Publié par H16 le 6 décembre 2021

Dur constat que celui qu’on peut jeter sur la société occidentale actuelle : nous en vivons, actuellement, la partition consternante en deux sociétés parallèles mais de moins en moins capables de vivre ensemble sinon en harmonie au moins en coordination.

D’un côté les gouvernants, les « gagnants » de la mondialisation (ou en tout cas ceux qui croient y gagner) et de l’autre, les peuples, les foules des anonymes. D’un côté, les élites auto-proclamées, les médias et les administrations nationales et internationales qui, ensemble, constituent une véritable force d’occupation du peuple.

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De ce côté-ci, on trouve les dirigeants (politiques nationaux, internationaux, de multinationales) dont une partie se réjouit de la situation qui leur permet de gagner en importance, en temps d’exposition, et surtout en pouvoirs puisque chaque montée de tension qu’ils organisent sciemment leur permet de grignoter les libertés de la seconde société.

En général, ces politiciens sont nourris de l’importance qu’on leur accorde, mais n’ont pas autre chose que les informations que leur fournissent, toujours avec plusieurs temps de retard, leurs adjoints et conseillers, de façon majoritairement écrasante choisis pour leur capacité à jouer les bénis-oui-oui, à être toujours d’accord avec leurs politiques.

Or, ce sont des informations tardives et biaisées, obtenues auprès des sources qui sont toutes lourdement teintées de calculs politiques, et nourries d’une propagande maintenant omniprésente et visible. Dans ce flot d’informations où toute voix dissidente est immédiatement censurée, ou toute question – pouvant générer des réponses aux implications lourdes de remise en question – est immédiatement classée taboue, il devient impossible d’avoir une vision équilibrée, raisonnable, puisque précisément, tous les arguments en opposition avec les discours officiels ont été éliminés non par le raisonnement mais par la censure ou, pire encore car invisible, l’auto-censure.

La course à l’échalotte lamentable dont nous sommes tous témoins est une magnifique illustration de cette endogamie terminale des idées de la classe dirigeante.

De l’autre côté, le peuple, pour le moment, subit.

Accablé des tourments que les premiers lui infligent sans comprendre qu’ils jouent là un jeu fort dangereux, il choisit pour le moment l’apathie, par défaut : ne se croyant pas nombreux, n’étant guère organisés et la démarche d’opposition nécessitant une énergie et des moyens humains ou financiers rapidement importants, ses membres se croient seuls, éparpillés, minoritaires.

Petit-à-petit cependant, des réseaux s’organisent, les témoignages se font de plus en plus nombreux, la visibilité d’une opposition grandit ce qui pousse à l’entraide des uns et des autres contre ce que chacun perçoit, de façon plus ou moins diffuse pour le moment, comme une dérive de plus en plus grave.

Ce n’est, bien évidemment, qu’un embryon, qu’un début de cristallisation d’opposition mais elle reste indispensable pour rappeler aux uns et aux autres que la technique employée, « diviser pour mieux régner », vieille comme le monde, ne marche que si, justement, les individus, manipulés par la peur qu’on a créée de toute pièce à cette fin, se croient seuls et n’osent alors pas s’exprimer, s’opposer. Cette technique, composée de petits pas toujours plus loin vers l’abomination, a déjà été employée, avec « succès ». Veut-on vraiment reprendre le même chemin ?

Cependant, une réponse existe, et puisque ces deux sociétés ne veulent plus travailler de concert, une partition peut s’organiser ; une société parallèle peut se mettre en place dans laquelle les premiers ont une prise de plus en plus faible, puis nulle sur les seconds.

Cela peut passer par l’école à la maison pour les enfants, qui coupe ces derniers des influences de plus en plus puissantes de la propagande d’État poussée partout et en premier dans ces lieux d’apprentissage. La création d’écoles privées hors contrat témoigne, même dans les cités sensibles, d’une prise de conscience de la nécessité de sortir les enfants du cadre délétère qui leur est maintenant quasiment imposé. Du reste, il n’est qu’à voir de ce que les parents de l’autre société, celle qui veut asservir la seconde, acceptent ou non pour leurs propres enfants. Bizarrement, l’école de la République n’a pas leurs faveurs. De la même façon, l’arrêt complet des médias traditionnels au foyer devient une nécessité impérieuse tant télévision (d’État ou presque) et réseaux sociaux sont devenus éminemment toxiques.

Cela peut aussi passer par les choix faits jour après jour, depuis la façon dont on favorise une vie moins citadine (sans verser dans l’imagerie caricaturale d’un retour à la campagne aussi fantasmée qu’irréalisable en pratique) à celle dont on peut utiliser son propre portefeuille tant que c’est encore possible, en retirant par exemple ses billes (boursières ?) des entreprises qui jouent les pires jeux des gouvernements, en arrêtant d’acheter les produits et les services des entreprises dont les prises de positions publiques montrent leur connivence complète avec ce qui se met actuellement en place.

Pour ceux qui le peuvent et qui le comprennent, favoriser une société parallèle passera probablement par les voies de sorties que constituent les métaux précieux (l’or, l’argent) ou les cryptomonnaies dont l’usage tend à se démocratiser petit-à-petit.

Il faut comprendre en effet que les politiciens, les médias et les grosses entreprises ont besoin de consommateurs dociles, mais que l’inverse n’est pas vrai.

Pour les politiciens, c’est assez visible tant leur valeur ajoutée à la société est clairement négative ; pour les médias, les tempêtes propagandistes et la médiocrité affligeante des productions actuelles, leur connivence assumée avec le pouvoir en place rend leur disparition aussi inévitable qu’absolument sans douleur (ce sera même un bénéfice net pour tous) ; enfin, pour ces multinationales qui ont utilisé la connivence pour gagner des parts de marché ou étouffer la concurrence, elles proposent des solutions qui ne sont pas optimales et loin s’en faut : dans un marché libre, leurs produits et leurs services seront rapidement balayés. Le marché actuel, englué de règlementations, de normes imposées d’en haut, de contraintes pour mieux servir les États et leurs inféodés, va inévitablement, douloureusement rencontrer ses limites. À ceux qui le peuvent de hâter leur sort.

Bref, il faut, dès à présent, proposer et pratiquer tout ce qui vise à reconstruire une vie plus libre, qui ne peut se comprendre qu’en se détachant progressivement de la tutelle étouffante des institutions étatiques et des commensaux évoqués ci-dessus…

Alors, certes, construire cette société parallèle n’a rien de simple. Mais restons optimiste : c’est déjà en cours et cette société sera inévitable.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © H16. Publié avec l’aimable autorisation de l’auteur (son site)

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