Publié par Rosaly le 14 décembre 2021

Les Américains restent les personnes les plus religieuses du monde industrialisé : 87 % des gens croient en Dieu, deux tiers se disent Chrétiens et 45 % assistent à des services religieux au moins une fois par mois (23 % chaque semaine).

Un parti politique soutient leur vision du monde, l’autre la dédaigne. L’un considère la religion comme un allié, l’autre comme un adversaire.

Pour soutenir Dreuz.info, cliquez sur ce lien : Dreuz, et indiquez le montant de votre don.

Cela n’a pas toujours été le cas.

Traditionnellement, le parti démocrate – le parti d’Al Smith, de Franklin Roosevelt Delano et de John Fitzgerald Kennedy- était au moins respectueux de la religion. Roosevelt utilisait régulièrement l’image religieuse pour soutenir le moral des troupes pendant la Seconde Guerre mondiale, comme il le fit dans sa célèbre prière du D-Day (https://www.normandie-heritage.com/spip.php?article424)

Le parti démocrate moderne – le parti de Biden, Bernie et Kamala – est de plus en plus hostile à la religion, la dépeignant comme une force de répression et un danger pour la démocratie,(à l’exception de l’islam, of course). (Le parti démocrate se rapproche de plus en plus communisme.)

Quelques exemples pour illustrer cette triste réalité :

  • Le groupe de prière œcuménique d’Amy Coney Barrett, juge de la Cour Suprême, a été qualifié de secte « christo-fasciste ». La gauche est connue pour de telles hyperboles concernant la religion. Néron était-il un progressiste ?
  • Quand Amy Coney Barrett fut confirmée à la Cour d’appel des États-Unis en 2017, la sénatrice Dianne Feinstein lui reprocha de faire vivre le dogme très fort en elle. (L’idéologie gauchiste vit très fort chez Feinstein.) La sénatrice tenta de faire une distinction entre ce qu’elle appelait « le dogme de la loi » et le dogme de l’Eglise catholique de Amy Coney Barrett. Mrs Barrett lui expliqua patiemment, qu’elle se prononcerait sur la loi et non sur la doctrine de l’Eglise en tant que juge ( bien que le droit coutumier anglais ait des antécédents remontant au Sinaï.)
  • Ce n’est pas le fait d’être catholique qui pose problème à la gauche. Biden et Pelosi se font passer pour des catholiques – vous savez, les catholiques pro-avortement, pro-mariage homosexuel, anti-Petites Soeurs des Pauvres. Leur catholicisme est de la poudre aux yeux. Leur problème avec Amy Barrett est le fait qu’elle prend sa foi au sérieux.
  • En 2012, les Démocrates furent sur le point de supprimer une référence inoffensive à Dieu de la plateforme de leur parti, à savoir : « donner aux travailleurs la chance d’utiliser au mieux leur potentiel donné par Dieu. » Cela prouve à quel point les Démocrates sont révulsés par l’expression de la foi.
  • Le Gauleiter (chef d’un district dans l’Allemagne nazie) de New York, Andrew Cuomo, devint hystérique à la vue d’une photo montrant des Juifs hassidiques peu respectueux de la distanciation sociale lors d’un enterrement. « Si vous n’êtes pas prêts à respecter les règles, alors je vais fermer les synagogues. » hurla Cuomo en furie. « Ya, Ya, mein Führer ! » Sauf que la photo incriminée datait de 2006 !
  • Début octobre 2020, le ministère de la justice informa le maire de San Francisco qu’il ne pouvait pas limiter la fréquentation des églises à un seul fidèle à la fois, en faisant remarquer qu’il n’y avait pas d’exception pandémique au premier amendement. La ville ne s’inquiétait pas le moins du monde du nombre élevé de clients dans les salons de massage et de tatouage. Mais ce sont des démocrates qui pratiquent leur religion.

Dans son ouvrage fondamental « The Clash of Civilization and Remaking of World Order », Samuel Huntington avait prédit que les guerres futures se dérouleraient entre les cultures, et non entre les pays.

En Amérique, la guerre culturelle oppose la vision du monde néo-marxiste de la gauche – qui en est venue à dominer le parti démocrate – à ce que l’on appelle l’éthique judéo-chrétienne.

Antonio Gramsci, le père du marxisme culturel, considérait la foi comme un pare-feu contre la propagation du communisme.

