Publié par Guy Millière le 14 novembre 2021

La conférence de Glasgow sur le “changement climatique” s’est achevée.

Un communiqué final a été publié, avec retard.  Le texte parle de la nécessité de limiter le “réchauffement” à 1,5 degrés (le chiffre initialement prévu était 1,8 degrés). Il évoque la fin prochaine de l’utilisation du charbon par tous les pays qui l’utilisent aujourd’hui. Il parle de déforestation, et de “neutralité carbone”. Les écologistes radicaux le trouvent insuffisant, bien sûr….

On aura entendu de jour en jour de bien beaux discours, tels celui du prince Charles qui a parlé d’une action de “guerre” pour “sauver la nature”, ou celui de Jeff Bezos, le fondateur milliardaire d’Amazon, venu en jet privé pour rappeler que “la nature, c’est l’alimentation que nous mangeons et l’air que nous respirons”. Quelle découverte géniale ! Je n’ai pas cherché à savoir quel texte on a fait lire au sénile Joe Biden. Je craignais une surdose d’inepties. Je ne sais ce qu’ont dit Barack Obama et Emmanuel Macron. Je ne sais pas non plus si Greta Thunberg est venue parler : si ce n’est pas le cas, c’est dommage, elle aurait été tout à fait à sa place, et je ne comprends pas pourquoi elle n’est pas membre du GIEC, elle le mériterait. Elle a toutes les qualités “scientifiques” requises.

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Si je devais résumer la conférence, je le ferais en deux mots : l’imposture continue.

Toute personne qui n’est pas dans l’ignorance totale sur le sujet sait que le climat sur la planète fluctue et n’a jamais eu une régularité de métronome. Il a fait bien plus chaud sur terre, et il a fait bien plus froid, et prétendre que des actions politiques peuvent influer sur la température moyenne de la planète est tout simplement grotesque, et fixer un chiffre de température à atteindre est épouvantablement risible.

Il y a, par ailleurs, toujours eu des tempêtes en mer, des ouragans en zone tropicale, des inondations, des cyclones, des orages extrêmes, et évoquer sans cesse tempêtes, ouragans, cyclones, orages pour dire que le climat se dérègle est ridicule.

Le charbon est une source d’énergie qui reste indispensable dans de nombreux pays sur terre qui, sans lui, connaitraient des pénuries d’énergie : et des technologies innovantes permettent une utilisation du charbon suscitant moins d’externalités négatives.

Il y a toujours eu de la déforestation, et il y en a eu davantage au temps où les êtres humains utilisaient partout le bois pour se chauffer et faire cuire leurs aliments. Ce qui freine la déforestation est le développement économique et technologique, que le discours écologiste contribue fortement à entraver. Au nom de la préservation des forêts, on ne les entretient plus, et quand on ajoute d’autres mesures écologistes, cela conduit aux vastes incendies de forêt tels que ceux qui ravagent chaque année la Californie, et y détruisent plus d’arbres à chaque fois qu’une armée de bûcherons. Il y a, de toute façon, malgré les conséquences de mesures écologistes aux Etats-Unis et ailleurs, plus d’arbres sur terre qu’il y a un siècle, donc parler de déforestation est enfoncer une porte ouverte.

Le dioxyde de carbone qu’on diabolise est excellent pour la nature et fait pousser les plantes et les arbres.  Et l’essentiel du dioxyde de carbone rejeté dans l’atmosphère vient non pas des activités humaines, mais de la nature elle-même : l’année 2020 a vu pendant des mois l’arrêt presque complet de l’économie de la plupart des pays développés, ce qui n’a strictement rien changé au taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère : un article de Ronald Kessler publié le 9 novembre dans le Washington Times donne tous les détails.

Le dioxyde de carbone a, en outre, un effet extrêmement faible sur la température de l’atmosphère, comme le montrent les livres de François Gervais en France, et de nombreux livres de scientifiques dignes de ce nom en langue anglaise.

Le dioxyde de carbone se trouve diabolisé pour une seule raison :  contrôler les émissions de dioxyde de carbone permet de placer sous contrôle gouvernemental quasiment toutes les activités humaines, et c’est là le but fondamental de toutes les réunions organisées sur le climat depuis le sommet de Rio en 1992. Cela permet aussi d’inventer des taxes nouvelles et de prendre de l’argent aux entreprises et aux individus pour davantage les asservir au gouvernement. Cela permet aussi de créer un prétexte pour dire aux pays développés qu’ils mettent le monde en danger et doivent payer pour cela aux pays en voie de développement des milliards qui finissent le plus souvent dans des circuits de corruption.

Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a été fondé en 1988 par les Nations Unies, à l’instigation du socialiste canadien Maurice Strong, un homme d’affaire lié à la Chine, qui est la grande bénéficiaire de toutes les décisions prises dans les pays occidentaux au nom du “changement climatique”.

Pendant que des réglementations proliférantes sont mises en place dans tous les pays occidentaux et y mutilent la croissance et le dynamisme économique, la Chine ne prend aucune décision qui nuirait à sa croissance, et elle n’a envoyé aucun représentant à Glasgow. Elle s’est contentée de dire qu’elle envisageait de prendre des mesures à partir de l’année 2030. Elle ne les prendra, bien sûr, pas, car elle sait que les mesures sont inutiles. 

Les dirigeants chinois ne peuvent que se féliciter des rapports alarmistes du GIEC : plus ils sont alarmistes, plus elle y gagne. Et les dirigeants chinois savent que les rapports du GIEC, utilisés comme base de réunions telles celles de Glasgow n’ont rien de scientifique, et ceux qui rédigent les rapports du GIEC sont des imposteurs : le GIEC a été fondé pour “analyser le changement climatique” anthropique, ce qui signifie qu’il repose sur le postulat qu’un “changement climatique” anthropique existe, et qu’il s’agit de l’expliquer. Poser un postulat et demander qu’on montre que le postulat est vrai, sans envisager qu’il puisse être faux est aux antipodes de la démarche scientifique.

Comme Christian Gérondeau, auteur de livres remarquables sur le sujet, l’a dit, la démarche du GIEC est plutôt une démarche religieuse.

La réunion de Glasgow est une réunion religieuse marxiste destructrice et très coûteuse (outre son coût financier et les dégâts économiques à venir qui seront infligés en son nom à tous les pays développés, il y aura l’argent à verser aux pays en voie de développement et aux circuits de corruption).

Il y en aura d’autres, hélas. Quand la gauche a discerné que le vieux discours marxiste parlant de l’exploitation de l’homme par l’homme s’épuisait, elle l’a remplacé par un discours parlant de l’exploitation de la nature par l’homme. Dans le vieux discours marxiste, le capitalisme était incriminé, dans le discours écologiste il est incriminé aussi. Dans le vieux discours marxiste, il s’agissait de supprimer la liberté pour donner le pouvoir à des idéocrates. Dans le discours écologiste, il s’agit de la même chose.

Dans les années 1980, les tenants du discours écologiste disaient que l’apocalypse était pour l’an 2000. Aujourd’hui, ils promettent l’apocalypse pour 2030. En 2030, ils reculeront la date. L’important est de faire peur.

Faire peur, cela marche. Regardez ce qui s’est passé et continue à se passer avec le coronavirus chinois. La peur est un excellent moyen pour obtenir la soumission.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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