Publié par Michèle Mazel le 3 novembre 2021

L’infatigable premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh s’est trouvé une nouvelle plateforme pour faire avancer la cause palestinienne.

Profitant de la présence au sommet de Glasgow de représentant d’une centaine de pays et de la couverture médiatique qui accompagne ce rassemblement quasi planétaire, il est venu apporter sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique.

Contrairement à ce qu’on aurait pu attendre, il ne s’agit pas d’énumérer les mesures que l’Autorité palestinienne compte entreprendre pour réduire les émissions carbones des territoires sous son contrôle.

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Le premier ministre n’évoque pas les pratiques ancestrales de la population : brûler les ordures en plein air, y compris les pneus particulièrement polluants ; laver hommes et bêtes dans les cours d’eau voisins et y déverser le produit des égouts des petits villages et des gros bourgs, se débarrasser des déchets industriels dans la rivière la plus proche comme c’est le cas pour la ville de Hébron et la petite rivière du même nom.

En fait, à l’écouter cet aspect de la pollution ne semble pas le préoccuper.

C’est d’une menace autrement plus grave qu’il est venu parler et il s’en explique dans un tweet dramatique : écoutons-le :

« Je viens d’arriver à Glasgow. Avec des dirigeants du monde entier, nous explorerons des voies de coopération mutuelle pour protéger notre précieuse planète. Nous sommes ici aujourd’hui pour dire au monde que l’occupation israélienne est la menace à long terme la plus critique pour l’environnement palestinien. »

Malheureusement le premier ministre n’a pas eu le temps nécessaire pour étayer sa thèse Il s’est contenté de dire que cette menace à long terme pour les Palestiniens tant de la Cisjordanie que de la Bande de Gaza est entièrement due aux agissements de l’Occupant.

Un occupant qu’il rend notamment coupable de l’asséchement progressif de la Mer morte et de la contamination des aquifères de la Bande de Gaza.

Une accusation intéressante si l’on sait que le seul aquifère de Gaza est tout entier à l’intérieur de cette enclave qu’Israël a entièrement évacuée en 2005 et qu’on ne voit pas comment -et pourquoi – ce pays chercherait à le contaminer.

Quant à la Mer morte, réchauffement climatique global et barrages établis par la Syrie sur le Jourdain, son unique source d’eau, sont sans doute la cause première du problème.

Un problème qui touche la rive jordanienne comme la rive israélienne de cette mer intérieure.

D’ailleurs les deux pays, avec l’appui de Ramallah, ont mis en chantier une audacieuse solution pour alimenter la Mer morte avec les eaux de la mer Rouge. Peu importe.

Condamner Israël est toujours très porteur.

D’ailleurs le tweet de Mr. Shtayyeh a été accueilli avec enthousiasme par ses supporters ; selon le tweet de l’un d’eux,   le premier ministre « est à la tête de notre délégation alors que nous plaidons pour mettre pour mettre fin à la pollution quotidienne de notre air, de notre eau et de nos terres par l’occupation israélienne. »     

Seule consolation : pour une fois les médias occidentaux n’ont pas cru bon de reproduire les accusations du premier ministre palestinien et de ses partisans.  

D’un autre côté, si les Palestiniens avaient déployé l’énergie qu’ils consacrent à démoniser Israël à proposer une solution raisonnable au conflit, il aurait sans doute pris fin depuis longtemps pour le plus grand bonheur des deux peuples.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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