Publié par Rosaly le 30 janvier 2022

Quelle souffrance compte le plus ? Celle des enfants assassinés par des monstres, celle des bébés lors de l’avortement ou celle d’un tueur d’enfants au moment de son exécution ?

Sans surprise, toute l’empathie de la juge woke Sotomayor se déverse sur le tueur d’enfants.

Lorsque la Cour suprême se saisit de la dernière affaire d’avortement, la juge Sonia Sotomayor nia que les bébés dans l’utérus de leurs mères ressentaient la douleur.

« Il y a des actes spontanés de personnes dont le cerveau est mort. Donc je ne pense pas qu’une réponse d’un fœtus prouve nécessairement qu’il existe une sensation de douleur ou qu’il en ait conscience », avait froidement argumenté la « sage latina ».



Le fait que Mme Sotomayor nie qu’un bébé ressente de la douleur contraste fortement avec sa conviction profonde et passionnée selon laquelle les meurtriers d’enfants eux ressentent de la douleur lors de leur exécution.

Il y a quelques années, quand le cas de Billy Ray Irick arriva devant la Cour suprême, devinez qui fut sa plus grande fan, débordante de compassion envers cet ignoble individu, reconnu coupable d’avoir frappé, violé, puis assassiné une fillette de 7 ans ? La juge Sonia Sotomayor! Elle se battit furieusement, afin d’éviter à ce monstre les souffrances de l’exécution.

« Si la loi permet de procéder à cette exécution en dépit des horribles dernières minutes qu’Irick pourrait bien vivre, alors nous avons cessé d’être une nation civilisée et accepté la barbarie », avait-elle fulminé.

Qu’appelle-t-on « barbarie » ? Est-ce le meurtre d’une enfant battue, violée, puis horriblement assassinée ? Est-ce celui d’un bébé dans l’utérus de sa mère ? Est-ce l’exécution d’un tueur d’enfants ?

Une grande partie du capital politique et moral des démocrates a été consacrée à faire valoir que le meurtre d’enfants est une forme de libération, mais que l’exécution des meurtriers est une barbarie.

Le début et la fin de la vie restent un mystère. Nous ne pouvons pas vraiment savoir ce que ressent un bébé dans le ventre de sa mère ou ce qu’éprouve un homme dans les derniers instants de son existence. Il existe des histoires anecdotiques, des spéculations scientifiques et la sagesse religieuse reçue, mais en fin de compte, nous ne pouvons pas savoir.

Tout ce que nous pouvons faire, c’est croire, identifier et compatir. Et ces qualités définissent nos âmes.

Souvent décrite comme tyrannique, la philosophie juridique de Sotomayor, se définit par des reproches émotifs et des attaques ad hominem. Comme la plupart des gauchistes postmodernes, ses arguments sont généralement réductibles à l’acceptation ou au rejet de la douleur de quelqu’un en fonction de son degré d’oppression.

Dans sa défense de la discrimination positive, Sotomayor a soutenu que le traumatisme de l’aliénation raciale était si handicapant que l’égalité des droits devait être annulée en faveur de privilèges raciaux pour certains.

« La race est importante à cause des insultes, des ricanements, des jugements silencieux qui renforcent cette pensée la plus paralysante : Je n’ai pas ma place ici », a-t-elle déploré, évoquant sa propre douleur émotionnelle, dévastatrice.

Comme d’habitude, Sotomayor parlait d’elle-même. Même après sa nomination, elle déclarait d’avoir l’impression de ne pas appartenir à la Cour suprême. Des années plus tard, empruntant les mêmes fausses accusations de racisme et de discrimination qui avaient alimenté sa carrière, elle se plaignait de sa place à la Cour.

Ce sentiment d’aliénation, aussi émotionnellement convaincant pour Sotomayor qu’il l’est pour un adolescent gothique dans un magasin de la chaîne Hot Topic, est pourtant différent de la réalité qui fait d’elle l’une des femmes les plus puissantes du pays, mais il lui semble réel. Dans le verbiage postmoderne de la gauche de l’espace sécurisé, c’est « sa vérité ».

La vérité de la juge Sotomayor, comme celle de nombreux gauchistes, l’amène à ressentir la souffrance d’un monstre, sur le point d’être exécuté, qui a violé et assassiné une fillette de 7 ans, mais non à celle ressentie par sa petite victime ou à celle d’un bébé dans l’utérus d’une mère sur le point d’être « avorté ».

« Les conservateurs veulent que vous pensiez qu’un fœtus – un fœtus qui n’est pas viable, ce qui signifie qu’il ne peut pas exister en dehors de sa mère, qu’il ne peut pas vivre en dehors de l’utérus, a les mêmes, devrait avoir les mêmes droits légaux que les personnes noires adultes dans ce pays », fulmina Elie Mystal ( correspondant du magazine radical The Nation pour les questions de justice, couvrant les tribunaux, le système de justice pénale et la politique) lors d’un talk show animé par Joy Reid, sur la chaîne MSNBC.

Mystal et Reid ne pourraient pas exister par eux-mêmes en dehors du ventre nourricier de la discrimination positive, mais cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas le droit d’exister.

Même si l’avortement touche de manière disproportionnée les bébés noirs, Mystal soutient qu’il y a quelque chose de raciste à se soucier de la vie des bébés. Le jeu à somme nulle de l’intersectionnalité consiste à dicter quels droits passent en premier et dans quelle mesure. Tout comme la discrimination positive, l’intersectionnalité a réduit les droits civils à une compétition non pas pour l’égalité, mais pour la priorité.

Les gauchiste, à l’instar de Mystal, rejettent l’universalité des droits de la Constitution, car ils ne croient pas aux droits universels. Ils exigent le pouvoir pour leur propre groupe et pour les « alliés » envers lesquels ils peuvent éprouver de l’empathie.

Pour eux, comme pour Sotomayor, l’empathie est assimilée à l’aliénation, à un conflit entre le moi intérieur et le moi extérieur, au sentiment de jugement externe et d’ego intérieur qui équivaut à la culpabilité.

C’est pourquoi les gauchistes s’identifient si facilement aux criminels, les plus coupables de tous, et sont incapables de s’identifier aux bébés, les plus innocents de tous. Dans une morale qui se fonde sur le renversement du pouvoir, le pire devient le meilleur et le meilleur devient le pire. Si la culpabilité, comme le soutiennent les réformateurs de la justice pénale et le Projet 1619 ( ***) , est en réalité l’innocence de l’oppression, alors l’innocence doit être la culpabilité.

Et les bébés, qui veulent simplement vivre, sont les plus coupables, les plus racistes et les plus oppressifs de tous.

« J’ose croire qu’une sage femme latino, riche de ses expériences, puisse parvenir le plus souvent à une meilleure conclusion qu’un homme blanc qui n’a pas vécu cette vie », avait soutenu de manière tristement célèbre Sonia Sotomayor.

Nous voyons maintenant à quoi ressemblent les meilleures conclusions de Sotomayor. Et elles sont absolument horribles.

La « richesse » de l’expérience, en quelque sorte accessible à Sotomayor, mais non à quiconque d’un autre sexe, d’une autre ethnie ou d’une autre race (en particulier les hommes blancs), ne l’a pas conduite à la justice, mais à l’injustice.

En défendant le cas d’un tueur à gages, condamné à la peine de mort, Sotomayor a affirmé à tort que l’injection létale « pourrait s’avérer être notre expérience la plus cruelle à ce jour ». Dans le cas du meurtrier d’enfants Irick, elle a déliré sur le fait que « l’État du Tennessee était sur le point d’infliger plusieurs minutes de douleur « suppliciante » à un détenu sous sa garde. » Elle a supposé que le violeur et tueur d’enfants pouvait éprouver « des sensations de suffocation et de brûlure qui pourraient bien être l’équivalent chimique du bûcher. »

La juge Sotomayor imagine les moments de douleur éprouvés par le tueur d’enfants lors de son exécution et cela la rend malade. Par contre, elle ne s’interroge pas sur les « sensations » d’effroi, de douleur, de terreur, éprouvées par la petite victime de ce monstre, ni sur celles des bébés qui, selon les militants pro-avortement, peuvent être tués jusqu’à leur naissance! Et pourtant, l’avortement par la technique de dilatation et évacuation est une procédure brutale au cours de laquelle le bébé est déchiré par un forceps et extrait morceau par morceau. Le petit crâne est finalement écrasé et les parties sont vendues pour des expériences médicales.

