Publié par Dreuz Info le 16 novembre 2021

S’il est légitime d’être mobilisé aujourd’hui contre le pass sanitaire et son corollaire, la vaccination obligatoire, pour se reconstruire dans un nouveau paradigme sociétal, il est surtout très urgent de se constituer en force contre cet autre ennemi de notre société et de notre culture occidentale qu’est devenu l’islam dans ses diverses expressions.

L’offensive mondiale de l’Islam contre l’Occident n’est pas nouvelle. Elle n’est que le prolongement de son agenda géopolitique, social et religieux écrit dès sa création en 642. Sa première victoire sur l’Occident après, notamment, la soumission des Berbères catholiques et juifs d’Afrique du Nord, fut la conquête de la péninsule ibérique sur la route du Nord où ils furent arrêtés en 732, à Poitiers. Cette période de l’histoire de la péninsule Ibérique est plus connue sous le nom d’Al-Andalus.

Depuis son apogée à la fin du Moyen-Âge, l’Islam a perdu sa – supposée – première place parmi les grandes civilisations. Ainsi, privé des richesses et ressources appropriées lors de ses conquêtes guerrières, n’ayant plus les moyens d’imposer ses dogmes au reste du monde, l’Islam resta confiné au Moyen-Orient. L’Europe et la France en particulier, ne fut durant, cette période, jamais une terre d’accueil privilégiée pour les musulmans jusqu’au milieu du XXème siècle.

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Il semble concevable que la reprise d’une activité islamique conquérante corresponde à l’accélération de l’exploitation du pétrole, concomitante avec l’indépendance des pays pétroliers, à partir du début des années trente. Avec la nouvelle richesse procurée par l’exploitation du pétrole, les Arabes musulmans de la péninsule s’enrichissent et recommencent, pour aller dans le sens des injonctions du «Livre Saint» – le Coran -, mais d’une manière plus sournoise, leur parcours d’islamisation du monde occidental devenu dépendant, pour son économie et son industrie, de la manne pétrolière, et déstabilisé par de nombreux courants idéologiques nouveaux, comme, «les droits de l’homme» et la laïcité, dont le fondement même est dévoyé. Dans ce contexte, la France n’échappe pas à cette dépendance et à cette déstabilisation. Meurtrie sur son sol et dans son esprit par les conséquences d’une guerre d’Algérie mal vécue, par ses lois sociales généreuses et les comportements délétères d’une classe politique souvent guidée par un idéal «européiste» peu soucieux des règles nationales, elle constitue le terreau idéal pour la reprise d’une conquête islamique et la base d’une offensive en Europe dont certains pays sont également touchés par la Charia, sorte de «constitution» islamique qui régit les peuples dans le «Dar Al Islam» (La maison de l’Islam, par extension les terres où pays où s’appliquent les lois islamiques).

Combattue par les uns pour ce qu’il a de contraire aux fondements de notre civilisation gréco-judéo-chrétienne et létal pour l’organisation de nos sociétés Occidentales, encensée par d’autres qui voient en elle une «splendeur rénovée» de notre société où, plus trivialement, la possibilité d’agréger toute une population adepte de ce concept religieux politico-social à la masse fondante de leurs électeurs, la religion islamique conquérante est devenue le principal ennemi à combattre d’urgence avant de restituer à notre pays sa grandeur historique et sa paix politique, sociale et humaine. C’est le seul chemin qui permettra à la France de retrouver l’énergie nécessaire à sa nouvelle «renaissance» et les moyens d’une «reconquête» de ses valeurs fondatrices.

Al-Andalus, l’Islam des chimères

L’Histoire d’Al-Andalus, qui s’est déroulée de 711 à 1492 dans la péninsule Ibérique (également appelée Hispania), nous a montré combien il est difficile – voire impossible – d’«assembler» deux cultures pour en faire, comme, nous commençons à le vivre en France aujourd’hui, un substrat national possiblement porteur d’avenir. Cette période de l’Histoire devrait nous alerter sur la poursuite de la conquête islamique, interrompue durant cinq siècles, mais reprise aujourd’hui plus sournoisement depuis le milieu du XXème siècle.

