Publié par Michèle Mazel le 3 décembre 2021

Deux Israéliens, des jeunes religieux qui étudient dans un Kollel, établissement d’études de la Torah, souhaitent allumer la quatrième bougie de Hanoukah sur le site présumé de la tombe d’un vénérable sage située en Samarie, qui fait partie de la « Cisjordanie » aujourd’hui.

Ils n’ont pas de GPS et demandent conseil à quelqu’un qu’ils rencontrent dans une station où ils font le plein d’essence. C’est la nuit, ils chantent joyeusement dans leur voiture et ils ne se rendent pas comptent qu’ils font fausse route.



Il est vrai qu’il n’y a pas d’éclairage.

Hélas, il n’y aura pas de bon samaritain pour les remettre sur le bon chemin.

Soudain une volée de pierres sur leur véhicule les obligent à s’arrêter.

Ils viennent d’arriver en plein centre de Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne.

Rapidement entourés par une foule qui n’a eu aucun mal à les identifier, ils voient la mort venir et ne doivent leur salut qu’à l’arrivée des forces de sécurité palestiniennes qui leur font un rempart de leurs corps.

Il n’est pas sûr qu’ils en aient été autrement rassurés.

Ils ont dû penser à ce qui était arrivé à deux autres israéliens, fourvoyés comme eux à Ramallah.

C’était le 12 octobre 2000.

Les deux hommes, les réservistes de Tsahal, Vadim Norzich et Yossi Avrahami avaient été emmenés par la police de Yasser Arafat au poste de police.

Le bâtiment avait été rapidement pris d’assaut par une foule surexcitée et hurlante qui s’est déchaînée sur les malheureux sans défense.

L’image de deux Palestiniens hilares exhibant leurs mains ensanglantées après avoir jeté par la fenêtre les cadavres déchiquetés de leurs victimes avait alors fait le tour du monde.

Vingt et un ans plus tard, face à des centaines de visages haineux proférant des menaces de mort, les deux jeunes Israéliens ont dû se demander s’ils subiraient le même sort.

En attendant, frustrée, la foule se déchaine sur leur voiture, jetant à l’extérieur tout ce qui s’y trouve avant d’y mettre le feu.

Selon les médias israéliens, Tsahal, qui suivaient comme eux les événements en temps réel, réagi à une vitesse foudroyante et massa des troupes à l’entrée de la ville ; selon certains rapports, un ultimatum aurait été donné aux forces de sécurité d’Abou Mazen, menaçant d’intervenir si les jeunes ne lui étaient pas remis dans les minutes suivantes. Quoi qu’il en soit, la police palestinienne les remet effectivement aux mains de l’armée, choqués mais indemnes.

Cette happy-end n’a pourtant pas fait que des heureux. Deux organisations terroristes, le Jihad Islamique et le Hamas, tout en se félicitant de ce que Fawzi Barhoum, le porte-parole du Hamas, qualifie « d’action nationale courageuse » condamnent l’intervention des services de sécurité palestiniens.

Pour Mr. Barhoum, « Le devoir des services dépendants de l’Autorité palestinienne est de protéger notre peuple de l’agression des colons et d’agir côte à côte avec notre peuple – pas d’assurer la sécurité des colons et de les renvoyer à l’ennemi. »

En clair, ils auraient dû laisser la foule massacrer les deux malheureux étudiants.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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