Publié par Magali Marc le 13 décembre 2021

Lorsque Trump a gagné en 2016 et a immédiatement commencé à tenir ses promesses, il a montré que les « Républicains » de l’Establishment faisaient des promesses à leur électorat mais n’avaient aucunement l’intention de les tenir. Les Démocrates et leurs alliés dans les médias d’« information » ont choisi d’encenser les anti-Trump de l’Establishment républicain, en espérant que cela leur permettra de le battre en 2024.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Richard McDonough, paru sur le blogue d’American Thinker, le 13 décembre.

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Curieuse lacune dans la critique de Donald Trump des médias démocrates

« Si vous vous dressez contre l’Establishment, ils vont tenter de vous détruire. »

(citation de Tulsi Gabbard, ancien membre démocrate de la Chambre des Représentants, 2e district d’Hawaï)

L’une des principales stratégies des Démocrates et de leurs alliés des médias d’« information » consiste à mettre en vedette des supposés « républicains » tels que Liz Cheney, Mitt Romney, George Will, Jonah Goldberg, Stephen Hayes, les membres du « Projet Lincoln » et d’autres, qui s’opposent à Donald Trump.

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Ils pensent, apparemment, que si ces « républicains » s’opposent à Donald Trump, c’est qu’il a sûrement dépassé les limites de ce qui est acceptable – un argument bizarre venant de personnes qui, par le passé, ont traité avec mépris ces mêmes « républicains ».

Qu’est-il arrivé à l’idée que « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » ?

Le Parti Démocrate et les médias d’information ont bien sûr le droit de présenter les adversaires « républicains » de Donald Trump. Cependant, il y a une caractéristique essentielle qui brille par son absence – à savoir, la question concernant leurs motivations.

Mme Cheney, M. Romney et les autres sont traités comme des prophètes inspirés dont les motivations sont manifestement aussi pures que la « lumière qui ne fut jamais sur mer ou sur terre » du poète William Wordsworth.
La question de savoir si leurs propres ambitions jouent un rôle dans leur opposition à Donald Trump n’est jamais soulevée.

Cette réticence à s’interroger sur les motivations des critiques de M. Trump est d’autant plus flagrante que le Parti Démocrate et les médias d’« information » remettent régulièrement en question les motivations de ceux parmi eux qui s’opposent au programme de leur propre parti.

  • Le 1er novembre 2021, le correspondant de CNN à la Maison Blanche, John Harwood, a tweeté avec frustration que Joe Manchin avait « interrompu » le processus d’«infrastructure» parce qu’il tentait de « nuire » à Joe Biden pendant qu’il assistait à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique.
  • Ronald Brownstein (éditeur du journal The Atlantic) a ajouté que M. Harwood avait « tout à fait raison » et s’est demandé à voix haute si Joe Manchin ne cherchait pas tout simplement « à mettre le feu à la baraque ».
  • Cori Bush (une Représentante démocrate du Missouri), invoquant le couplet toujours utile, a déclaré que « Joe Manchin s’oppose au Build Back Better Act (BBB) de Joe Biden parce qu’il ne se soucie pas des Noirs ».
  • Le 21 octobre 2021, Hank Stephenson, dans un article de Politico intitulé « What’s Kyrsten Sinema Up To ? It’s Pretty Obvious » (Que prépare Kyrsten Sinema ? C’est plutôt évident), estime que Kyrsten Sinema est motivée par « la pure ambition… d’occuper un poste dans un État pourpre ( NdT: moitié Républicain/moitié Démocrate) ».
  • Le 21 octobre 2021, Howie Klein du Huffington Post a suggéré que Mme Sinema est une « psychopathe pire que Joe Manchin ».
  • Le 21 novembre 2021, Peter Wade du magazine Rolling Stone a écrit que Mme Sinema et M. Manchin faisaient «obstruction» au projet de loi de M. Biden parce qu’ils sont financés par le Parti Républicain.
  • Le 21 novembre 2021, Axios a rapporté sur son site que Rashida Tlaib craint que M. Manchin et Mme Sinema soient guidés par des gens qui n’ont pas à l’esprit les meilleurs intérêts du peuple américain.

Ils ne se disent pas que peut-être M. Manchin s’oppose aux dépenses massives de BBB au moment où l’inflation poursuit son ascension. Il faut que ce soit parce qu’il veut nuire à Joe Biden et mettre le feu à la baraque ou parce qu’il ne se soucie pas des Noirs ou parce qu’il est acheté par de riches donateurs républicains.

