Publié par Jean-Patrick Grumberg le 14 janvier 2022

Par 6 voix contre 3, (petit coucou aux oiseaux de mauvaise augure qui affirmaient qu'ACB est une progressiste déguisée), la Cour suprême vient de tuer dans l'œuf la décision autoritaire et inconstitutionnelle du stupide Biden d'imposer aux PDG des entreprises de plus de 100 personnes de faire vacciner leur personnel sous peine d'une lourde amende.

Pour soutenir Dreuz.info, cliquez sur ce bouton :



La décision de bloquer le président des Etats-Unis lorsqu'il va trop loin envoie un coup de semonce, une mise en garde qui ira loin. Non seulement le président n'a pas le droit d'obliger n'importe qui à se faire vacciner selon son bon vouloir, mais le président de la Cour suprême des États-Unis, le juge Roberts, est allé plus loin dans ses commentaires et a critiqué l'abus de pouvoir de l'OSHA et de l'administration Biden.

Cette décision aura des répercussions pendant longtemps. La SCOTUS vient de mettre en garde l'administration Biden contre l'abus de pouvoir des ordres exécutifs du président.

Les limites de la tentation totalitaire

Nous sommes dans une des ces périodes de l'histoire où les hommes détenant un peu de pouvoir, ou qui le pensent, veulent réduire, contrôler, supprimer celui d'autres hommes dont l'opinion leur déplaît. Les médias sont leur porte-voix car les journalistes et plus généralement la gauche se régalent de la possibilité de faire taire ceux qu'elle déteste.

Mais la Cour suprême des États-Unis vient de bloquer le plus puissant d'entre tous ces arrogants petits hommes devenus chefs, le président des Etats-Unis, en clouant raide mort son vaccin obligatoire et généralisé contre le COVID-19 sur le lieu de travail.

La SCOTUS a en revanche, comme je l'ai souvent écrit, et je crois être l'un des seuls conservateurs à l'avoir dit, et j'ai irrité mes amis pour cela, autorisé le vaccin obligatoire concernant uniquement les prestataires de Medicare et Medicaid.

Les conséquences toucheront non seulement des millions de travailleurs dans tout le pays, mais l'âme du pays : la SCOTUS ne tourne pas le dos au vaccin, mais à l'obligation de se faire vacciner. Et croyez-bien que toute démarche d'obligation détournée subira le même sort.

La Cour a publié les deux affaires dans la même décision.

Les deux décisions ont opposé les juges "progressistes" de la Haute Cour aux conservateurs de la Cour, pourtant, le vote pour la seconde affaire a montré que l'équilibre politique ne rend pas la cour caduque comme beaucoup voudraient le faire croire lorsque ses décisions ne lui plaisent pas.

Le président de la Cour suprême, John Roberts, et le juge Brett Kavanaugh, deux conservateurs, ont fourni les votes décisifs qui ont permis de maintenir en vigueur le vaccin obligatoire pour les travailleurs du secteur de la santé ; et ce deux juges ont voté l'interdiction du vaccin obligatoire pour les travailleurs autres que ceux du secteur de la santé.

Obligation vaccinale sur le lieu de travail

L'obligation vaccinale sur le lieu de travail visait les moyennes et grandes entreprises (plus de 100 employés) et a été promulguée par l'OSHA, (l'administration de la Santé et de la sécurité au travail). La question discutée n'a pas été l'efficacité des vaccins eux-mêmes ou la gravité de la pandémie, mais de savoir si l'OSHA - donc le président des Etats-Unis qui lui a donné l'ordre - a le pouvoir d'exiger que des hommes libres se fassent vacciner s'ils ne le souhaitent pas en vertu d'une décision d'un président.

Et la SCOTUS a dit : heu ... Nan !

Après tout, a dit la Cour suprême, les sans-dents, les va-nu-pieds, les petites gens ordinaires, les moins que rien, les emmerdeurs et les dissidents, les fachos et les extrémistes de droite, les insoumis et les refuzniks ont des droits. Et ces droits, les sublimes élites supérieures et extraordinaires, les grandioses de ce monde qui nous écrasent de leur condescendant mépris, les dominants qui savent mieux que nous ce qui est bien pour nous, ces droits de l'homme, nos droits fondamentaux, ils ne peuvent pas les outrepasser, ils ne peuvent pas nous en priver. L'ivrogne qui pète et crache n'est pas inférieur au beau parleur invité sur les plateaux télévisés, a dit la Cour suprême des Etats-Unis.

Le tribunal a critiqué l'OSHA pour avoir utilisé son pouvoir de mettre en œuvre des "normes temporaires d'urgence" pour imposer une vaccination. L'OSHA, c'est-à-dire le président Biden, a abusé de son pouvoir, lui ont asséné les juges.

"Avant l'émergence de COVID-19, le Secrétaire [du département du travail] n'avait utilisé ce pouvoir que neuf fois auparavant (et jamais pour émettre une règle aussi large que celle-ci)", a noté la haute cour. "Sur ces neuf règles d'urgence, six ont été contestées devant les tribunaux, et une seule d'entre elles a été confirmée dans son intégralité."