Al-Andalus, considérée comme exemplaire et prolifique par un collège d’intellectuels et d’universitaires – de gauche en quasi-totalité – est un mythe qui commence à s’écrouler sous la poussée d’une réalité qui s’impose à nous chaque jour. Elle est d’ailleurs entachée de tromperie du fait qu’elle a réussi une grande part de sa stratégie expansionniste en s’appuyant et s’appropriant massivement sur des éléments étrangers, hellénistes, chrétiens, juifs, byzantins et éthiopiens notamment.

Il ne s’agit pas ici de nier la conquête, par les musulmans, de cette partie de l’Europe, mais bien de combattre l’idée qu’elle aurait apporté la richesse politique, culturelle et sociale dans une belle osmose avec les populations chrétiennes et juives qui la peuplait alors, dotée d’un héritage civilisationnel important.

Sans entrer dans le mécanisme très compliqué de cette conquête et des causes multiples qui l’on rendue possible – il semble important d’apporter des éléments de comparaison avec ce que nous vivons aujourd’hui et de comprendre comment, du huitième siècle à nos jours, les musulmans, qui suivent les préceptes de l’Islam à la lettre et ceux qui ne veulent pas renier, ni leur livre incréé – le Coran -, ni leur prophète, ni leurs frères en Islam par une pratique silencieuse et discrète de leur religion, cherchent à conquérir et soumettre l’Occident avec des armes, politiques, psychologiques culturelles et religieuses, parfois guerrière et létales.

L’Occident est en effet, aujourd’hui, confronté à la seconde poussée de l’Islam conquérant qui n’a, de la même manière qu’au huitième siècle, d’autres moyens que la faiblesse morale, la naïveté la compromission et l’ignorance de ses adversaires pour installer durablement, si nous le laissons faire, une forme archaïque de gouvernance des peuples. Nous avons, aujourd’hui au Moyen-Orient, région où l’Islam a été fondé, la puissance d’un groupe de pays musulmans principalement construits et armés par l’Occident avec l’argent du pétrole qui leur permet d’acquérir les technologies que nous leur vendons complaisamment, tout comme les dynasties Omeyyades et Abbassides au Moyen-Âge, ont appuyé leur puissance sur les richesses Byzantines à la création desquelles ils étaient étrangers et qu’ils se sont appropriés indûment.

Heureusement, certains historiens et universitaires espagnols s’attachent aujourd’hui à remettre en ordre historique cette partie importante de la cohabitation entre l’Occident et l’Islam. Ainsi, notamment, de Serafin Fanjul, Docteur en philologie sémitique, professeur de littérature arabe à l’université autonome de Madrid, ancien directeur du Centre culturel hispanique du Caire et membre de l’Académie Royale d’Histoire d’Espagne ont commencé à détruire le mythe d’Al-Andalus. Il est l’un des meilleurs spécialistes internationaux de la littérature arabe et de son histoire.

Son dernier ouvrage «Al-Andalus, linvention dun mythe. La réalité historique de lEspagne des trois cultures» est devenue l’une des armes de ce combat contre l’angélisme «musulmanophile». Il nous démontre avec érudition comment l’imaginaire des romantiques – pas toujours bienveillant – a laissé en héritage une vision du passé hispanique qui relève davantage du fantasme que de la réalité. La vérité historique a été balayée par la croyance, et celle-ci est d’autant plus séduisante que les parangons du conformisme ont su la détourner à leur profit pour faire de l’Espagne d’alors un véritable Eden perdu du multiculturalisme universel. «La réalité que le travail de Fanjul restitue est celle dune péninsule où règnent entre les communautés lintolérance et le conflit, la souffrance et la violence, bien loin de louverture et de lapaisement trop souvent soutenus.» lit-on dans la présentation de l’ouvrage.

Dans un autre livre, Chrétiens, juifs et musulmans dans al-Andalus – Mythes et réalités -, Darío Fernández Morera, son auteur, professeur à la Northwestern University et doctorant à l’université de Harvard en littérature comparée, avance : «À partir de sources volontairement ignorées et de récentes découvertes archéologiques. Ce prétendu paradis de la coexistence heureuse a commencé avec la conquête de l’Espagne par le califat islamique. Les armées de l’islam, composées de Berbères incultes, détruisirent un Royaume Visigoth qui avait conservé l’héritage de la culture classique après la chute de l’Empire romain d’occident, et dont le niveau de civilisation était largement supérieur. Loin d’être un espace de tolérance, l' »Espagne musulmane » fut le lieu d’une régression culturelle dans tous les domaines de la vie. Chrétiens et juifs y furent marginalisés et opprimés par des autocrates religieux. Considérés comme subalternes dans une société hiérarchisée, ils furent réduits au rang de dhimmis, et eurent le choix que les gangsters donnent à leurs victimes : payer pour être protégés, ou disparaître. Tandis que politiciens et idéologues continuent de célébrer l' »Espagne musulmane » pour son «multiculturalisme» et sa «diversité», Darío Fernández-Morera montre que cette construction politiquement utile est une falsification de l’histoire

