Publié par Drieu Godefridi le 16 novembre 2021

La presse classique et les politiciens de gauche se plaignent constamment de la circulation de théories complotistes sur les réseaux sociaux.

Mais, qui parle ?

Durant cinq années complètes, de 2016 à 2021, l’intégralité de la presse occidentale classique aura nourri la pire théorie complotiste depuis les Protocoles des Sages de Sion : la collusion de Trump avec le gouvernement russe. 

L’accusation était, pour l’équipe de campagne de Trump de s’être, en 2016, concertée avec les « services » du gouvernement russe pour nuire à la campagne de Hillary Clinton. Ce qui revient à accuser Trump, en clair, de forfaiture et de haute trahison.

Devenez “lecteur premium”, pour avoir accès à une navigation sans publicité, et nous soutenir financièrement pour continuer de défendre vos idées !

En tant que lecteur premium, vous pouvez également participer à la discussion et publier des commentaires.

Montant libre







Hier, le Washington Post rétractait une quizaine (sic) d’articles mensongers sur cette soi-disant collusion de Trump avec le gouvernement russe. De l’aveu du WP, tout était faux !

En effet, l’enquête du Conseiller spécial John Durham, qui instruit la genèse de l’accusation, livre ses premiers résultats, et des mises en accusation. Il est ainsi apparu que la principale « sub-source » — ie, la source n°1 de l’auteur du dossier — à l’origine du « dossier » monté contre Trump avait menti et inventé ses « informations ».

Dans l’intervalle, durant cinq longues années, l’accusation de collusion avait été reprise sur le ton de la certitude par toute la presse américaine et européenne. 

Toutefois, me direz-vous, ces organes de presse n’ont-ils pas relayé fidèlement les éléments matériels à l’appui de l’accusation ? N’est-ce pas leur rôle ? Pouvait-on savoir, à l’époque, que l’accusation était irrecevable ?

Bien sûr que oui ! Il suffisait de prendre connaissance des éléments du dossier, qui sont publics ab initio. En réalité, toute personne analysant le dossier sait depuis le début que l’accusation ne repose sur aucun élément matériel, de preuve. Rien. Rien !

Vous me direz, c’est facile à dire aujourd’hui ! De cette assertion, je ramène la preuve.

Voici ce que j’écrivais dans La révolution Trump, publié en janvier 2018 (Amazon en fait foi) :

« Force est de reconnaître qu’au moment où j’écris ces lignes — nous sommes le 25 décembre 2017 — en dépit des moyens considérables mis en œuvre par la presse et par l’Etat américain pour attester de la réalité de la collusion entre Trump et les Russes, il n’existe pas le moindre début de preuve — not a shred of evidence, comme on dit en anglais — de la réalité de cette collusion durant la campagne. Rien !

Paradoxe suprême, plus l’enquête avance, plus il apparaît que Trump est moins en cause que ne le sont tout à la fois les Démocrates, ce que l’on appelle le “Deep State” — l’Etat profond, qui persiste indépendamment des variations politiques — et la presse.

La charnière est ce que l’on a appelé dans la presse américaine le “dossier” — comme en français — contre Trump. Ce dossier, panachage d’allégations criminelles, crapuleuses et “piquantes”, à forte connotation sexuelle, fut diffusé le 10 janvier 2017 par le média “BuzzFeed”.

Se dessinaient deux possibilités. Si ne serait-ce qu’une fraction du dossier était avérée, alors la présidence Trump était déjà compromise. Coup de maître ! Comme Trump est déjà élu, que tous les moyens mis en œuvre pour l’arrêter ont échoué, on attend le dernier moment pour lui porter l’estocade. Rappelons qu’à cette époque, la presse évoquait très sérieusement l’impeachment de Trump dès son entrée en fonction, et son remplacement immédiat par le vice-président Mike Pence.

Du reste, le dossier était accablant. Il était avancé que la Russie était en possession d’éléments accablants sur Trump, de nature à le faire chanter durant sa présidence, donc à soumettre les Etats-Unis d’Amérique au caprice du Kremlin ! Il était allégué, notamment, que Trump se serait livré à des actes sexuels avec des prostituées lors d’une visite à Moscou, dûment enregistrés par les “services” russes. Egalement, que la Russie et Trump collaborent depuis 5 ans, notamment pour “hacker” le serveur du Parti démocrate, et qu’une rencontre en ce sens eut lieu à Prague en 2016.

Enorme ! Mais tout était faux. Aucune des affirmations majeures du dossier n’a pu être corroborée par des sources extérieures, d’innombrables erreurs ont été prouvées, et la rencontre à Prague est une impossibilité matérielle, celui qui est censé y avoir représenté Trump, son avocat Michael Cohen, n’ayant de sa vie jamais mis les pieds en Tchéquie ! Mieux : il s’avère que le dossier fut construit par un ancien agent secret britannique, du nom de Christopher Steele, mandaté à cet effet par la firme de consultants FUSION GPS. Laquelle firme était à son tour mandatée et rémunérée à cet effet par le Parti démocrate ! La matière d’un vaste scandale, assurément. Mais pas celui que l’on croyait. »

Décembre 2017 !

On le constate : l’accusation de collusion n’a jamais reposé sur aucun élément matériel et il suffisait, depuis le début, de se pencher sur les éléments du dossier pour s’en aviser. Ce qui n’a pas empêché la presse de colporter cette théorie complotiste au sens strict pendant les quatre années qui ont suivi, une théorie dont elle fit ses « Unes » comme on l’eût fait de la plus importante information de notre temps.

N’acceptez jamais la moindre leçon de morale, moins encore de « complotisme », de cette presse dont la faillite intellectuelle, morale, et déontologique, est en la circonstance totale. Car, telle est la leçon, la seule, de l’effroyable et monstrueuse accusation de collusion entre Trump et le gouvernement de la Russie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Drieu Godefridi pour Dreuz.info.

Abonnez-vous sans tarder à notre chaîne Telegram, pour le cas où Dreuz soit censuré, ou son accès coupé. Cliquez ici : Dreuz.Info.Telegram.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Si vous êtes chez Orange, Wanadoo, Free etc, ils bloquent notre newsletter. Prenez un compte chez Protonmail, qui protège votre anonymat

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

En savoir plus sur Dreuz.info

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Continue reading