Publié par Gaia - Dreuz le 23 décembre 2021

Source : Lacroix

Le Sénat américain vient d’approuver la nomination de Rashad Hussain au poste d’ambassadeur de la liberté religieuse. C’est la première fois de l’histoire des États-Unis qu’un musulman accède à cette fonction.

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Après quasiment cinq mois d’attente, c’est confirmé : Rashad Hussain, nommé par le président américain Joe Biden le 30 juillet dernier, est bel et bien le nouvel ambassadeur de la liberté religieuse aux États-Unis. Sa nomination a été très largement approuvée au Sénat par 85 voix contre 5. Il succède ainsi au catholique Sam Brownback, nommé par l’ex-président Donald Trump.

Rashad Hussain est le sixième titulaire de cette fonction. D’origine indo-américaine, il est notamment connu pour avoir été à la fois membre du cabinet spirituel de l’ex-président Barack Obama, et envoyé spécial des États-Unis à l’Organisation de la coopération islamique. Ses compétences religieuses et linguistiques – il connaît le Coran par cœur, et parle couramment l’arabe et l’ourdou – lui ont permis d’œuvrer en faveur de la protection des minorités religieuses vivant dans les pays musulmans.

Un objectif essentiel de la politique étrangère américaine

C’est Bill Clinton qui, en 1998, avait lancé la création du Bureau de la liberté religieuse internationale, avec à sa tête un ambassadeur de la liberté religieuse à l’étranger. Directement intégré au sein du département d’État, cet organisme publie chaque année un rapport sur la situation de la liberté religieuse dans le monde, en recommandant des politiques pour la favoriser. D’après le site Internet du Bureau, l’ambassadeur a notamment pour objectif de promouvoir «le respect de la liberté de religion et de croyance pour tous comme un objectif essentiel de la politique étrangère des États-Unis.»

Ce n’est pas la première fois qu’un non-chrétien devient ambassadeur de la liberté religieuse aux États-Unis. Barack Obama avait nommé en 2014 le rabbin David Saperstein pour succéder à Suzan Cook, une afro-américaine protestante qu’il avait lui-même nommée en 2011.

Un message envoyé à la Chine

En effectuant un tel choix, Joe Biden marche donc sur les pas de son prédécesseur démocrate. «L’annonce d’aujourd’hui souligne l’engagement du président à construire une administration qui ressemble à l’Amérique et reflète les personnes de toutes les confessions », indiquait la Maison-Blanche le 30 juillet dernier. Pour Mokhtar Ben Barka, professeur de civilisation américaine à l’Université de Valenciennes, le président reste ainsi fidèle à « sa position de catholique de gauche » en « s’insérant parfaitement dans la lignée du pape François ». C’est même, d’après ce spécialiste, « une nomination symptomatique de l’œcuménisme plaidé par Joe Biden ».

Autre raison, moins attendue, permettant d’expliquer cette nomination, selon Mokhtar Ben Barka : les tensions grandissantes avec Pékin. En nommant un musulman au poste d’ambassadeur de la liberté religieuse, Joe Biden cherche à envoyer un message à la Chine, accusée de violations des droits de l’homme dans la province du Xinjiang, où vit la minorité musulmane ouïghoure.

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