La juge Sotomayor, qui peut parler de la douleur de l’aliénation ou de la souffrance d’un tueur d’enfants, ne semble éprouver aucun intérêt à envisager toute l’horreur vécue par sa petite victime, ni la souffrance d’un bébé déchiré morceau par morceau. Malgré les preuves scientifiques, elle insiste sur le fait qu’il n’existe aucune évidence que les bébés puissent réellement ressentir la douleur lors de l’avortement. Du moins, rien d’aussi intense que la douleur causée par l’aliénation due au sentiment qu’elle n’a pas sa place à la Cour. Je vous laisse apprécier la comparaison!

Selon la juge Sotomayor, la Cour suprême ne survivrait pas à la puanteur de l’annulation de l’arrêt Roe and Wade.** Et pourtant, elle a survécu à la puanteur de la présence de la juge woke. Elle a survécu à la puanteur de son plaidoyer pour les meurtriers tout en condamnant les bébés aux formes les plus cruelles de meurtre.

Exécuter un tueur d’enfants, a-t-elle affirmé, signifierait que « nous avons cessé d’être une nation civilisée et accepté la barbarie ». Que signifie le fait que nous passions des décennies à nous disputer sur la vie d’un tueur d’enfants tout en rejetant le massacre annuel de bébés comme le prix de la justice sociale ?

Au cœur de ce débat, comme de tant d’autres, se trouve la question de savoir ce que barbarie et civilisation signifient réellement. La juge Sotomayor a exposé sa définition. Elle ne doit pas être rejetée à la légère, car il s’agit d’une idée païenne que certains, parmi les Grecs anciens, auraient encore mieux défendue.

Si nous n’affirmons pas notre propre vision morale de la civilisation, nous continuerons à nous enfoncer dans une société barbare de gauche qui insiste sur le fait qu’elle est civilisée parce qu’elle tue les bébés et épargne les tueurs.

[**« Roe v. Wade » Cet arrêt fut promulgué par la Cour Suprême en 1973. Elle autorise l’avortement dans tous les Etats sous prétexte du droit des femmes à la vie privée. De nombreux Etats, choqués par cet arrêt, adoptèrent des lois visant à limiter le nombre de meurtres de bébés à naître. L’une de ces lois est appelée « heartbeats bill » qui interdit l’avortement, dès que les battements de coeur du bébé à naître sont détectés, soit après environ six-sept semaines de grossesse. L’arrêt Roe v.Wade incita catholiques et protestants évangéliques à s’unir en une force politique, cette même force qui d’abord élut Ronald Reagan, puis Donald Trump.» ]

https://www.dreuz.info › 2020 › 11 › leveque-de-knoxville-tennessee-a-exhorte-les-catholi

[*** Le projet 1619 est un projet controversé de révisionnisme historique développé par Nikole Hannah-Jones, en collaboration avec des auteurs du New York Times et du New York Times Magazine, visant à recadrer l’histoire du pays en plaçant les conséquences de l’esclavage et les contributions des Noirs américains au centre même du récit national des États-Unis. Il interprète l’histoire américaine exclusivement du point de vue de la race et des conflits raciaux. Projet 1619 a été fortement contesté par 5 éminents historiens américains pour falsification de l’histoire des USA.

La réécriture de l’histoire des peuples occidentaux et d’Israël par les musulmans à la lumière obscure de l’islam n’est plus le seul apanage des Arabo-musulmans, les Afro-Américains entrent en lice dans la course à la falsification de l’Histoire de nos pays trop blancs et s’approprient de notre patrimoine culturel, historique, spirituel et scientifique. Pour faire simple: les Blancs n’ont rien inventé, ils ont seulement bénéficié de l’apport des civilisations arabo-musulmane et africaine. Ils ne sont que la représentation du Mal.]

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

Source : « Whose Pain Matters – Babies or Child Murderers ? » by D. Greenfield (FrontPage Mag)

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