Publié par Magali Marc le 15 janvier 2022

Les Républicains ont décidé que leurs candidats ne participeront pas aux débats organisés par la Commission des débats présidentiels. Depuis plusieurs années, cette Commission, censée être impartiale, choisi pour modérateurs des journalistes qui favorisent les Démocrates, comme lors du débat entre Mitt Romney et Barack Obama en 2012. En 2020, elle était pleine de prétendus républicains qui étaient des NeverTrumpers enragés et de gauchistes qui se sont employés à protéger Joe Biden contre Donald Trump. À présent la Commission va devoir corriger le tir ou disparaître.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Monica Showalter, paru sur le site d’American Thinker, le 14 janvier.

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Les Républicains font preuve de plus de fermeté face à la Commission des débats présidentiels

Pour un soi-disant perdant qui n’a plus de pouvoir et qui est censé être sans intérêt, le Président Trump semble provoquer des changements parmi les mollassons de la direction du Parti Républicain.

Ce n’est pas seulement le fait que les candidats qui défendent le programme populiste du Président Trump, réussissent à se faire élire comme Glenn Youngkin lors de l’élection au poste de gouverneur de Virginie, ou que ceux qui hurlent contre Donald Trump se font montrer la sortie. (Mémo pour Liz Cheney).

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Ce n’est pas seulement que tout d’un coup, les Représentants et les Sénateurs décident de rester, comme l’a fait le Sénateur Ron Johnson du Wisconsin, qui parlait de prendre sa retraite depuis des années.

Nous voyons maintenant une mentalité de lutte à la manière de Donald Trump surgir dans le Comité National Républicain, qui a publié cette décision, comme le rapporte Maggie Haberman du New York Times :

« Le Comité national républicain se prépare à modifier ses règles afin d’exiger des candidats à l’investiture du parti qu’ils signent un engagement à ne pas participer aux débats parrainés par la Commission des débats présidentiels. Les responsables du Comité républicain ont informé la commission des débats de leurs projets dans une lettre envoyée jeudi, dont le New York Times a obtenu une copie. Si ce changement est mis en œuvre, il s’agirait de l’un des changements les plus importants dans le déroulement des débats présidentiels et vice-présidentiels depuis que la Commission a commencé à organiser des débats il y a plus de 30 ans.
La Commission sans but lucratif, fondée par les deux partis en 1987 pour codifier les débats en tant que partie permanente des élections présidentielles, se décrit comme non partisane. Mais les Républicains se plaignent depuis près de dix ans que ses procédures favorisent les Démocrates, ce qui reflète la rancœur croissante des conservateurs à l’égard des institutions basées à Washington. »

Depuis que la modératrice Candy Crowley a «vérifié les faits» du candidat républicain de l’époque, Mitt Romney, lors du débat – et s’est trompée dans sa vérification, rien de moins – les débats présidentiels sont nuls.

Vous vous souvenez de cette parodie ?

« Vous savez maintenant ce qui s’est passé : M. Obama a dit qu’il avait qualifié les attaques de Benghazi d’acte de terreur le jour après qu’elles se soient produites. M. Romney, voyant une ouverture, a dit qu’en fait il lui avait fallu 14 jours pour le faire. Mme Crowley est intervenu pour corriger M. Romney. « Il a dit que c’était un acte de terreur», a-t-elle déclaré.
Mettons de côté pour un instant l’argument, avancé par certains à droite, selon lequel M. Obama ne faisait peut-être pas référence à la Libye lorsqu’il a utilisé l’expression « acte de terreur » lors d’un événement organisé dans la Roseraie (de la Maison Blanche) pour répondre à ces attaques. Ce qui semble vraiment avoir irrité la droite, c’est le fait que Mme Crowley ait osé intervenir, et qu’en le faisant, elle ait désamorcé à elle seule ce qui avait été anticipé comme une ligne d’attaque puissante pour Mitt Romney.
»

Par la suite, Mme Crowley a admis qu’elle avait eu tort :

« La modératrice du débat présidentiel de mardi soir, après avoir semblé se ranger du côté du président Obama sur la question de savoir s’il avait qualifié l’attaque en Libye d’attaque terroriste dès le départ, a concédé par la suite que Mitt Romney avait « raison » sur un point plus général, à savoir que l’Administration a insisté pendant des jours sur le fait qu’il s’agissait d’un acte spontané. »Il avait raison dans l’ensemble. Je pense simplement qu’il a choisi le mauvais mot », a déclaré Candy Crowley à propos deM. Romney sur CNN peu après la fin du débat.
Mme Crowley faisait référence à l’échange tendu de la dernière demi-heure du débat, lorsque M. Romney a demandé si M. Obama avait qualifié l’attaque d' »acte de terreur » plutôt que de violence « spontanée » née d’une manifestation contre une vidéo anti-islam.
»

Mais c’était trop tard. Le Démocrate avait gagné le débat. Il est toujours facile de faire la correction après coup – et de l’enterrer dans les dernières pages des journaux.