La Cour n'était pas sur le point d'accorder au ministère du Travail de Biden une victoire dans cette affaire. Elle l'a remis à sa place, et c'est toute la presse qui a été giflée, elle qui quotidiennement applaudit toute décision autoritaire envers les antivax.

"L'ordre exécutif… fonctionnait comme un outil imparfait", ont déclaré les juges. "Il ne fait aucune distinction fondée sur l'industrie ou le risque d'exposition au COVID-19. Ainsi, les maîtres-nageurs et les installateurs de lignes électriques sont soumis aux mêmes réglementations que les médecins et les emballeurs de viande. L'OSHA estime que 84,2 millions d'employés sont soumis à ses ordres".

Le tribunal a également critiqué l'OSHA pour avoir adopté des réglementations uniques et novatrices d'une telle ampleur, compte tenu de la mission principale de l'agence. C'est plus généralement une critique pour le pouvoir administratif immense que des petits fonctionnaires non-élus ont acquis à notre époque contemporaine contre nous :

Comme son nom l'indique, a expliqué la SCOTUS, l'OSHA a pour mission de garantir la sécurité au travail, c'est-à-dire des "conditions de travail sûres et saines". Pour ce faire, elle applique les normes de sécurité et de santé au travail promulguées par le secrétaire d'État. Ces normes doivent être "raisonnablement nécessaires ou appropriées pour assurer un emploi sûr et sain". Elles doivent également être élaborées selon un processus rigoureux qui comprend des avis, des commentaires et la possibilité d'une audience publique.

"Il est révélateur que l'OSHA, au cours de son demi-siècle d'existence, n'ait jamais adopté auparavant une réglementation de santé publique de ce type - s'attaquant à une menace qui n'est pas liée, dans un sens causal, au lieu de travail", a déclaré plus tard le tribunal.

En d'autres termes, le président Biden, qui s'est pris pour un dictateur ayant pouvoir de vie et de mort, a donné l'ordre aux fonctionnaires de l'OSHA d'étendre leurs mandats de réglementation au-delà des bornes, a estimé le tribunal.

Exiger la vaccination de 84 millions d'Américains, sélectionnés simplement parce qu'ils travaillent pour des employeurs de plus de 100 employés, relève certainement de cet abus d'autorité

Le tribunal s'est également ému des plaintes émanant d'un ensemble d'administrations d'État et d'employeurs - qui suggéraient qu'ils étaient collectivement contraints "d'encourir des milliards de dollars de coûts de conformité irrécupérables et que des centaines de milliers d'employés quitteraient leur emploi", ce dont Biden se contrefiche totalement.

"Bien que le Congrès ait indiscutablement donné à l'OSHA le pouvoir de réglementer les dangers professionnels, il n'a pas donné à cette agence le pouvoir de réglementer la santé publique de manière plus large", a décidé la majorité de la SCOTUS. "Exiger la vaccination de 84 millions d'Américains, sélectionnés simplement parce qu'ils travaillent pour des employeurs de plus de 100 employés, relève certainement de cette dernière catégorie."

Quand j'écris en titre que Joe Biden s'est pris un uppercut, je ne vous mentais pas.

Les juges Neil Gorsuch, Samuel Alito et Clarance Thomas ont enfoncé le clou :

La question centrale à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui est la suivante : Qui décide ? Personne ne doute que la pandémie de COVID-19 a posé des défis à chaque Américain. Ni que nos gouvernements d'État, locaux et nationaux ont tous un rôle à jouer dans la lutte contre la maladie. La seule question est de savoir si une agence administrative de Washington, chargée de superviser la sécurité sur le lieu de travail, peut imposer la vaccination ou des tests réguliers à 84 millions de personnes. Ou si, comme le soutiennent 27 États devant nous, ce travail appartient aux gouvernements des Etats et responsables locaux de tout le pays et aux représentants élus du peuple au Congrès. Cette Cour n'est pas une autorité de Santé publique. Mais elle est chargée de résoudre les différends concernant les autorités qui possèdent le pouvoir de faire les lois qui nous gouvernent selon la Constitution et les lois du pays.

Le vaccin obligatoire Medicare et Medicaid

L'autre des mandats obligatoire de l'administration Biden concernant le vaccin Covid visait les prestataires médicaux rémunérés par les systèmes fédéraux CMS, ou Centers for Medicare and Medicaid. La Cour a permis que l'adminisratrion fédérale exige des prestataires de soins de santé qu'ils soient vaccinés - mais par une marge étroite de 5-4.

Kavanaugh et Roberts ont été les votes décisifs qui ont rendu ce vaccin obligatoire, ce sont deux conservateurs, et ils ont tous deux été décisifs. Et je l'écris depuis des mois : l'administration fédérale a tout à fait le droit d'exiger de ses employés qu'ils soient vaccinés.

Conclusion

Dois-je vous le dire, ou vous l'aurez deviné ? Je ne suis pas du tout certain que ce besogneux de Biden soit pleinement conscient qu'il vient de prendre une très grosse claque politique qui entraîne avec lui tout le parti Démocrate, et une partie de la crédibilité de la presse qui lui reste.

Non, pas certain du tout.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Les cadeaux parfaits pour commencer l'année en beauté :
les Goodies Dreuz.info

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz