Publié par Magali Marc le 16 décembre 2021

Dans un article publié sur Dreuz, le 12 décembre dernier (https://www.dreuz.info/2021/12/donald-trump-rancunier-envers-benyamin-netanyahu-256445.html ), j’ai fait état du fait que Donald Trump avait, lors d’une interview avec un journaliste d’Axios, reproché à Benyamin Netanyahu d’avoir accepté sans hésitation le résultat de l’élection présidentielle de 2020 et d’avoir été parmi les premiers à féliciter Joe Biden. Dans mon Introduction, j’ai émis l’hypothèse que Donald Trump avait fait semblant (sachant qu’il parlait à un journaliste gauchiste anti-Netanyahu) d’en vouloir à l’ex-Premier Ministre israélien afin d’aider les Israéliens à limiter les dégâts dans leur relation avec l’Administration Biden.

Par la suite, j’ai vu que Mark Levin, ( un animateur radio conservateur qui anime aussi une émission sur Fox News, Life, Liberty and Levin ) a dénoncé lors de son émission radiophonique (The Mark Levin Show) du 13 décembre, le journaliste gauchiste israélien, Barak David qui, en parlant de son livre à un journaliste d’Axios, a raconté que lors d’une interview avec Donald Trump, ce dernier aurait dénoncé la «trahison» de Benyamin Netanyahu et louangé Mamhoud Abbas, disant qu’il souhaitait faire la paix plus que M. Netanyahu.

C’est sur ces propos, publiés par Axios le 10 décembre, que portait l’article d’Andrea Widburg, d’American Thinker, que j’ai traduit.

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Lors de son émission radiophonique du 13 décembre*, Mark Levin a démontré que Benyamin Netanyahu a été parmi les derniers à féliciter Joe Biden pour son élection en novembre 2020, ajoutant que Barak Ravid avait critiqué Netanyahu, en 2020 pour avoir attendu 12h avant de féliciter Joe Biden.

Pourtant, M. Ravid prétend que selon Donald Trump, M. Netanyahu aurait été l’un des premiers à le faire. Mark Levin, pense que si Donald Trump a vraiment dit cela à Barak David, c’est qu’il a été mal renseigné par quelqu’un de son entourage.

Or, voilà que Breibart et le Times of Israel, annoncent que des hauts responsables américains ont fait savoir, cette semaine, que l’Administration Biden suspendait son initiative visant à redonner vie au consulat qui desservait les « Palestiniens » et qui avait été fermée par l’ex-Président Donald Trump en 2019.

Ainsi, comme par hasard, après que Donald Trump ait donné l’impression qu’il mettait fin à son amitié avec Benyamin Netanyahu et louangeait Mahmoud Abbas, voici que Joe Biden renonce à ouvrir un consulat « palestinien » à Jérusalem.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Joel B. Pollak, paru sur le site de Breitbart News, 15 décembre.

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Joe Biden fait marche arrière concernant la réouverture du consulat « palestinien » à Jérusalem.

Comme Breitbart News l’avait noté l’année dernière, M. Biden avait promis pendant la campagne de 2020 de rouvrir un consulat à «Jérusalem-Est», bien que le site auquel il faisait référence se trouvait à Jérusalem-Ouest, en face du parc de l’Indépendance de la ville. Le bâtiment avait autrefois servi de consulat américain à Jérusalem avant que le Président Donald Trump ne déplace l’ambassade américaine dans la ville, située dans un bâtiment existant au sud de Jérusalem, après quoi le consulat a été transformé en une annexe de l’ambassade américaine.

Cette promesse de Joe Biden était une concession aux activistes pro-palestiniens et anti-israéliens du Parti Démocrate, car le consulat avait longtemps été considéré comme partial envers les «Palestiniens», et était considéré par les gauchistes anti-israéliens comme un bastion local.

En outre, certains Démocrates voulaient que Joe Biden annule le déménagement de l’ambassade, simplement parce que Donald Trump l’avait réalisé.

Pas un seul Démocrate n’a assisté à l’ouverture de l’ambassade en 2018, bien que l’appui à une ambassade américaine à Jérusalem ait été une cause bipartisane pendant des années.

Cependant, comme Breitbart News l’avait rapporté plus tôt cette année, le gouvernement israélien s’est opposé à l’ouverture d’un consulat dans sa capitale visant spécifiquement à traiter avec les «Palestiniens», car cela équivaudrait à une division diplomatique de Jérusalem.

En vertu du droit international, et notamment de la convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires, à laquelle les États-Unis et Israël sont parties, un pays ne peut ouvrir une mission diplomatique sur le territoire d’un autre pays sans le consentement de son gouvernement.

L’Administration Biden a décidé d’aller de l’avant malgré tout, mais le gouvernement israélien qui a succédé à l’ex-Premier Ministre Benjamin Netanyahu s’est opposé catégoriquement au nouveau consulat.

Aujourd’hui, selon le Times of Israel, l’Administration Biden a abandonné l’idée, en partie parce qu’elle craint qu’un consulat n’aggrave les relations avec le gouvernement israélien, qui est déjà contrarié par les efforts des États-Unis pour reprendre les négociations concernant l’Accord sur le nucléaire avec l’Iran :

« Un diplomate américain, un ancien haut fonctionnaire américain et une autre source familière avec la question ont déclaré au Times of Israel cette semaine que l’Administration Biden a effectivement mis au placard son effort pour ressusciter la mission de facto auprès des Palestiniens fermée par l’ex-Président Donald Trump en 2019. Aucune décision finale n’a été prise, et la ligne officielle du Département d’État conserve l’idée que l’Administration Biden « ira de l’avant avec le processus de réouverture du consulat à Jérusalem », mais les trois sources ont confirmé qu’aucun processus de ce type n’a commencé. En outre, même les plus ardents défenseurs de la réouverture du consulat se sont tournés vers des politiques plus susceptibles d’avoir un impact sur la vie quotidienne des Palestiniens, a déclaré l’ancien haut fonctionnaire américain.
Cette apparente volte-face fait suite à une forte opposition d’Israël, qui devait donner son accord. Et comme Israël se prépare déjà à se battre contre l’Administration Biden en raison de l’insistance de cette dernière à épuiser la voie diplomatique à Vienne pour relancer l’Accord sur le nucléaire iranien, les États-Unis ne tiennent pas à ouvrir un deuxième front en allant de l’avant avec la réouverture du consulat pour le moment, a déclaré la source familière avec la question.
»

L’Administration Biden a inversé un aspect de la politique de M. Trump, a noté le Times of Israel : les fonctionnaires chargés des relations avec les «Palestiniens» seront directement en rapport avec le siège du Département d’État à Washington, plutôt qu’avec le personnel de l’ambassade en Israël.

Les dirigeants israéliens ont laissé entendre qu’ils pourraient accepter une mission diplomatique américaine à Ramallah, la ville qui abrite l’administration de l’Autorité palestinienne. Plusieurs pays y ont ouvert des «ambassades» pour la «Palestine», même si ce n’est toujours pas un pays.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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