Publié par Abbé Alain Arbez le 27 janvier 2022

Après la terrible onde de choc qu’a été la Shoah pour les juifs d’Europe, les Eglises sont amenées à se remettre fondamentalement en question.

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Seelisberg

En 1947, à Seelisberg, en Suisse, une rencontre réunit quinze personnalités juives et chrétiennes, parmi lesquelles le Grand rabbin Safran, l’historien Jules Isaac, et l’abbé Charles Journet, futur cardinal. Je rappelle quelques uns de ces points qui ouvraient la voie à une réévaluation théologique des Eglises chrétiennes dans leur relation au judaïsme. *

En lisant ces timides premières propositions, on se demande comment une telle dérive du christianisme avait pu s’opérer pour en oublier des évidences aussi simples. Comment une tradition dont les fondateurs et toutes les racines sont dans le judaïsme a-t-elle pu développer un refoulement aussi féroce de sa propre origine. Quel basculement suicidaire a provoqué la déjudaïsation de Jésus et des écrits évangéliques au point de créer un contexte anti-juif meurtrier ?

Nostra Aetate

Enfin arrive le Concile Vatican II et la déclaration Nostra aetate : enfin apparaissent des conditions nouvelles tout à fait favorables à des relations positives, constructives, entre chrétiens et juifs.

Nostra aetate, c’est en 1965 ; depuis, quarante cinq ans ont passé ; le dialogue et le compagnonnage judéo-chrétien ont profondément évolué entre les deux communautés, mais il serait malhonnête de prétendre que tout est réglé et que de part et d’autre on a vraiment su faire émerger toutes les virtualités de ce nouveau départ.

Il faut reconnaître que le contentieux depuis 19 siècles était considérable, abyssal, en termes aussi bien humains que théologiques. Bien qu’il y ait depuis le Concile Vatican II une nouvelle posture de l’Eglise catholique, on peut comprendre, au regard de l’histoire,  la réserve, pour ne pas dire la méfiance parfois, souvent manifestée du côté juif.

Nostra Aetate, c’est une nouvelle orientation officielle de l’Eglise, un enseignement d’abord dirigé vers les catholiques. Après Jean XXIII, cette perspective a été poursuivie et approfondie par les papes suivants, Paul VI et surtout Jean-Paul II, qui a fait plus en 27 ans que tous ses prédécesseurs des siècles antérieurs.

L’impact de ce changement à 180° n’a pas encore développé tous ses effets, car il y a le poids des schémas de pensée et il faut souvent aujourd’hui, ramer à contre-courant des stéréotypes et des clichés, même pour faire entendre la voix officielle de l’Eglise !

D’autres changements parallèles ont contribué à un déverrouillage des concepts, à une évolution des mentalités chez les catholiques : par exemple, la réforme liturgique du même concile Vatican II, qui a rétabli la lecture de l’Ancien testament, (la Bible hébraïque) chaque dimanche, et aux célébrations de semaine. Auparavant, ce n’était qu’une fois par année, pour Pâques ! Des changements dans le matériel pédagogique de catéchèse auprès des enfants sont allés dans le même sens. (Ex : Ta parole est un trésor). Les jeunes ont appris à découvrir l’ensemble de l’histoire sainte, le rôle d’Israël, et ils ont mieux compris que tout ne commence pas de zéro avec la personne de Jésus de Nazareth, mais qu’il y a eu un peuple élu, une alliance, des prophètes, une attente messianique. Cela s’appelle retrouver la mémoire, car les chrétiens avaient une sorte d’amnésie.

La promulgation de Nostra aetate en 1965 est en fait le résultat d’événements antérieurs. On a parlé de Seelisberg. Après le traumatisme de la Shoah, l’historien Jules Isaac prend l’initiative d’aller personnellement à la rencontre du pape Jean XXIII pour lui demander de mettre fin à l’enseignement traditionnel du mépris des juifs. Le pape donne aussitôt son accord, et sous la présidence du cardinal Bea, une petite commission se met au travail, avec en particulier Mgr John Oesterreicher, un prélat d’origine juive ayant fui le régime nazi et fondé aux USA l’institut d’études judéo-chrétiennes.

C’est alors que le premier document, élaboré à l’intention des pères conciliaires est amendé et réduit plusieurs fois, en particulier sous la pression des patriarches arabes qui ne veulent apparemment pas renoncer à leur antijudaïsme ordinaire. Le pape Paul VI fait le forcing pour que l’enjeu essentiel du texte soit maintenu, tout particulièrement la suppression de l’accusation de déicide qui a fait tant de dégâts au cours des siècles. C’est la septième version du texte remanié qui voit le jour en 1965, et les réactions hostiles qui l’accompagnent  montrent l’ampleur du changement opéré.

Substitution

Le rééquilibrage théologique essentiel est la renonciation par l’Eglise à la théorie de la substitution. Dans l’ancienne approche pluriséculaire, l’Eglise avait remplacé Israël, et elle devenait ainsi le verus Israel, le peuple juif originel ayant pour ainsi dire été disqualifié par Dieu et condamné à l’errance. Le concile annule cette ancienne doctrine (absente du nouveau testament) doctrine qui n’a jamais constitué un dogme, mais plutôt une coutume de pensée, déficiente spirituellement, et élaborée au fil des péripéties entre les communautés au cours des premiers siècles.

Sans faire un commentaire exhaustif du texte, retenons cette phrase :

« Scrutant le mystère de l’Eglise, le concile se souvient du lien spirituel qui unit le peuple du Nouveau testament à la lignée d’Abraham ».

Cette affirmation presque anodine révèle en fait un manque impressionnant et comble un vide théologique. Après la séparation du 1er siècle entre juifs et chrétiens, on peut se demander ce qu’il reste de l’existence juive pour la pensée chrétienne. On s’est vite aligné sur St Augustin et sa vision négative, lui qui, dans sa Cité de Dieu, présente les juifs comme témoins nécessaires pour la foi chrétienne mais témoins de leur propre disqualification.

Or N.Ae replace l’Eglise dans la ligne positive du mystère de l’élection qui constitue le peuple juif. Dans cette vision restituée, l’Eglise ne se substitue pas à Israël et Israël garde toute la dignité de sa mission spécifique. L’Eglise affirme par là-même que dans le projet de Dieu, elle n’est qu’au service de l’humanité et qu’elle n’est pas son propre but pour elle-même.

Le concile veut donc rappeler, comme l’exprime un passage de Paul dans l’épître aux Romains qu’on avait semble-t-il oublié, que les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables et que par conséquent ce que Dieu a offert et confié à Israël est toujours valable et mérite le respect des chrétiens.

On se souvient combien les accusations de déicide et les malédictions proférées envers les juifs ont provoqué de tragédies au cours des siècles. Or Nostra Aetate insiste bien pour dire que Dieu n’a jamais rejeté son peuple ; et après avoir annulé ces notions dangereuses de substitution et de déicide, le texte exhorte les pasteurs et les catéchistes à l’expliciter dans la catéchèse et la prédication.

Cette reconnaissance de la permanence de la vocation et de la mission du peuple juif rend donc viables, dès 1965, des relations nouvelles entre l’Eglise et le peuple juif.

Osana

Ensuite, à Rome, en 1974, est publié un nouveau document qui va approfondir les choses dans le même sens, sous la responsabilité du pape Paul VI. Il s’agit de Orientations et suggestions pour l’application de Nostra aetate.

Son introduction condamne de manière très forte « toute forme d’antisémitisme comme opposée à l’esprit même du christianisme ».

Il invite ensuite les chrétiens à « mieux connaître les composantes de la tradition juive, et à apprendre par quels traits les juifs se définissent eux-mêmes dans leur réalité vécue».

Le document souligne la continuité de la foi chrétienne avec celle de l’ancienne alliance. Et il affirme également que « l’histoire du judaïsme ne finit pas avec la destruction de Jérusalem mais s’est poursuivie en développant une tradition religieuse riche de valeurs».

La dernière partie du texte propose aux chrétiens et aux juifs d’œuvrer ensemble dans le domaine social à partir d’un héritage éthique commun.

Jean-Paul II

Nouvelle étape décisive : en 1978 est élu évêque de Rome un Polonais, Karol Wojtyla qui ne veut perdre de temps sur ce chemin de la réconciliation judéo-chrétienne. Dès 1979 il va en pèlerinage à Auschwitz où il honore la mémoire des juifs massivement assassinés par le régime nazi.

Dans ses nombreux déplacements en Europe et ailleurs, il tient toujours à rencontrer la communauté juive locale. Jean-Paul II ne veut pas qu’on s’imagine qu’il montrerait de l’intérêt seulement pour les juifs d’il y a 3000 ans, ou pour les juifs tragiquement disparus lors de la Shoah, il veut que les catholiques prennent en considération les juifs d’aujourd’hui.

A Mayence, en 1980, une petite phrase provoque des réactions, parce qu’elle rompt avec les perspectives habituelles. Dans un discours, JP II évoque l’alliance de Dieu avec Israël, comme « alliance jamais révoquée » où il montre son respect pour la vocation permanente d’Israël. Et lors de sa visite à la synagogue de Rome, en 1986, le pape répond aux paroles de bienvenue du grand rabbin Toaff : « Vous êtes nos frères aînés. Pour les chrétiens, la foi juive ne leur est pas extérieure, mais intérieure ».

Quelques années plus tard Jean-Paul II va poursuivre dans cette ligne en affirmant que l’eucharistie chrétienne elle-même est incompréhensible sans référence à l’alliance du Sinaï et sans la connaissance minimale de ce qui s’y est passé, et dans un rituel qui est sacrificiel, avec le rôle du sang.

En 1985, paraît un document romain qui traduit par son titre l’insuffisance de la prise de conscience qu’aurait dû générer Nostra Aetate dans l’Eglise et dans son fonctionnement sur le terrain des paroisses.

Ce titre est :

Notes pour une présentation correcte des Juifs et du judaïsme dans la prédication et la catéchèse.

Autrement dit : les prêtres et les catéchistes n’ont pas encore suffisamment su mettre en valeur la judéité de Jésus et la fraternité en alliance des chrétiens avec les juifs.

Les arguments sont cette fois plus musclés. Il y a six thèmes qui sont abordés :

  • enseignement religieux et prédication
  • rapports entre ancien et nouveau testaments
  • racines juives du christianisme
  • les juifs dans le nouveau testament
  • la liturgie
  • judaïsme et christianisme dans l’histoire

On réaffirme dans ce texte la nécessité pour les catholiques de prendre en compte sérieusement la dimension du judaïsme dans la catéchèse, puisque les deux visions religieuses sont liées dans leur identité même. De ce fait les juifs et le judaïsme doivent occuper une place centrale et non marginale ou occasionnelle dans la catéchèse et la prédication.

Le texte insiste sur le fait que cet enseignement positif sur le judaïsme auprès des jeunes et des adultes sera seul capable de déraciner l’antisémitisme dans les mentalités héritées du passé.

Il propose de reconnaître que si pour les chrétiens l’ancien testament a en quelque sorte valeur de préparation au nouveau, il a aussi sa valeur en soi pour les juifs, et qu’il faut le respecter comme tel.

Cette idée fera son chemin puisque la commission biblique pontificale va publier en 2001 « Le peuple juif et ses saintes Ecritures dans la Bible chrétienne » où il est admis de façon novatrice que les chrétiens s’intéressent de près à l’approche spécifiquement juive des livres de la Bible hébraïque dans leur étude de l’Ecriture.

Cette recommandation aurait été impensable dans la perspective antijudaïque des Pères de l’Eglise : ils estimaient que les juifs aveuglés avaient perdu le sens de l’Ecriture. Vous connaissez sans doute ces statues des cathédrales gothiques où deux femmes côte à côte représentent la Synagogue et l’Eglise : l’une les yeux bandés est le judaïsme, et l’autre les yeux ouverts le christianisme. On mesure donc à travers ce texte de 2001 la révolution théologique qui s’est réalisée depuis ces longues périodes discriminatoires facteurs d’incompréhension et de haine.

Autre partie essentielle de ce document des Notes pour une présentation correcte de 1985, c’est la réflexion sur Jésus et sa pleine appartenance à la religion juive. Il est rappelé avec force que ce n’est pas par accident que Jésus est juif. Il est né et mort juif.

D’où l’intérêt de la partie suivante du texte qui, à la lumière de cette évidence, analyse les clichés négatifs envers les juifs, présents dans le Nouveau Testament.

On en donne quelques explications d’ordre rédactionnel dans les évangiles :

Les relectures polémiques sont bien postérieures à Jésus. Il est à ce propos demandé de ne pas confondre les juifs de la fin du 1er siècle avec ceux d’aujourd’hui, au sens où la situation n’est pas semblable et les amalgames seraient pernicieux.

Le paragraphe sur la liturgie veut aider à mieux comprendre la liturgie chrétienne à la lumière de la liturgie juive. Les sources sont communes, on le voit dans l’eucharistie créée par Jésus à partir d’un rituel pascal juif, le seder, en ce qui concerne le mémorial, le zakhor, et les prières de bénédiction, les berakhot.

Enfin la partie finale aborde la question sensible du lien à la terre d’Israël. Le texte précise que l’attachement des juifs à la terre d’Israël plonge ses racines dans la tradition biblique elle-même. Concernant l’aspect plus politique, (cad le contentieux depuis 1948 suite au refus de la partie arabe), il renvoie aux dispositions du droit international. En 1993, 5 ans plus tard, le Saint-Siège reconnaîtra l’Etat d’Israël.

Nous pouvons en venir maintenant à l’enseignement du pape Jean Paul II en personne.

Son geste de prière au mur du Kottel, son recueillement à Yad Vashem sont des images qui parlent d’elles-mêmes et qui ont marqué les esprits. Elles ont manifesté qu’un changement était réellement intervenu dans les relations entre Eglise catholique et peuple juif. On le perçoit bien lorsque le pape affirme : « qui rencontre Jésus Christ rencontre le judaïsme ! » Ou lorsqu’il dit : « la rencontre entre le peuple de l’ancien testament  et celui du nouveau est en quelque sorte un dialogue interne entre la première et la deuxième partie de la Bible… »

Ce que Jean-Paul II a souhaité, c’est que chrétiens et juifs se rencontrent et puissent échanger en profondeur à partir de leur identité et de leur tradition respectives.

