Publié par Dreuz Info le 25 janvier 2022

Deux femmes à la dérive ordinaire de la vie dans un pays lui-même à la dérive ordinaire de son histoire.

Deux femmes presque vides, c’est à dire dont l’âme a été rétrécie par l’accumulation de jours sans joie et dans lesquels les malheurs ont fini par prendre racine. Deux errantes dans l’espace restreint de leurs courtes habitudes, sans horizons de lumières nouvelles et de paysages nouveaux. L’absurdité ! Dans la chair à peine vivante. Deux femmes habitant dans le même immeuble, peut-être même sur le même palier mais qui s’ignorent car l’accablement souvent vous soustrait tout sourire et ne vous entraîne pas ainsi vers l’autre.

Et puis un jour, en l’espace seulement de quelques instants, tout cet édifice lugubre s’effondre, peut-être parce qu’il n’était jusque-là qu’un horrible château de cartes fragile ; qu’il ne pouvait plus durer de la sorte, ne plus poursuivre son élévation de jours stériles jusqu’ à devenir insupportable et filer droit vers  … le suicide !? Il a suffi qu’une malle emplie de billets de banque s’échappe d’une camionnette pour qu’un grand soleil se répande sur les deux vies tel un printemps précoce réveillant la sève des arbres et des plantes. Jusque-là donc, chacune des deux femmes faisait fi de l’autre, mais cette fois,  c’est la rencontre puis la découverte. Les deux âmes se mettent alors ensemble à bourgeonner puis à fleurir. La vie désormais les emplit et revivifie les deux corps meurtris. Le sang coule à grands flots.



Tout prend sens. Parce que Dieu s’est souvenu qu’Il avait deux filles, deux filles oubliées, il leur envoie Son message d’amour avec cette malle pleine d’argent. C’est vrai, comme on dit que « l’argent ne fait pas le bonheur ». Peu importe ! La malle pour Dieu n’est qu’un moyen contingent et donc secondaire : Il leur donne, au crépuscule de leur vie, la plus belle des opportunités à savoir, qu’il faut croire, toujours croire, et même au plus profond des gouffres, qu’existe la possibilité d’y surgir et se soulever en s’oubliant soi-même pour se mettre au service des autres pour les soulager de la même peine qui hier encore, vous rongeait. Il y a du Schopenhauer dans tout cela mais un Schopenhauer plus mystique.

Brigitte et Catherine – puisque c’est d’elles dont il s’agit- qui sont devenues en un temps record des amies -ce qui n’a rien finalement de surprenant puisqu’elles sont désormais entre les mains de Dieu-, sont conduites par Lui en Israël. Et chacune à sa manière, va utiliser l’argent de la malle pour répandre le bien, répandre par petites doses quotidiennes le bonheur dans plein d’âmes, elles aussi maltraitées par la vie. Les deux femmes deviennent ambassadrices de Dieu, ses relais. Sont-elles chrétiennes ? Agnostiques ? Athées ? Thérèse Zrihen-Dvir ne nous le dit pas. Mais après tout, peu importe parce qu’on comprend avec elle que la vie peut être pour chacun de nous, un jour, une Alya d’Amour, une immigration altruiste vers les autres, un déplacement de soi-même, une sortie de soi-même vers ses semblables. Et Israël est terre d’accueil !

« Passion et Compassion* », encore un livre de Thérèse Zrihen-Dvir qui donne à chacun le goût de vivre dans un monde qui semble lui, ne plus vouloir vivre parce que, comme l’a dit Malraux : « Nous sommes la première civilisation sans valeur suprême ». Pour l’auteure, la valeur suprême est l’Amour et Dieu n’est qu’Amour. Donc, tout est encore possible !

Philippe Arnon

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