétaire pour ce projet malgré l’objection des démocrates et des républicains.

Ocasio-Cortez, d’autre part, en bon marxiste, favorise un plan démesuré d’impôts et de dépenses massifs aux États-Unis et en Europe lequel est critiqué non seulement par les républicains mais par les démocrates modérés. C’est le Green New Deal, le totem actuel des « éco-guerriers » angoissés, promu avec passion par le sénateur socialiste Bernie Sanders, et soutenu, en partie, par le président Biden. Ce plan consiste à amasser des sommes astronomiques, comme 16 mille milliards de dollars, pour créer 20 millions d’emplois verts, payer des salaires à tous, la santé gratuite pour tous, les transports gratuits, l’isolation thermique gratuite, l’ouverture des frontières et mettre fin à l’industrie pétrolière, entre autres. Noah Smith, éditorialiste pour Bloomberg News, estime que le Green New Deal « pourrait entraîner les Etats-Unis dans la faillite » et plonger les grands pays dans une phase de retard et de violence, le tout en échange d' »éviter la fin du monde ».

Les intrigues destinées à démanteler les appareils de Défense et de Sécurité de la Colombie sont très dangereuses mais ne datent pas d’hier. Les émissaires du castro-chavisme font leur travail de sape en Europe et aux États-Unis sans que la diplomatie colombienne ne s’oppose à ces opérations. Le fait que la Chambre des représentants des États-Unis ait voté ceci montre la persistance de ces efforts et, surtout, le succès qu’ils rencontrent. Malheureusement, la Colombie n’a pas les moyens de se défendre car elle n’a pas aujourd’hui un gouvernement à la hauteur. Cela changera-t-il en août 2022 avec une nouvelle direction politique et un nouveau ou une nouvelle présidente ?

© Eduardo Mackenzie (@eduardomackenz1) pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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