Publié par Mauricette le 22 février 2022

Source : Lematin

Interpellé en décembre par la parlementaire Isabelle Moret sur les risques encourus par les promeneurs solitaires et les enfants en cas de rencontre avec le prédateur, Berne vient de répondre. Et il se veut rassurant.



« Quelle est la dangerosité d’une meute de loups pour un promeneur seul ou des enfants, en particulier la nuit ? » C’est la question qu’a posée en décembre dernier la conseillère nationale Isabelle Moret (VD/PLR) au Conseil fédéral. Son intervention faisait suite à l’apparition d’une troupe de prédateurs aux alentours du col du Marchairuz l’année dernière. Le loup a depuis également été aperçu dans la campagne genevoise en pleine journée ainsi que près des habitations au Locle.

Dans sa réponse, le Conseil fédéral explique d’abord que le loup ne représente guère de danger pour l’être humain, ni durant la journée, ni au crépuscule, ni durant la nuit. « Il a une crainte naturelle de l’être humain, et ce dernier ne figure pas à son menu », explique-t-il. Aucune situation dangereuse n’a été observée en Suisse ces trente dernières années ainsi que dans les pays voisins, selon lui.

Le Plan Loup pour tirer l’animal

Il se peut toutefois qu’une meute de loups s’habitue à la présence humaine sur son territoire et que la crainte naturelle de l’animal finisse par disparaître. Si, durant la journée, des loups pénètrent dans une zone habitée, qu’ils s’approchent de personnes ou de chiens de compagnie et qu’ils ne se laissent que difficilement effaroucher, alors le Plan Loup prévoit des tirs au sein de la meute, explique-t-il.

Isabelle Moret interrogeait aussi Berne sur le bon comportement à adopter en cas de rencontre avec le prédateur. Le Conseil fédéral explique que si les loups n’ont pas remarqué la présence de personnes, ces dernières doivent se manifester en faisant du bruit, par exemple en criant ou en tapant dans les mains. « Dans une telle situation, les chiens doivent être tenus en laisse ou du moins gardés sous contrôle », précise toutefois le gouvernement.

Faire du bruit

Quant aux enfants qui fêtent leur anniversaire sur les pistes de luge la nuit au col du Marchairuz, ils ne risquent rien, assure Berne. « Étant donné que ce type d’activités génère du bruit, les animaux sauvages, y compris le loup, se tiennent à distance », estime le gouvernement.

Pour rappel, l’analyse de vulnérabilité des alpages vaudois commandée par le Canton de Vaud a livré ses premiers résultats jeudi dernier. Selon ceux-ci, sur les 1049 alpages vaudois, 15% peuvent être considérés comme vulnérables. Et dans le périmètre de la zone sud du Jura – massif de la Dôle-Vallorbe –, leur proportion s’élève à 25%, selon le Canton.

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