Publié par Magali Marc le 12 février 2022

Depuis le 15 janvier, le gouvernement fédéral exige que les camionneurs canadiens soient complètement vaccinés s’ils veulent éviter une quarantaine de 14 jours lorsqu’ils reviennent des États-Unis. Les manifestants du «Convoi de la liberté» demandent que soit mis fin aux restrictions sanitaires. La grande majorité des camionneurs est vaccinée, mais ils s’opposent au mandat de vaccination pour les voyages internationaux, parce qu’ils estiment que la plupart des camionneurs passent une grande partie de leur temps de travail seuls et ne présentent pas de risque significatif de transmission du coronavirus. Les organisateurs du Convoi avaient mis en place un site de collecte de fonds sur la plateforme de socio-financement GoFundMe pour payer le carburant, la nourriture et le logement des camionneurs contestataires. Il avait atteint 10 millions de dollars de dons lorsque GoFundMe a décidé d’y bloquer l’accès. La plateforme GiveSendGo a pris la relève.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Bonchie, paru sur le site de RedState, le 11 février.

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GiveSendGo dit aux autorités canadiennes de mettre leur ordre d’arrêter les dons au «Convoi de la liberté» là où le soleil ne brille pas

Comme RedState l’a rapporté hier, le gouvernement de l’Ontario a obtenu un ordre d’un juge interdisant les dons via GiveSendGo au «Freedom Convoy» du Canada. Cette décision fait suite à la fermeture par GoFundMe d’une collecte de fonds destinée à soutenir cet effort, obligeant les donateurs à se tourner vers une autre plateforme.

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Mais, Ô surprise, GiveSendGo, un site de collecte de fonds chrétien (situé aux États-Unis), a répondu de la bonne façon. Au lieu de se plier aux diktats des autorités, il a dit à ces fonctionnaires canadiens ce qu’ils peuvent faire de leur ordre.
Sans tenter d’analyser tous les tenants et aboutissants juridiques, l’idée qu’un ordre émanant d’une province canadienne puisse criminaliser universellement les dons envoyés à un site basé aux États-Unis n’a jamais eu de sens.

Peut-être que les fonctionnaires de l’Ontario pourraient s’en prendre aux donateurs individuels de leur juridiction, mais même cela semble peu probable. En fait, les aspects pratiques de cette mesure sont plutôt préjudiciables à l’ordre du gouvernement.

Je doute fort que l’Ontario ait les ressources nécessaires pour surveiller chaque personne qui fait un don à GiveSendGo, et vous pouvez parier que l’entreprise ne va pas donner ces informations volontairement.

En fin de compte, cette manœuvre apparaît comme une tentative faible et désespérée d’arrêter un mouvement qui ne fait que gagner en puissance.

Comme je l’ai dit dans un article précédent concernant cet ordre, si les fonctionnaires de l’Ontario veulent jouer les durs, ils devraient faire sortir physiquement les camionneurs et dégager les routes.

Pour en revenir à GiveSendGo, le fait de se lever et de dire qu’ils ne respecteront pas l’ordonnance et qu’ils ne cesseront pas de distribuer des dons aux camionneurs est sans équivoque la bonne décision.

S’agissant d’une question de liberté individuelle, il est important que les entreprises ne se soumettent pas à des édits tyranniques sans se battre.

En outre, il est presque certain que GiveSendGo bénéficiera d’un avantage financier en améliorant son profil et en obtenant davantage de contrats à l’avenir.

Cependant, je ne m’attends pas à ce que ce soit le dernier mot. La question est de savoir ce que les États-Unis vont faire. Il est tout à fait possible que Joe Biden et ses acolytes bureaucrates s’impliquent afin d’empêcher GiveSendGo de fonctionner. Si cela se produit, les choses se compliqueront considérablement. Néanmoins, je crois qu’il s’agit d’un combat que le Freedom Convoy, ses donateurs et GiveSendGo sont prêts à mener jusqu’au bout.

En fin de compte, le gouvernement canadien devrait être obligé d’utiliser la force pour mettre fin aux manifestations des camionneurs. Si c’est un risque qu’il veut prendre, politiquement ou autrement, qu’il le prenne. Mais en aucun cas, il ne faut lui permettre de s’en sortir facilement, c’est ce à quoi servirait cet ordre du juge ontarien.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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