Publié par Magali Marc le 25 janvier 2022

Les Européens n’ont aucune envie de se retrouver au milieu d’un conflit militaire entre les États-Unis et la Russie. Ils tentent de mettre en place leurs propres négociations de paix avec la Russie et l’Ukraine dont ils ont exclu les Américains. Les dirigeants de l’Allemagne et de la France ne partagent pas l’attitude belliqueuse de Joe Biden. En fait, les Européens ne veulent pas risquer de perdre l’accès aux combustibles fossiles russes.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Andrea Widburg, paru sur le site d’American Thinker, le 24 janvier.

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Les Européens craignent que Joe Biden se précipite dans une guerre contre la Russie

Les nouvelles du weekend ont présenté deux sortes d’articles concernant la situation actuelle à la frontière ukrainienne où Vladimir Poutine a déployé des dizaines de milliers de soldats.



D’un côté, Joe Biden joue au dur, en parlant de placer des militaires sur le terrain et en ordonnant aux familles des diplomates de quitter l’Ukraine.

Du côté européen, les deux plus grandes nations de l’UE tentent de mettre en place leurs propres négociations de paix avec l’Ukraine et la Russie.

Les dirigeants de l’Allemagne et de la France ont une approche très différente de celle du président américain. Si différente, en fait, qu’ils ne veulent rien avoir à faire avec son attitude belliqueuse :

« L’Union européenne doit ouvrir ses propres négociations avec la Russie plutôt que de s’en remettre à Washington, a déclaré le président français Emmanuel Macron, qui a mis en garde contre la perspective de la « chose la plus tragique qui soit : la guerre ». Dans un long discours prononcé à Strasbourg, M. Macron a déclaré qu’il ne suffisait pas que les États-Unis négocient avec le Kremlin au sujet de ses menaces pour la paix, mais que l’Europe devait faire entendre sa voix. M. Macron a déclaré qu’il espérait relancer les discussions à quatre entre la Russie, l’Allemagne, la France et l’Ukraine, connues sous le nom de « format Normandie », afin de trouver une solution à l’escalade de la crise. » ( Source : https://www.theguardian.com/world/2022/jan/19/macron-says-eu-must-start-own-dialogue-with-russia-over-ukraine)

Tandis que M. Macron prévoit des discussions directes avec la Russie, l’Allemagne refuse de parler à Joe Biden :

« Selon le magazine allemand Der Spiegel, le chancelier allemand Olaf Scholz a refusé, dans un court préavis, l’invitation du président américain afin de parler de la crise ukrainienne

La raison donnée est que l’horaire de M. Scholz est trop chargé. Stacey Abrams a avancé la même excuse lorsque M. Biden est venu à Atlanta. S’il était considéré comme important, Mme Abrams et M. Scholz lui auraient tous deux fait de la place dans leur agenda.

Je peux penser à de multiples raisons pour lesquelles les nations de l’Union européenne ont prévu d’exclure Joe Biden des discussions avec la Russie.

Sans ordre particulier :

1. En un an, Joe Biden a tellement affaibli le prestige de l’Amérique qu’elle ne compte tout simplement plus sur la scène mondiale. C’est ce que Richard Grenell a suggéré dans un tweet du 23 janvier :

«Le nouveau chancelier allemand a refusé de rencontrer Joe Biden pour parler de l’Ukraine. Et maintenant ils l’ont exclu. Il s’agit d’une crise pour l’Amérique – et les europhiles du Département d’État n’ont même pas remarqué qu’ils ne sont pas respectés. »

2. Joe Biden et l’UE sont en train de s’engager intelligemment dans une routine de bon flic/mauvais flic qui donnera à Joe une porte de sortie afin de sauver les apparences, ce qui est très important en Russie.

3. Les Européens ne peuvent pas risquer de perdre l’accès aux combustibles fossiles de la Russie, ils feront donc tout ce que la Russie veut. (Cela aurait pu être différent si M. Biden n’avait pas mis fin au statut de l’Amérique en tant que nation exportatrice de pétrole et annoncé qu’il ne serait pas en faveur du gazoduc israélien vers l’Europe).

4. Les Européens se souviennent des horreurs de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, qui se sont déroulées sur leur sol. Même si l’Amérique a participé à ces deux guerres, les Américains eux-mêmes ont été épargnés. Les Européens feront donc tout pour éviter une répétition de ce qui pourrait devenir une guerre à l’échelle continentale.

Je suis sûre que vous avez remarqué qu’une seule de mes théories jette un éclairage positif sur Joe Biden. Si elle ne tient pas la route, il aura réussi à atteindre l’objectif de Barack Obama de mettre fin au statut de l’Amérique en tant que première puissance mondiale (sur le plan militaire).

Nous ne sommes maintenant plus rien du tout et nous pouvons nous attendre à ce que les hyènes du monde entier commencent à nous mordre les jarrets.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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