Tous deux révèlent avec force, le mythe et la réalité de l’Espagne islamique et leurs démonstrations sont solides, rigoureuses, pondérées, leurs sources irrécusables, comme le souligne Arnaud Imatz, Docteur d’État ès science politique, et membre correspondant de l’Académie royale d’histoire d’Espagne, dans une publication du Cercle Aristote.

S’appuyant sur ce mythe d’Al-Andalus, c’est bien un «Éden» que cherchent à nous vendre, depuis des décennies, historiens, philosophes, hommes politiques et journalistes, thuriféraires gauchistes d’une réécriture de l’histoire qui, pour résumer, convient à leur idéologie. Le Philo-arabisme et l’islamophilie sont bien de gauche et d’extrême gauche, comme on le voit d’ailleurs clairement apparaître dans le paysage politique et médiatique depuis quelques décennies. Nombre d’essayistes ou de philosophe supportent cette thèse aujourd’hui largement répandue. «Le soleil d’Allah brille sur l’Occident – Notre héritage arabe», de l’orientaliste Sigrid Hunke, paru en 1963, notamment, ou encore les islamo-gauchistes qui, en France, tentent de nous vendre une «créolisation» mâtinée d’Islam qui serait «une chance pour la France». Pléthorique est d’ailleurs la littérature qui tente, par une gymnastique intellectuelle qui frise la torture, d’interpréter ici et là l’Histoire pour la servir à leur goût.

Contrairement aux Wisigoths, qui s’assimilèrent, par la langue, la religion, les lois, la littérature et la philosophie, à la romanité (sujet examiné en profondeur par Rémi Brague, dans «Europe, La voie romaine»), les conquérants musulmans ne s’assimilèrent pas aux civilisations qui les avaient précédés. Ils les remplacèrent par un certain nombre de coutumes sociales et familiales efficaces qui s’appuyaient sur une base religieuse, modifiant significativement la culture et la démographie jusqu’à les faire disparaître. La Perse de Zarathoustra, l’Empire gréco-romain chrétien au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie Mineure (l’actuelle Turquie), le royaume indo-bouddhiste du Sind (dans l’actuel Pakistan) disparurent ainsi, comme disparut le royaume chrétien wisigoth en Espagne.

Les dirigeants français, mais également d’une bonne partie de l’Europe, construisent une partie de leur stratégie politique, économique et humaine sur ce même mensonge qui tente de nous faire croire aux bénéfices nombreux de l’influence croissante de l’Islam dans le jeu politique, social, économique et médiatique de l’Occident. Pour cela, ils opposent la théorie des «lumières» de la religion musulmane à sa partie soi-disant dévoyée, le terrorisme islamique, pourtant inspiré par une même lecture, celle du Coran. Pour autant, le «Nous sommes en guerre», scandé par Emmanuel Macron en 2020, enjoignant ses ministres à «inonder» l’opinion avec des annonces et des actions quotidiennes pour «terroriser lislamisme» (Le Parisien 22 octobre 2020) quand «en même temps», à tous les étages de la Maison France, on affiche toujours un discours toujours plus permissif avec les représentants de toutes les tendances de l’Islam. Même celles proches des positions intransigeantes des factions les plus extrémistes comme les Frères Musulmans dont on tarde avec vélocité et énergie à fermer les 147 lieux de cultes répertoriés sur notre territoire. (Rapport sénatorial – 2018)

L’agenda de l’Islam en Europe n’est pas caché ; pourtant, même s’il semble être parfaitement connu des dirigeants de notre pays, ils le lisent avec un regard idéologique, inculte, mais surtout politicien et le mal se répand. Il se répand, d’une part, «explosivement», avec des pics d’évidence comme les attentats de Nice et du Bataclan, notamment, et «sporadiquement», les assassinats de Sarah Halimi et du Père Hamel, auxquels on ajoute les nombreux assassinats de tueurs «fous», agressions au couteau, égorgeurs dans la majorité des cas étant, d’autre part une manifestation évidente comme autant d’autres exemples de la violence qui se répand dans notre pays, avec l’Islam pour toile de fond dans la quasi-totalité des cas.

Le déni et les trahisons sont multiples qui aident l’Islam à s’imposer. On peut lire dans les chroniques d’Albelda, au IXème siècle, qui expliquent le succès facile des Arabes par les traîtresses manœuvres du Wisigoth Wittiza, mort en 710, qui permirent aux envahisseurs de pénétrer très facilement dans la péninsule.

Il semble donc évident que nous subissons aujourd’hui la seconde grande phase d’islamisation de l’Europe, voire même d’une grande partie du monde occidental. Elle s’articule autour de trois axes, géopolitique, social et religieux qui, dans leurs formes actuelles ne constituent que la partie visible de l’iceberg civilisationnel qui se dirige sur nous. En cela, les deux époques, «Al-Andalus» et celle d’aujourd’hui que nous nommerons ici «Al-França» (La France, en arabe), se ressemblent sur bien des points.

L’Islam est composé de trois univers, le Dar al-Islam (le territoire de l’Islam), désignant les régions régies par la Charia, le Dar al-Sulh (le territoire de l’accord) désignant les terres non musulmanes qui ont conclu une trêve durable avec un gouvernement musulman et le Dar al-Harb (le territoire de guerre), désignant les terres non-musulmanes dont les populations sont appelées à se convertir à l’islam. On peut avancer que l’Europe constitue aujourd’hui la terre à conquérir mais, dans un affrontement direct avec des forces armées parfaitement formées et organisées – comme le sont les armées occidentales -, il serait impossible, pour les soldats d’Allah, de remporter une victoire militaire déterminante qui leur permettrait de prospérer sur des bases solides et pérennes, Aussi la stratégie de l’Islam conquérant s’appuie-t-elle sur d’autres mécanismes, comme pour Al-Andalus.

Al-frança, fabrique de Dhimmis «made in France»

Aujourd’hui, même si l’on constate une présence chaque jour grande d’un «contrat halal» dans la société française, l’approche reste sournoise. Elle profite des faiblesses du monde occidental anesthésié par la volonté d’éviter les guerres en Europe, par une prudence identitaire et historique des états dictée par un courant humaniste qui annihile toute hiérarchie du développement d’une pensée cohérente et, en corollaire, par une tendance à mettre toutes les cultures et sociétés au même niveau. Ainsi, face à l’Islam qui se développe sans contraintes d’aucunes sortes tellement la peur de l’ostraciser gangrène une partie de nos sociétés et de nos dirigeants, on ne sait opposer, dans une grande ignorance de sa réalité, que des expressions lénifiantes d’amour et de paix sans, surtout, ne pas l’amalgamer avec celui qui a été le moteur «idéologico-cultuel» dans les conquêtes qui ont suivi sa création.

Compromission, ruse, victimisation, entrisme, sont monnaie courante et rendent plus difficile une lecture claire, pour une majorité de Français, des véritables enjeux de ce «conflit» civilisationnel que nos dirigeants ne veulent pas nommer. Comme en Espagne jadis, la conquête d’une partie de l’Europe a commencé et s’est accélérée depuis ces dernières années, pour inscrire dans notre futur l’extension de la religion de Mahomet. En premier lieu, le «Dar Al Harb» (La maison de l’Islam, domaine spirituel de la soumission à Dieu). Cette terre battue d’une «maison de l’Islam» souhaitée par nos dirigeants depuis quarante ans, constitue un terrain fertile qui permet de planter dans la société les graines de cette religion dont les événements tragiques ne sont que la partie «événementielle» d’une islamisation rampante. L’autre, la partie discrète et insidieuse étant constituée des habitudes sociétales chaque jour plus nombreuses qui nous sont imposées et qui semblent se développer comme l’embryon d’une «dhimmitude» irréversible et dangereuse pour la société occidentale comme le professe Gisèle Littman-Orebi, essayiste égyptienne de langue française et anglaise, plus connue sous le nom de plume de Bat Yé’Or («La Fleur du Nil» dans sa langue maternelle).

En Al-Andalus, comme dans tout l’empire musulman, le pacte de la dhimma s’applique : cela signifie que les chrétiens et les juifs, en échange de leur sécurité, doivent respecter des règles de vie avec les musulmans et payer un impôt spécial. Le contenu du pacte est rédigé comme suit. «Nous ne construirons plus dans nos villes et dans leurs environs, ni couvents, ni églises, ni cellules de moines. […] Nous donnerons lhospitalité à tous les musulmans qui passeront chez nous et les hébergerons durant trois jours. […] Nous serons pleins de respect envers les musulmans. Nous nous lèverons de nos sièges lorsqu’ils voudront sasseoir. […] Nous ne sonnerons la cloche dans nos églises que très doucement. […] Nous ne prierons pas à voix haute sur les chemins fréquentés par les musulmans. […] Sil nous arrivait de contrevenir à quelques-uns de ces engagements, nous naurions plus droit à la dhimma et nous serions passibles des peines réservées aux rebelles.» (Al-Turtushi, Siraj al-Muluk – La Lumière des rois – XIIᵉ siècle.) C’est, comme nous l’avons vu récemment dans l’actualité, ce qui se passe dans nombre de territoires «perdus» de la République, d’où nombre de nos concitoyens juifs et catholiques dans une moindre part ont été chassés, et les femmes n’ont pas le droit aux espaces publics, sauf pour faire les courses ou accompagner leurs enfants à l’école.

Et dans l’école de la république, justement, dès les premières années, on tente de donner une vision idyllique de l’Islam. «En France, les programmes sont nationaux et définis par le ministère de l’Éducation nationale, mais le contenu des manuels est déterminé par les éditeurs, et la seule loi du marché. Le choix de la langue et du style, la sélection des sujets et des textes, lorganisation et la hiérarchisation des connaissances obéissent à des objectifs politiques, moraux, religieux, esthétiques, idéologiques, économiques explicites ou implicites.» (Alain Choppin – Manuels scolaires – Histoire et actualité- Hachette éducation – 1992)

Dans la péninsule Ibérique au VIIIème siècle, comme dans l’ensemble du monde islamique, les enfants musulmans (les envahisseurs ne faisaient pas venir leur famille, mais aucune étude à ce jour ne traite ce sujet, permettant toutes les hypothèses sur la nature des naissances durant cette première période de l’islamisation de l’Espagne) de pères berbères musulmans et de mères, possiblement mozarabes (chrétiens vivant en territoire musulman), soumises et converties d’Al-Andalus, recevaient une éducation à la maison, avec un précepteur ou dans des écoles primaires dont les maîtres étaient engagés et rémunérés par les parents. On relève également l’existence d’écoles à proximité des mosquées pour les jeunes enfants et à l’intérieur de celles-ci pour les adolescents, dès le VIIIème siècle sur le territoire d’Al-Andalus dès le règne d’Abd al-Rahman 1er. L’éducation des enfants devint alors étroitement liée à la religion musulmane.

Certains historiens ou chercheurs comme Adeline Ruquoi (Éducation et société dans la Péninsule ibérique médiévale – La revue de l’éducation – Numéro 69 – 1996) avancent que l’apprentissage de l’arabe, au lendemain de la conquête, permit de véhiculer un savoir immense de qualité. Mais les références mises en avant – très nombreuses – plaident plus pour un ancrage et un développement de la culture Wisigoth, elle-même appuyée sur la culture romaine, organisée et construite par un maillage de la péninsule par de nombreux érudits, laïques et religieux qui se déplacèrent d’ailleurs vers le Nord au fur et à mesure de l’avancée conquérante des musulmans.

Aujourd’hui en France, dans l’agenda d’une éducation nationale largement favorable à une approche fantasmée de l’Islam – les tragiques événements qui ont mené à la mort de Samuel Paty nous en ont montré les frontières dangereuses -, veut présenter cette religion comme ouverte et tolérante. Le thème falsifié de la coexistence pacifique et de la richesse culturelle du monde arabo-musulman, sur le modèle d’Al-Andalus, constitue un ferment idéologique qui, en dépit de la réalité avérée de la vie sociale, culturelle et économique des dhimmis (Juifs et Chrétiens vivant en terre d’islam) particulièrement difficile, propose aux élèves une lecture non seulement angélique mais déformée de l’histoire, voire une falsification dangereuse pour la construction identitaire des jeunes élèves.

«Tous les manuels suggèrent que si la conquête arabo-musulmane fut rapide c’est parce qu’elle fut facile. Si les conquêtes ont été rapides…» c’est surtout, comme nous l’avons vu plus avant, «parce que [notamment] les divisions internes des autorités autochtones, souvent des Églises en conflit interne sur des questions tant théologiques que politiques, ont permis aux armées arabes de s’emparer rapidement des centres de pouvoir. Néanmoins cela ne se fit pas sans résistance populaire…» (Figaro Vox – Entretien avec Barbara Lefèvre, enseignante française et essayiste née en 1972 à Paris, intervenant sur l’égalitarisme, l’antisémitisme, la laïcité dans l’univers de l’école), par Vincent Trémolet de Villers – 26-09-2016)

Plus près de nous, le président Emmanuel Macron, dans son discours aux Mureaux (Yvelines) du 2 octobre 2020 a, lui aussi, encouragé l’enseignement de la langue arabe afin qu’il ne soit pas seulement assuré par des associations (cultuelles ?) «Quand nous ne l’enseignons pas à l’école, nous acceptons que plus de 60 000 jeunes aillent l’apprendre dans des associations, pour le pire et qui sont manipulés. […] Sortons de l’hypocrisie, ne déléguons pas cet enseignement».

Dans leur langue maternelle, qui peine à être maîtrisée dans certains cas, on tente de faire passer aux enfants un message positif de la culture musulmane – et donc de la religion puisque ces deux aspects sont consubstantiels dans l’Islam -, alors imaginons si demain l’enseignement de la langue arabe devenait obligatoire ! …

La pénétration culturelle

La multiplication des mosquées et la paupérisation de l’habitat dans «les territoires perdus de la République» mènent à une falsification de l’urbanisme culturel et une transformation sournoise du paysage architectural.

Dans un pays de culture gréco-judéo-chrétienne comme la France, parsemé des marqueurs séculiers de son Histoire, le paysage des villes et des campagnes participe – encore ? – du sentiment d’appartenance à une société qui s’est construite avec la religion, qui s’est battue pour la religion et la laïcité et qui, sur ce dernier point, a lutté pour apaiser les conflits nés de la religion pour ne plus imposer les dogmes dans le fonctionnement du pays. Dieu s’est extrait de la société pour rester chez ceux qui le souhaitaient, inscrit dans les cœurs et les consciences. Mais le paysage a été – et reste – construit sur les fondations solides et visibles d’une culture que les Monuments chrétiens et judaïques, principalement, ont fortement contribué à abriter durant des siècles.

L’un des enjeux de l’Islam – en France, mais pas seulement – est de couvrir cette empreinte par le nombre et la hauteur et cela se fait en «marquant le territoire» notamment en construisant des mosquées, en «hallalisant» la rue par l’enseigne et la vitrine, en arabisant les sons, musique et la langue. On retrouve au siècle d’Al-Andalus, des temples romains reconnaissables à leurs colonnes, devenues alors des édifices de prière musulmans. Utilisons le terme «édifices» car ils n’étaient pas aux normes de l’Islam, comme ce fut le cas à Cordoue où la Qibla n’était pas orientée vers La Mecque, parce que la «mezquita» avait été construite sur les bases de la cathédrale wisigothe Saint-Vincent.

En France certains responsables politiques et surtout les maires – principalement de gauche, mais pas seulement – cherchent, pour leur confort électoral, à amplifier de manière significative la vision urbaine d’une présence religieuse musulmane. Ce travail de falsification du territoire – et de l’Histoire -, avec parfois l’aide du Clergé, est d’ailleurs déjà en cours sur notre territoire. Ainsi, pour exemple et ce n’est pas exhaustif, la chapelle Saint-Joseph de Clermont-Ferrand a été prêtée pendant plus de 30 ans à la communauté musulmane de la ville qui s’est contentée de camoufler les symboles chrétiens derrière de nouvelles décorations. Un autre cas peut être cité : celui de la commune de Graulhet dans le Tarn. En 1981, une église désaffectée a été transformée en mosquée. Cette transformation a été rendue possible grâce au soutien de la municipalité et à la coopération entre les cultes. Notons également la déclaration, en 2015, de Dalil Boubakeur, président du conseil français du culte musulman, de transformer les églises inoccupées en mosquée…

Dans chaque continent, l’architecture est le reflet d’une culture. À l’exception de certaines urbanisations modelées par une «idéologie nouvelle» (comme le communisme après la guerre, à influencé l’architecture sociale en France, notamment), l’habitat que l’on trouve en Occident ne ressemble pas à celui qui prévaut en Chine ou au Japon, encore moins à l’architecture dite «mauresque» qui n’est – comme on le voit dans la péninsule ibérique – qu’un mélange de styles bien souvent issus, modelés et valorisés par le travail d’ouvriers étrangers divers qui en permirent la construction. La fausse «mezquita» de Cordoue, pour ne citer que cet édifice, a repris les colonnes du temple romain et certaines parties elles-mêmes bâties par les Wisigoths sur lesquelles, grâce au travail des maîtres byzantins, les mahométanes ont pu faire briller leurs céramiques.

La modification de l’image et du son

Pour continuer le parallèle avec notre époque, nous constatons, dans l’ensemble des quartiers «islamisés» de notre pays, des dérives propres à la prédominance de l’Islam. Elle s’exerce pour l’instant essentiellement à l’endroit de leurs coreligionnaires, mais nous ne voyons aujourd’hui que la partie émergée de l’iceberg, qui se traduit notamment, dans les quartiers à majorité musulmane, par la modification du comportement des habitants dans le tissu citadin – vêtements, langue, langage corporel – de l’aspect des rues – magasins halal, boutiques de vêtements, cafés où l’absence des femmes est probante – et de l’architecture quand les mosquées remplacent les églises au centre de la cité.

On constate déjà aujourd’hui une modification évidente de la «signature culturelle» du paysage dans certaines régions de France, comme les changements vestimentaires qui signent l’origine des «nouveaux français». Il est probant de nos jours, de compter, dans une foule et dans certains quartiers de plus en plus nombreux, les qamis, kufic et djellabas chez les hommes et les hijabs, voire les burqas chez les femmes. À cela, il convient d’ajouter les changements linguistiques ; comme le soulignait dans son dernier livre, Franz-Olivier Giesbert, «je n’entends quasiment pas parler français dans certains quartiers de la cité phocéenne» (et dans beaucoup d’autres quartiers de grandes villes françaises). Il convient également de mettre l’accent sur les changements architecturaux qui deviennent doucement – Mais sûrement – visibles. Ainsi des nombreux minarets qui poussent ici et là sur le territoire – il y en aurait 90 aujourd’hui contre 64 en 2009, mais plus de 350 projets de construction seraient en cours, selon le journal en ligne des mosquées en France, contre plus d’une centaine en 2011. (Le Monde, dans son édition du 10 juillet 2015, avance le chiffre de 2500 «mosquées» ou lieux de cultes équivalents) – qui se substituent à autant d’églises que l’on ne construit plus. Sur ce dernier point, espérons que les évêques, qui se sont engagés à «abonder» le fonds d’indemnisation des victimes de pédocriminalité de l’Église en vendant certains des biens immobiliers de la Conférence des évêques de France et des diocèses, ne laisseront pas certains d’entre-eux devenir des lieux de culte musulmans, comme le préconisait en 2015 Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman (CFCM).

On le comprend aisément, ces modifications, pour discrètes qu’elles soient aujourd’hui, contribuent à bouleverser durablement la signature culturelle profonde de notre pays. Et confirment que nous avons bien, sur le sol français des «Territoires [déjà]. perdus de la République» définition justifiée et titre éponyme du livre d’Emmanuel Bensoussan.

Et cela n’est pas près d’être clarifié. Le rapport de l’Institut Montaigne «La fabrique de l’islamisme», paru en septembre 2018, propose la création d’une institution chargée d’organiser et de financer le culte musulman en France. Cela pourrait mener très vite à l’instauration d’une taxe destinée à le financer, même si une telle contribution financière, essentiellement privée, (le marché «halal» par exemple, serait reversée à une association dont l’objet serait de financer le culte musulman. On le voit, c’est dans les veines et les artères de la France que l’on cherche à faire couler le sang «halal» !

L’histoire d’Al-Andalus, dont nous n’avons abordé qu’une infime partie des événements qui font l’objet aujourd’hui d’un grand nombre d’ouvrages et de publications scientifiques, doit nous éclairer sur les enjeux civilisationnels qui nous sont présentés aujourd’hui. Tout n’est pas perdu, mais une prise de conscience et une action énergique d’ampleur s’imposent pour nous éviter des lendemains rythmés par le chant du muezzin dans une France que les historiens pourraient baptiser un jour «Al-França» …

© Jean-Louis Chollet pour Dreuz.info

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