Pire encore, les médias de gauche ont défendu ces interventions des modérateurs dans les débats – regardez ces commentaires d’«experts» cités par MSNBC :

« En substance, les conservateurs s’opposent à l’idée même que les médias devraient jouer un rôle de vérification des faits. La seule conclusion possible est qu’ils préfèrent voir un monde dans lequel les candidats et les partis peuvent faire toutes les affirmations qu’ils veulent, tandis que les journalistes se contentent de les transcrire, laissant les électeurs déterminer eux-mêmes lesquelles sont vraies. C’est ce qu’on appelle un marché libre des attaques politiques. Geneva Overholser, directrice de l’Annenberg School of Journalism de l’USC, estime que cette approche ne sert pas le public. « C’est le rôle du journaliste d’aider les consommateurs d’informations à connaître la vérité », a-t-elle déclaré. .Jay Rosen, professeur de journalisme à l’université de New York, partage cet avis. Dans un long post récent sur le rôle de la presse dans la vérification des faits, Rosen a exhorté les journalistes à « se battre pour ce qui est vrai », plutôt que de traiter la politique comme un jeu. »

Ce genre de débilité a rendu les Républicains furieux pendant près d’une décennie, car aucune de ces personnes n’est apte à vérifier les faits de tout ce que peut dire un candidat.

Pire encore, rien n’avait été fait pour corriger la situation.

Le parti pris, tel un virus, a pris de très nombreuses formes et variations. Outre la partialité des modérateurs au fil des ans – pourquoi diable étaient-ils tous des gauchistes connus comme tels ? – il y avait aussi un parti pris par omission.

Vous vous souvenez de ce scandale ?

« Par souci de sécurité, un débat virtuel a été fixé pour les candidats le 15 octobre. Cependant, le Président Trump s’est retiré de l’événement – un événement que, selon M. Stepien, la commission a programmé sans consulter sa campagne. À la place, M. Biden et le Président Trump ont tenu des discussions publiques télévisées jeudi soir. Le lendemain, la modératrice Kristen Welker de NBC a dévoilé les six sujets du débat virtuel : « Combattre le COVID-19 », « Les familles américaines », « La race en Amérique », « Le changement climatique », « La sécurité nationale » et « Le leadership ». »

La commission avait promis que le débat présidentiel du 22 octobre porterait sur la politique étrangère, puis elle est revenue sur cette promesse parce que le bilan de Donald Trump était remarquable — et celui de Joe Biden était exécrable.

Ils faisaient en sorte d’aider Joe, même s’ils affichaient un visage neutre en mettant de l’avant Kristin Welker.
Un débat de politique étrangère sur la question de l’Afghanistan, par exemple, aurait-il pu être utile aux électeurs à ce moment-là ? Les électeurs ne l’ont pas eu, car les médias étaient occupés à protéger Biden.

Cette commission était pleine de NeverTrumpers enragés qui prétendaient être des Républicains, ainsi que de gauchistes, tous des experts en truquage. Les soi-disant Républicains qui en faisaient partie ont manigancé contre les intérêts du candidat de leur propre parti.

Comme le Président Trump l’a dit à juste titre, ces modérateurs de débat biaisés, choisis par les membres de la Commission, qui n’avaient tout simplement jamais fait le ménage depuis le fiasco de Mitt Romney, étaient à « deux contre un ».

Aujourd’hui, les choses ont changé.

Tout d’un coup, la Commission des débats est confrontée à son propre manque de pertinence. Elle est censée être juste et impartiale, mais toutes ses erreurs ne vont que dans un sens,

Les Républicains devraient pouvoir choisir un bon modérateur tel que Tucker Carlson, et les Démocrates seraient libres de choisir un fou de la gauche.

Sinon, pourquoi un Républicain devrait-il participer à ce genre de farce ?

Les gauchistes, les uns après les autres, se présentent à ces débats dans le fauteuil du modérateur. Si cette Commission ne peut pas être neutre et équitable, comme le sont les vrais modérateurs, alors elle doit disparaître. Laisser les Démocrates parler dans le vide.

Quelqu’un au RNC a décidé de faire preuve de fermeté et c’est une bonne nouvelle pour les Républicains. On dirait que maintenant, ils aiment l’idée de gagner. Tout comme Donald Trump.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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