Publié par Magali Marc le 12 novembre 2021

L’élection de Donald Trump en 2016 a été l’occasion pour la tempête populiste de se manifester et élire un président populiste. La classe dirigeante a tout fait pour se débarrasser de Donald Trump et des Trumpistes. Mais d’autres Républicains « populistes » tels que Ron De Santis, le gouverneur de la Floride, allié de Donald Trump et Glenn Youngkin, le gouverneur de la Virginie, nouvellement élu, ont fait leur apparition. L’Establishment démocrate doit maintenant se sortir du pétrin créé par Joe Bien et ses alliés gauchistes (crise frontalière, augmentation du prix de l’essence et de la nourriture, confrontations avec les parents vent debout devant l’enseignement de la Théorie Critique des Races dans les écoles) et tenter de mettre en échec la vague populiste qui va se manifester lors des élections de mi-mandat en 2022 et les élections présidentielles en 2024. Vont-ils y arriver ?

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Christopher Chantrill, paru sur le site d’American Thinker, le 10 novembre.

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Je suis prêt à risquer trois prédictions audacieuses sur ce que vont faire les Démocrates pour rebondir

Au cours d’un weekend où nous avons discuté de politique avec des membres de notre famille partageant les mêmes idées, nous avons bien sûr parlé de Trump et de ses méchants tweets. Les femmes n’aiment pas les méchants tweets. Surtout venant de leur président. Pourquoi ? On n’en sait rien.

Vous souvenez- vous de Ronald Reagan ? À l’époque où il se préparait à sa campagne présidentielle, il diffusait chaque semaine des articles d’opinion dans lesquels il semblait très en colère et déterminé à faire quelque chose. Quand il passait à l’émission le Carson Show, il faisait de courtes remarques ringardes et rigolotes, et tout le monde riait. Mais quand il est devenu président, il s’est montré sous un jour plus aimable.

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Je me demande pourquoi ? Pensez-vous que c’est parce qu’il était un bon stratège et qu’il comprenait que le président est un père pour son pays ? Ou voulait-il simplement qu’on le prenne pour un « un gentil tonton naïf » ?

Ça n’a pas d’importance. À un moment donné, l’émission Saturday Night Live a produit un sketch dans lequel M. Reagan se comportait comme un tonton aimable en public et comme un leader efficace et dur à cuire en privé.

Peut-être que Donald Trump aurait dû agir de manière plus aimable afin d’être réélu ? Qui sait ?

Peut-être que la période post-COVID sera l’occasion pour les Démocrates de commettre un suicide politique?

Peut-être que l’expérience vécue avec Donald Trump servira de leçon à la nouvelle génération de leaders républicains, de Ron DeSantis à Glenn Youngkin, afin de les aider à comprendre comment un candidat doit se présenter aux électeurs ?

Quel serait le meilleur moment pour donner aux «woke-ologistes» assez de corde pour qu’ils se pendent ?

Maintenant, ou après un second mandat de Donald Trump ?

Ne serait-il pas formidable que le Caucus progressiste des Démocrates subisse un échec monumental à la fin du mois, lorsqu’il s’agira de faire passer le projet de Loi de «réconciliation» (de 3 500 milliards) et que les Démocrates modérés, préoccupés par les élections de mi-mandat en 2022, refuseront de voter pour ce projet socialiste ?

Les Démocrates sont vraiment dans le pétrin parce qu’ils doivent aussi augmenter le plafond de la dette et voter l’ensemble des dépenses avant les élections de 2022.

Pensez à ce qui se serait passé si Donald Trump avait gagné en 2020 et que la Chambre des Représentants était toujours contrôlée par les Démocrates avec Nancy Pelosi déterminée à lui faire opposition.

Imaginez une élection de mi-mandat 2022 désastreuse lors d’un second mandat de Donald Trump, suivie d’une élection présidentielle (un moment propice pour les Démocrates de présenter une alternative) en 2024 avec de grandes majorités démocrates débordant de gauchistes «wokes» dans les deux chambres du Congrès.

Voici donc mon pronostic audacieux pour les trois prochaines années.

Première prédiction :

Les Démocrates ne parviendront pas à remettre l’économie à flot d’ici 2024. Ils devraient vraiment augmenter les taux d’intérêt pour juguler l’inflation dès maintenant et faire disparaître leurs projets d’augmentation des dépenses d’«entitlements» ( NdT: la Sécurité sociale et les pensions). Tout retard aggrave l’inflation et place la Fed (NdT: la banque centrale des États-Unis) dans une situation impossible lorsqu’elle devra augmenter les taux d’intérêt pour juguler l’inflation. Juste à temps pour les élections de 2024.

Deuxième prédiction :

Les Démocrates ne mettront pas un frein à leurs folies en matière de Théorie Critique des Races (TCR) avant 2024, et le peuple américain sera furieux. D’une certaine manière, je comprends pourquoi les Démocrates disent « passez votre chemin, il n’y a rien à voir. La TCR n’est pas enseignée dans les écoles ». Ils considèrent leurs initiatives «wokes» actuelles comme un noble activisme destiné à poursuivre la lutte contre les maux séculaires du patriarcat et du racisme.

Autrement dit, nous, les Américains ordinaires, voyons le chant Let’s Go Brandon (LGB) comme une réaction spontanée à l’incompétence et aux prétentions élitistes de l’Administration Biden. Mais pour nos amis démocrates, LGB est une sinistre conspiration ourdie dans le marécage enfiévré des théories du complot de l’extrême droite.

En fait, j’oserais dire que certains prétendent que l’omission du T dans LGB est clairement une insulte transphobe qui menace la sécurité des transgenres et des non-binaires partout en Amérique.

Troisième prédiction :

Vous n’avez encore rien vu. Pour moi, la vague populiste actuelle n’est que la dernière d’une succession de révoltes politiques croissantes qui ont commencé avec les années Nixon et la majorité silencieuse, se sont poursuivies avec les années Reagan et les démocrates pro-Reagan, et ont éclaté immédiatement après l’élection du premier président noir des États-Unis avec le mouvement du Tea Party. L’élection de Donald Trump en 2016 a été le moment où la tempête populiste qui se rassemblait a effectivement élu un président populiste.

Tout comme elle l’a fait avec le virus Nixon et a failli le faire avec le virus Reagan, la classe dirigeante s’est réunie dans une pièce et a expulsé le virus Trump, mais immédiatement la variante Youngkin est apparue, et les mamans terrifiées de la classe dirigeante se masquent et exigent des rappels de vaccin anti-Trump. Prochaine étape : la variante 2022.

Selon l’anthropologue Peter Turchin, notre société souffre de «surproduction d’élites» : il y a trop d’élitistes en puissance pour les postes disponibles. L’élite a besoin de créer des postes pour les élitistes potentiels afin de donner des ordres à la plèbe, mais les membres de la classe moyenne et ceux de la classe ouvrière ne veulent pas recevoir d’ordre.

À un moment donné, la force irrésistible rencontre un objet inamovible, et Dieu décide de la suite des événements.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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