Il a également voulu clarifier pour les chrétiens comme pour les juifs la position théologique de l’Eglise qui refuse catégoriquement tout marcionisme, c'est-à-dire toute dévalorisation de l’ancien testament. Lors d’une assemblée plénière, JP II déclare : « Priver le Christ de son rapport à l’ancien testament, c’est le détacher de ses racines et vider son mystère de tout sens. Pour être significative, l’incarnation a besoin de s’enraciner dans des siècles de préparation. Autrement, le Christ aurait été un météore tombé accidentellement sur la terre et privé de tout lien avec l’histoire. »

Dans le contexte actuel d’inculturation mondiale où on a tendance à tout relativiser et à faire de l’interreligieux bon marché, cette remarque a son importance, pour savoir de quel lieu on parle lorsqu’on évoque l’enseignement de Jésus qui émane entièrement du judaïsme, puisque le projet de Jésus n’était pas de fonder une nouvelle religion, mais de développer un courant à l’intérieur de la sienne.

Au cours d’un colloque sur l’antijudaïsme chrétien à Rome en 1997, JP II va développer ces observations auprès de spécialistes, mais à destination du public chrétien.

Alliance et mission

Dans cet élan impulsé par le pape JP II, eurent lieu diverses rencontres de haut niveau entre juifs et chrétiens. Des sessions ont été organisées par le Congrès juif européen et le Vatican à Paris en 2001 et 2002. Une autre significative elle aussi a été organisée aux USA en 2002, sous l’égide du conseil épiscopal pour l’œcuménisme et du conseil national des synagogues, dont le thème était : « Alliance et mission ». C’est lors de ce colloque coprésidé par les autorités rabbiniques et les cardinaux qu’a été exprimé du côté catholique l’affirmation selon laquelle l’Eglise catholique n’a aucune intention de convertir les juifs. Pour la simple raison que la mission de l’Eglise consiste à faire découvrir le vrai Dieu aux personnes immergées dans le paganisme et que ce vrai Dieu est celui d’Israël, celui enseigné par Jésus Christ, le Dieu d’Abraham, de Moïse et des prophètes israélites. Ce qui veut dire que l’Eglise refuse d’appliquer aux juifs ce qui structure sa mission dans le monde païen. Il est affirmé dans le même document que les juifs ont tous les moyens de salut voulus par Dieu, puisque l’alliance est toujours vivante.

Cette position ne nie pas la différence de foi, mais elle nie l’antagonisme des siècles antérieurs et en refusant tout prosélytisme, elle rappelle avec humilité que c’est d’Israël que l’Eglise a reçu le contenu de sa foi, une foi dont elle assume l’interprétation qu’elle en fait, mais sans plus se permettre de l’imposer à qui que ce soit.

En 1998, Rome publie un texte spécialement dédié à la Shoah. La Shoah, nous nous souvenons. Cette lettre veut exprimer la repentance de l’Eglise pour les fautes et les compromissions directes ou indirectes de certains de ses membres dans l’extermination massive des juifs. Des analystes ont estimé que ce texte n’allait pas assez loin, mais on peut dire qu’il a eu le mérite de poser les bases d’une reconnaissance loyale de l’implication de l’antijudaïsme chrétien dans l’antisémitisme nazi.

Dernière référence de texte officiel, oecuménique cette fois, c’est la déclaration Charta Oecumenica signée par les représentants d’Eglises chrétiennes en Europe en 2001 et réactualisée en Suisse récemment encore. Le document invite les chrétiens au § 10 à vivre « en communion avec le judaïsme ».

En conclusion, il ne s’agit pas ici de donner une vision idyllique du rapprochement, puisque, si beaucoup a été fait, tout reste encore à poursuivre, mais il s’agit de montrer à travers ces documents officiels d’Eglise, la nouvelle dynamique théologique qui oriente les relations entre chrétiens et juifs.

Plus récemment, l’échange de messages entre Benoît XVI et la communauté juive après son élection, la visite du nouveau pape à la synagogue de Cologne, et son discours très engagé vers une fraternité dignement retrouvée, beaucoup de signaux indiquent que le cheminement judéo-chrétien ou christiano-juif poursuit ses étapes et que comme le disait un poète latino américain, le chemin n’existe qu’avec chaque pas que je pose l’un après l’autre.

L’horizon s’est enfin éclairé, à nous d’aller de l’avant en ouvrant toutes les voies possibles !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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