Depuis 1789 et dans toutes les révolutions qui suivirent, la religion fut une cible principale :

  • la Révolution française avec ses assassinats de prêtres et sa déesse de la Raison (la contre-révolution en Vendée était inspirée autant par le catholicisme que par le royalisme);
  • la Révolution bolchevique, qui démolit de nombreuses églises et transforma l’orthodoxie russe en auxiliaire du régime;
  • l’anticléricalisme du gouvernement socialiste mexicain des années 1920, qui déclencha la guerre des Cristeros.(« Viva Cristo Rey ! On les appelle les Cristeros, par déformation du cri de guerre qu’ils avaient adopté : Viva Cristo Rey ) (https://www.lesalonbeige.fr/la-veritable-histoire-des-cristeros/)
  • L’affrontement est devenu inévitable.
  • La morale judéo-chrétienne (ou biblique) enseigne une éthique objective, applicable en tout temps et en tout lieu. Le gauchisme enseigne que la moralité est subjective (dans un état constant de changement) et que tout peut être justifié si cela fait avancer la révolution.
  • La religion place Dieu au-dessus de l’État. Le gauchisme affirme que le régime est Dieu, la source de toutes les bénédictions.
  • L’éthique judéo-chrétienne affirme que la famille naturelle est essentielle à la cohésion sociale. Le gauchisme affirme que la famille est ce que nous disons qu’elle est, et qu’elle n’est de toute façon pas très importante.
  • La vision du monde judéo-chrétienne affirme que Dieu a créé l’homme et la femme et a voulu qu’ils se complètent. Le gauchisme affirme que l’homme et la femme sont des concepts dénués de sens, et croire le contraire relève du sectarisme.
  • La moralité judéo-chrétienne encourage la procréation. Le gauchisme affirme que dans un monde de réchauffement climatique, avoir des enfants est irresponsable et devrait être limité par la loi, si le choix individuel ne suffit pas.
  • La religion occidentale affirme que les droits viennent de Dieu. Le gauchisme dit que les droits viennent de la Cour suprême, du programme du parti démocrate ou d’une autre idole.
  • La Bible dit, ou du moins implique, que la Société doit être aveugle aux couleurs de la peau. Le gauchisme dit « sauf pour les Caucasiens », dès lors condamnés à une pénitence perpétuelle au nom de quelque chose appelé « le « privilège blanc ».

Ces principes façonnent les politiques de deux systèmes de croyance concurrents. Et cela a fait des Chrétiens et des Juifs les ennemis publics # 1 de la gauche, bien plus que les capitalistes, les colonialistes, les bellicistes et le proverbial 1%.

L’hostilité de la gauche à l’égard de la religion se manifeste de nombreuses façons, qu’il s’agisse des militants d’Antifa qui brûlent des bibles ou de la gauche religieuse qui habille ses idées marxistes en termes religieux. Pour tenter de légitimer leur appel à la révolution violente, par exemple, les soi-disant théologiens de la libération proposent une version chrétienne de la lutte des classes.

Aujourd’hui, le mouvement de gauche se radicalise en proposant un agenda avec de nouveaux idéaux et objectifs communistes opposés à l’enseignement traditionnel de l’Église sur Dieu, la Société et la nature humaine. La gauche incorpore désormais la pensée postmoderne dans son corps de doctrine tordu.

La gauche radicale, aujourd’hui si active en Amérique, poussera ces haines à l’extrême. Elle cherche à faire de ces haines les normes de fonctionnement de son «meilleur des mondes». Le recours à la violence, aux émeutes et au vandalisme donne un aperçu de ce monde. L’exposition symbolique de guillotines lors de manifestations et de marches terroristes dans des quartiers résidentiels témoigne d’une haine anti-chrétienne et anti-occidentale jamais vue auparavant en Amérique.

Alors que l’activisme et la violence de la gauche augmentent, les Américains doivent comprendre que le programme de la gauche ne représente pas seulement un mouvement politique mais une vision du monde diamétralement opposée à celle de la foi catholique.

Cette vision gauchiste menace l’Amérique et son amour de la liberté. Les fidèles doivent être pleinement conscients de l’ampleur de cette haine, afin de lutter efficacement contre le programme néfaste de la gauche.

Sinon, à l’avenir, les Catholiques, les Juifs hassidiques, les Evangéliques et les Mormons devront peut-être se promener dans ce « meilleur des mondes » avec de grandes cibles fluorescentes dans le dos.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

Source : « Why the Left Hates Religion » by Don Feder – FrontPage Mag (article rédigé en 2020, mais toujours d’une brûlante actualité)

Les cadeaux parfaits pour commencer l’année en beauté :
les Goodies Dreuz.info

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

26
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz