Publié par Gaia - Dreuz le 23 octobre 2021

Source : Aleteia

Trois français, le cardinal Eugène Tisserant, Mgr André Bouquin et le diplomate François de Vial viennent d’être reconnus, à titre posthume, « Justes parmi les Nations » par le mémorial Yad Vashem de la Shoah, à Jérusalem.

Les noms de trois catholiques français viennent s’ajouter à la cohorte des Justes parmi les Nations qui ont, au péril de leur vie, sauvé des juifs lors de la Seconde guerre mondiale. Le cardinal Eugène Tisserant, bibliothécaire du Vatican et membre de l’Académie française, Mgr André Bouquin, recteur du couvent de l’église de Saint-Louis-des-Français à Rome, et le diplomate François De Vial, secrétaire du représentant français au Vatican, se trouvaient tous les trois à Rome pendant le conflit. Ils viennent d’être reconnus à titre posthume Justes parmi les Nations par Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem.

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Dès la fin des années 1930, le cardinal Eugène Tisserant a profité de ses fonctions et de son influence afin d’aider des juifs à s’installer outre-Atlantique, au Brésil et aux États-Unis. Mgr André Bouquin et François de Vial l’ont aidé dans l’une de ces opérations de sauvetage : celle de Miron Lerner. Lui et sa sœur ont fui leur orphelinat parisien et se sont retrouvés à Rome où ils ont été pris en charge par des religieux. Grâce au courage de ces trois hommes, Miron Lerner sera hébergé dans un couvent près de l’église Saint-Louis-des-Français où il restera jusqu’après la libération de Rome, à l’été 1944.

À ce jour, environ 28.000 personnes originaires de 50 pays ont reçu le titre honorifique de « Juste parmi les Nations ». La Pologne (plus de 7.000), les Pays-Bas (près de 6.000) et la France (plus de 4.000) sont les trois pays dont les citoyens ont été le plus médaillés. Par ailleurs une quarantaine de religieux catholiques ont reçu ce titre.

Pour recevoir cette distinction trois « faits probants » doivent être reconnus : le fait d’avoir apporté une aide « dans des situations où les Juifs étaient impuissants et menacés de mort ou de déportation vers les camps de concentration », le fait d’avoir été conscient qu’en apportant cette aide, « le sauveteur risquait sa vie, sa sécurité ou sa liberté personnelle » et, enfin, le fait « de n’avoir recherché aucune récompense ou compensation matérielle en contrepartie de l’aide apportée ».

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