Publié par Abbé Alain Arbez le 6 décembre 2021

En 1870, l’ingénieur juif autrichien Siegfried Marcus décida de mettre un moteur à combustion dans un camion : ce fut le premier véhicule à essence.

C’était une réussite créative, puisqu’en 1883, Marcus reçut un brevet d’invention pour son système d’allumage. A l’aube de l’industrie automobile, et à partir de nouvelles technologies, les industriels allemands Maybach et Daimler mirent en route la première voiture conçue pour ce nouveau marché.

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Toutefois, ces modèles probatoires ne purent être commercialisés avant qu’un certain Emil Jellinek, ne prenne en mains l’entreprise. Ce fils de rabbin austro-hongrois fut un pionnier de l’industrie automobile : il conçut une voiture avec un empattement plus large, un centre de gravité plus bas, et ajouta divers apports au modèle de base afin d’en améliorer les performances, la tenue de route et le confort. Il proposa à Daimler de finaliser un moteur de 4 cylindres, 35 chevaux. Après avoir lui-même testé des prototypes, il sut convaincre l’entrepreneur allemand de construire une automobile qui s’appellerait « Mercedes », prénom sépharade de sa fille. Ce modèle battit les records et reçut le surnom de « voiture d’avenir ».

En 1902, Emil Jellinek crée la société Mercedes avec protection du nom et brevet exclusif du nouveau moteur. En 1924, la société Daimler fusionne avec la société Benz sous le nom de Mercedes Benz et non pas Daimler Benz, afin de préserver la dénomination Mercedes ! Emil Jellinek obtient l’exclusivité commerciale pour vendre les Mercedes dans plusieurs pays.

Dans les années 30, avec l’arrivée au pouvoir des nazis, le ministère de la Propagande fait effacer l’apport initial des deux juifs Marcus et Jellinek, en recentrant sur Daimler et Benz le succès du véhicule. Hitler lui-même se pavanera dans une Mercedes entre deux discours de haine antijuive. En 1939, les Mercedes luxueuses attribuées aux dignitaires nazis serviront de faire-valoir au 3ème Reich.

Après une vie commerciale laborieuse et gratifiante, Emil Jellinek se réfugie à Genève où il meurt à l’âge de 65 ans. Il est inhumé à Nice.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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