Publié par Gaia - Dreuz le 25 octobre 2021

Source : Franceculture

Le samedi 4 décembre, les militants désigneront le candidat des républicains pour l’élection présidentielle de 2022. Philippe Juvin est l’un des prétendants, au côté de Michel Barnier, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Eric Ciotti entre autres. Quel programme propose ce professeur de médecine ?

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Après plusieurs mois de tergiversation, une primaire départagera le candidat des républicains du 1er au 4 décembre. Tous les candidats, Xavier Bertrand y compris ont finalement décidé d’y participer. Parmi ces postulants, Philippe Juvin, le chef du service des urgences de l’hôpital Pompidou qui a multiplié les plateaux pendant la crise du Covid-19.

Le regard du médecin sur l’épidémie de Covid19

Alors que l’épidémie de Covid-19 repart en France, le gouvernement encourage les personnes éligibles à faire une 3ème dose de vaccin. Pour Philippe Juvin : « On n’a pas suffisamment de gens qui se vaccinent de la 3ème dose. On a même des gens qui ne sont toujours pas vaccinés de la 2ème dose ». Depuis le vendredi 15 octobre, les tests dits de confort ne sont plus gratuits pour les personnes majeures. Enfin, le texte de loi permettant d’étendre le pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022 a été voté (à une voix près) dans la nuit du mercredi au jeudi 21 octobre par l’Assemblée nationale. Il doit maintenant être examiné par le Sénat. Pour Philippe Juvin, « ces mesures d’exception ne sont pas nécessaires ». 

« Si j’étais président de la république je mettrais fin immédiatement à l’état d’urgence sanitaire. Il n’y a pas besoin d’un état de droit d’exception pour lutter contre une épidémie. L’Allemagne a lutté contre l’épidémie avec des lois normales. »

Pour Philippe Juvin, « le virus va rester à une forme endémique c’est à dire présent et nous devrons probablement être, comme avec la grippe, régulièrement vacciné contre ce virus qui ne va pas nous quitter immédiatement. »

Pour ce professeur de médecine, les hôpitaux sont en tension car « on a des fermetures de lits et on a des lits que l’on doit fermer car nous n’avons pas suffisamment de personnels. Par exemple dans les services d’urgence, il y a des patients que l’on devrait hospitaliser et qu’on ne peut pas car il n’y a pas de lits disponibles. L’épidémie a été le crash d’un système hyper centralisé et bureaucratisé qui ne date pas que du gouvernement actuel. » Pour lui, la gestion de la crise n’a pas été très bonne : « On a manqué de tout. Ca a été sans arrêt un coup de retard et beaucoup d’amateurisme. »

Les Français et le pouvoir d’achat

Depuis plusieurs mois, le prix du carburant a augmenté. Il atteint aujourd’hui environ 1,6 € le litre (diesel ou sans plomb 95); une hausse du prix du carburant qui a conduit l’année dernière au mouvement des gilets jaunes. Pour éviter une nouvelle crise sociale, le premier ministre a annoncé jeudi 21 octobre, au JT de TF1, le versement d’une « indemnité inflation » sous forme de chèque de 100 euros pour les personnes qui touchent moins de 2000 euros par mois, soit environ 38 millions de français. Il a également promis de prolonger le « bouclier tarifaire » jusqu’à fin 2022 pour contrer la hausse du prix de l’énergie. Pour Philippe Juvin « c’est une vaste plaisanterie ces 100 euros » : « On sait très bien que cela ne représente pas grand chose ». Il propose plutôt de « reprendre une proposition faite par Emmanuel Macron en 2018 une taxe sur les carburants, une taxe flottante en fonction de l’évolution des prix. Je crois que c’est ça qu’il faut faire si on veut redonner du pouvoir d’achat. Ce qui nous arrive est le témoin d’une impréparation face à un mouvement de fond qui est que les produits pétroliers vont être de plus en plus chers car nous sommes dans une phase de crise de l’énergie »

Sa différence avec les autres candidats

Philippe Juvin vient de la société civile, il est médecin mais aussi maire depuis 20 ans et a été député Européen pendant 10 ans. Il a toujours plaidé pour que des hommes politiques gardent une activité professionnelle et il revendique que la société civile fasse de la politique (en connaissant les codes de la politique) : « Si les gens ne vont plus voter c’est parce que l’on a toujours les mêmes recettes, les mêmes parcours. Ma marque de fabrique c’est un parcours différent. […] Il faut d’un côté des hommes politiques qui connaissent les codes politiques pour faire avancer la loi et de l’autre côté une liberté, une expérience donnée par la société civile. » 

Contrairement aux autres membres de sa famille politique, pour Philippe Juvin, il ne faut pas diminuer le nombre de fonctionnaire. 

« Je pense que ma famille politique s’est beaucoup abîmée sur le service public ces dernières années et je crois qu’il y a la place pour une droite des services publics. Je pense qu’il faut mieux utiliser les fonctionnaires. […] Je pense qu’il y a trop de fonctionnaires en back office (dans les bureaux) mais pas suffisamment en front office (en contact avec les patients) ».

S’il ne remportait pas la primaire des républicains, il admet qu’il se rangerait derrière le candidat qui sera élu car « la droite doit être unie » mais il le fera « en faisant entendre sa musique pour agir ».

La percée d’Eric Zemmour 

A l’heure actuelle, les derniers sondages prédisent un second tour Zemmour – Macron. Comment le candidat non déclaré a t’il fait ?

« Je pense qu’Eric Zemmour qui est quelqu’un qui a beaucoup de talent prospère aussi car c’était le vide en face. Quand vous ne parlez plus de rien, et que vous parlez de procédures pour savoir qui va désigner qui, comment on va voter, évidemment ça ne donne pas envie. Pendant ce temps là, Eric Zemmour mettait des idées sur la table. Et il charme devant des idées alors que nous avions des procédures. Ca va changer, enfin on va faire campagne. La radicalité ça a toujours beaucoup de charme plutôt que la raison. C’est l’une des raisons du succès d’Eric Zemmour. Maintenant la politique ce n’est pas faire du commentaire. Parce que s’il s’agit de dire l’école ça va mal, moi je dis l’école ça va mal. L’immigration ça va mal, moi aussi je dis l’immigration ça va mal. La santé ça va mal, je dis aussi que la santé ça va mal. s’il s’agit de dire cela, je suis assez d’accord avec lui. Je suis d’accord avec son analyse radicale. Je ne suis pas d’accord avec ses propositions ».

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