La position de Kyrsten Sinema ne peut pas être due simplement au fait qu’elle représente un électorat divisé dans un État pourpre (ce qui, on l’aurait cru, est précisément ce qui est attendu d’elle dans une démocratie représentative).
Elle doit être un « narcissique » et une « psychopathe » pour s’opposer au BBB bienfaisant de Joe Biden.

Enfin, quoi de plus évident que, contrairement à Rashida Tlaib, qui veut libérer tous les détenus des prisons américaines d’ici 2025, aucun des deux n’a à cœur « l’intérêt supérieur du peuple américain » ?

Puisque les Démocrates et les médias d’«information» remettent régulièrement en question les motivations des détracteurs du programme du Parti Démocrate, pourquoi ne remettent-ils pas en question les motivations de ceux qui dénigrent Donald Trump ?

Il n’est pas difficile d’imaginer ce que ces motivations pourraient être.

Ainsi, Liz Cheney, qui, avec son père Dick Cheney, était méprisée par la gauche à cause de la guerre en Irak et ses liens avec Halliburton, a été déifiée dès qu’elle s’est prononcée contre Trump. Ses éventuelles motivations personnelles ne pourraient pas être plus évidentes : lorsque Trump a éliminé Jeb Bush des primaires républicaines en 2016, il a causé la chute de la candidature présidentielle du tandem Bush-Cheney (un éventuel tremplin vers la présidence pour Liz).

De même, lorsque George Conway, le mari de Kellyanne Conway (la conseillère en communication du Président Trump de 2017 à 2020) , a rejoint le Lincoln Project, s’opposant fermement à Donald Trump, les «Démocrates» et leurs alliés dans les médias d’« information » étaient ravis.

Bien sûr, ils savaient tous que George, contrairement à sa diabolique épouse, devait être celui dans le couple qui avait un sens impeccable de l’éthique. C’était avant que le scandale sexuel avec des mineurs et les accusations d’escroquerie de certains membres du vénérable Lincoln Project ne soient révélés.

Les exhalaisons du méchant Mitt Romney, qui avait péché en gardant chez lui des « classeurs remplis de listes de femmes » pour son usage personnel alors qu’il était candidat à la présidence contre Barack Obama en 2012, et qui, comme Candy Crowley l’a souligné, avait aussi péché encore plus tôt en gagnant 250 millions de dollars sur le marché, sont soudain devenues des souffles divins.

On pourrait en dire autant de pratiquement tous les critiques «républicains» de Donald Trump. Chacun peut avoir ses propres motivations pour s’opposer à lui.

Mais comment expliquer cette opposition ?

En 2016, Victor David Hanson, senior fellow de la Hoover Institution, s’étonnait que de si nombreux « républicains » s’opposaient à Donald Trump alors même que ce dernier faisait campagne en promettant de faire ce qu’ils avaient dit vouloir faire.

Il est important, de saisir que Donald Trump ne s’est pas seulement présenté contre les Démocrates en 2016. Il s’est présenté contre l’Establishment de Washington (le marécage), qui, malheureusement, comprend une pléthore de « républicains » et de « démocrates ».

Ainsi, lorsque Donald Trump a gagné en 2016 et a immédiatement commencé à tenir ses promesses, il a exposé les « Républicains » de l’Establishment qui, par exemple, faisaient régulièrement des déclarations du bout des lèvres sur la sécurisation de la frontière sud, mais ne voulaient surtout pas nuire à leurs entrées financières en faisant réellement ce pourquoi ils étaient élus.

Le danger pour les « Républicains » de l’Establishment n’était pas que M. Trump ne tienne pas ses promesses, mais au contraire qu’il le fasse, montrant ainsi que tous les petits empereurs de l’Establishment des deux partis, comme on dit, « étaient nus ».

C’est précisément ce que Donald Trump a entrepris de faire au cours de ses quatre années de mandat, démolissant ainsi l’image de nombreux membres de son propre parti, en faisant ce qu’ils avaient promis de faire mais n’avaient jamais fait.

Si les Démocrates et leurs alliés dans les médias d’information souhaitaient réellement fournir une évaluation équitable des critiques « républicains » de M. Trump, ils examineraient leurs motivations.

Cependant, cela n’arrivera pas car les Démocrates et leurs alliés dans les médias d’« information » ont décidé , au moins pour le cycle électoral actuel, de se servir d’eux contre Donald Trump.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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